<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>Kritiks - psychiatrie</title> <description>Kritiks : le mag de toutes les critiques, notes de lecture(s), et autres friandises</description> <link>http://kritiks.blogspirit.com/psychiatrie/</link> <lastBuildDate>Wed, 23 Jul 2008 22:15:56 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://kritiks.blogspirit.com/archive/2005/08/01/delires.html</guid> <title>Délires</title> <link>http://kritiks.blogspirit.com/archive/2005/08/01/delires.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (B)</author>   <category>Psychiatrie</category>   <pubDate>Mon,  1 Aug 2005 20:00:30 +0200</pubDate> <description> &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;Thierry Trémine&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;&lt;i&gt;Délires et modèles. Etudes de psychiatrie&lt;/i&gt;, éd.&lt;/b&gt; &lt;b&gt;L’Harmattan, coll. «&amp;nbsp;Psychanalyse et civilisation&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Si profane que soit l’étymologie en matière de psychopathologie moderne, elle n’en conserve pas au moins un sens profond en ce qui concerne le délire : le latin &lt;i&gt;delirium&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;delirare&lt;/i&gt;, signifie proprement «sortir du sillon». La terre évoque le réel et ses contraintes, le labour énonce le travail efficace et socialisé. S’en écarter, c’est délirer, le délire offre aussi l’acception de rêve d’enthousiasme, d’exaltation.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Depuis qu’il est des hommes, il y en a qui pensent, d’autres qui délirent. Le délire prête ses traits à cette image de la folie qui hante peu ou prou la littérature de tous les temps, les arts plastiques, aujourd’hui les films, et traduit l’angoisse profonde de l’homme et sa fragile humanité. L’amour, la folie, la mort polarisent les désirs et les peurs.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;La notion même de délire s’est progressivement et difficilement dégagée de la métaphysique de l’erreur et de la morale du péché au cours de l’évolution des idées, des mœurs et des sciences. Ici Thierry Trémine nous montre son développement depuis des siècles : c’est-à-dire son changement de modèle(s). De la phrénitis d’Hippocrate à la schizophrénie de Bleuler, l’histoire de la psychiatrie porte jusqu’à nous, sans l’avoir résolu, le problème essentiel du délire, défini comme objet d’étude scientifique à partir du XIXe siècle. La spécificité de la psychiatrie tient pour une grande part à l’originalité des phénomènes délirants, lesquels se posent plus largement comme faits anthropologiques. Personne et personnalité, avec leur système de relation au monde, se trouvent intimement mises en cause. Le fait du délire, objet de scandale pour la raison et pour l’ordre social, engage en réalité les positions doctrinales psychologiques, sociologiques, politiques et philosophiques. Dans cet ouvrage, il s’agit de traiter le point de vue psychopathologique et clinique. Les analyses des mécanismes, ou rouages, des systèmes délirants révèlent la constitution des modèles psychiatriques, dans leurs aspects rhétoriques, leurs contradictions apparentes et parfois leur cohérence.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Quels que soient la cause, le déterminisme et la structure des délires, certains traits communs les caractérisent, qui spécifient une catégorie de phénomènes dans l’ensemble des troubles psychiques : un homme ne reconnaît plus son entourage, a peur des serpents, s’agite et fuit par la fenêtre au lieu de prendre la porte ; tel autre, calme, digne, parle avec une lenteur condescendante à ses peuples réunis dont il se dit l’empereur et s’affirme également le vicaire du Christ. Tous les deux sont délirants. La personnalité du malade se trouve, dans les deux cas, et dans d’autres encore, altérée dans sa manière d’être et dans sa relation au monde, d’où rupture significative.&lt;br /&gt; Parler de structures délirantes ne signifie pas, pour «ces cas de délires», qu’une espèce de forme &lt;i&gt;sui generis&lt;/i&gt; habite ou parasite la personnalité, comme un ver dans un fruit. Par là il faut entendre que la personnalité elle-même, en particulier le moi, se trouve submergée par une certaine dynamique affective, et tend à s’organiser ou à se réorganiser selon une structuration nouvelle, en l’occurrence délirante, à la fois déficiente, reconstructrice et compensatoire.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Réfléchir sur «le délire» c’est chercher à concevoir un processus évolutif à substratum organique, à efflorescence psychologique avec tout l’aspect significatif et symbolique tenant à l’organisation existentielle de la personnalité, ce qui introduit nécessairement les actions et réactions sociales.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;i&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;SB.&lt;/font&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; </description>  </item>  </channel> </rss> 