26/03/2013
Femmes: butins de guerres

20h : UNE FEMME À BERLIN
Une jeune berlinoise, anonyme, rédige son journal, du 20 avril au 22 juin 1945.
Les soviétiques sont aux portes de Berlin et s'emparent des femmes allemandes comme d'un butin de guerre.
Un témoignage précis, poignant, sarcastique, qui permet à son auteur de ne pas sombrer dans la folie.
Une première édition en 1954 fait scandale. Son auteur refuse alors de nouvelles publications jusqu'à sa mort.
«Une femme à Berlin» tombe dans l'oubli. En 1968, les étudiants allemands font circuler des photocopies du récit qui recréent la polémique.
Ce n'est qu'en 2003 que l'identité de l'auteure, Marta Hillers, journaliste, sera enfin dévoilée et que son récit sera à nouveau publié.
Avec : Monica Budde, Véronique Montel, Stéphane Chapuis (bandonéon)
Adaptation du texte de Marta Hillers: Véronique Montel
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21/03/2012
Ciao, Papà !
« Ciao, papà ! » une pièce de Domenico Carli, où il est question de voyage, de jeunesse, de réminiscence. Un nectar d’ambroisie, que les roues d’un train en partance pour l’Italie vont libérer au fur et à mesure du trajet.
Deux personnages vont se rapprocher, le temps d’un voyage, et se parler. Laura et Riccardo ont une histoire qui s’est entrecroisée, un jour… En découpage, le fil de la mémoire de l’un et les nœuds au ventre de l’autre. Fuir, toujours. Mourir en laissant des empreintes un peu partout. Le père de Laura est un politicien, assassiné par la mafia. Une image paternelle fantomatique, qui resurgit à tout instant, et dans chaque gare.
Le train et sa petite musique : é pericoloso sporgersi !
Vide ou voie, il est périlleux de s’y pencher. Le paysage mordille l’avenir, comme le bout d’un stylo. On est obnubilés, par la vitre. Un peu de buée sur le présent, et l’envie monte comme à dix ans d’y tracer des signes ou n’importe quoi. Des visages se confondent, ou plutôt leur reflet. Voyager ou revoir, la « pellicule bleue »* du film de la vie.
Et l’homme, dans tout ça ?
Riccardo, c’est l’acteur… L’homme qui va fouiller dans son passé pour épaissir ses rôles. Laura lui demandera l’impossible, qu’il rejoue le personnage de son père, hors caméra et juste pour elle. Il accepte, la performance peut commencer. L’œil de Laura est en quête de reconstruction, il assistera à la dernière séance avec émotion.
Ecrire… en prenant le pouls de la vie
Tout mettre en boîtes, en cartons, en bobines ou en toiles, sauf ça… le ressenti instantané, impromptu, inoxydable que l’artiste cherche à nous adresser. A l’instar du travail de Jacques Monory, la pièce de Domenico Carli présente de multiples strates, un ensemble de lectures variées. Décrypter avec maestria la cruauté d’un monde, défiguré par la corruption et la violence. Dialoguer, avec les vivants et les morts. Aimer… épilogue théâtral et quelquefois, réalité.
Du blues dans les wagons… Un texte de Domenico Carli, une mise en scène d’Anne-Cécile Moser, et deux comédiens-voyageurs que l’on s’empresse d’applaudir, juste avant d’attraper le Paris-Genève-Vintimille.
Ophélie Grevet ©
*Bernard Lamarche-Vadel, Jacques Monory « Eloge de l’apathie », la Gazette Médicale de France n°30, 4/10/1974

Ciao, Papà ! de Domenico Carli
Du 15 mars au 1er avril 2012
Mise en scène : Anne-Cécile Moser
Comédiens : Shin Iglesias et Marco Facchino
Scénographie : Elissa Bier
Musique : Stéphane Vecchione
Lumière : Jean-Marie Bosshard
Vidéo : Brian Tomay
Construction : Claude Rueger
Construction, régie et accessoires : Hervé Jabveneau
Régie son/lumières : Guillaume Gex
Graphisme : Baptiste Cochard
au Pulloff Théâtres
rue de l'Industrie 10
1005 Lausanne
021 311 44 22
réservations 021 311 44 22
ou par formulaire
Durée du spectacle : 1h30
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14/03/2012
à en crever...
Un lieu underground, le Kibelé, et une rencontre…
« A en crever » est un texte écrit et porté par une jeune comédienne Céline Laudet. La destinée de quatre femmes, racontant par le menu l’instant fatal. Point commun entre ces quatre femmes, elles ont zigouillé leur mari. A bout de nerfs, par jalousie ou légitime défense ? La réponse est au théâtre. Se justifier, en détaillant le drame. Cuisiner sa vie à rebours, et se brûler les doigts. Raconter, comment la vie s’est mise à clocher. Chaque monologue de Céline nous plonge dans les bas-fonds de la nature humaine, ses contradictions ou ses souffrances.
Loin des grandes scènes parisiennes, on a parfois la chance de découvrir une artiste talentueuse. Une flamme dans les yeux, qui laisse rêveur… On songe à Maria Casarès, à son regard lumineux de vie et d’amour. Une belle articulation entre féminité et sauvagerie, diction et travail scénique étant au rendez-vous. Un exercice courageux, que Céline Laudet offre à son public, et du bonheur… du bonheur de la voir jouer.
Tourbillons, asphodèles, brindilles à embraser, apostrophe en chair de poule… Disons, à en crever, amis spectateurs, d’aimer le théâtre autant que cela. Ou plus simplement, un joli frisson à partager.
Ophélie Grevet©
SUIVEZ LE GUIDE….
« à en crever »
Un spectacle écrit et interprété par Céline Laudet
Mise en scène : Marie Bringuier
Musique : Nicolas Strohl
-LES DATES :
Lundi 19 mars 2012
Mardi 3 avril 2012
-ET L’HEURE ITOU : 21h30
-SANS OUBLIER LE LIEU :
Au Kibelé : 12 rue de l’Echiquier - Paris 75010 - Entrée Libre
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