09.11.2007
Christiane Berthelet Lorelle, de l’un à l’autre...
Christiane Berthelet Lorelle est psychanalyste d'orientation lacanienne. Elle vit à Paris. Psychologue clinicienne et psychomotricienne de formation initiale, elle s'intéresse depuis de longues années à la philosophie et à la pratique du yoga. Ses précédents ouvrages (notamment La sagesse du désir. Yoga et Psychanalyse) ont déjà subi les foudres de l’école lacanienne. Elle fait à nouveau converger le corps et la parole. une double lecture du corps et de la parole, à vingt-cinq siècles de distance, les dits de Patañjali et de Freud, la notion indienne de prâna, c’est-à-dire d’énergie vitale, rejoignant le concept de pulsion. En effet, la cartographie indienne du corps — établie à partir d’une physiologie mystique ne s’étayant par sur une phénoménologie, mais sur une métaphysique et une discipline de vie (Tara Michaël, Corps subtil et corps causal, 1979) impliquant l’étude de soi et de son propre mystère (Svâdhayâya) — croise, malgré les différences doctrinales, la cause freudienne, lieu de mise en élan, de réel, impossible.À nouveau, il ne s’agit pas de remplacer le yoga par la psychanalyse ou l’inversIl nous faut prendre le temps de ces deux pratiques. Le temps d'un retour sur soi nécessaire. Un éclairage sur nos envies, nos détresses, nos noeuds... De l’un à l’autre est, avant tout, un livre plus intimiste. Christiane Berthelet Lorelle nous livre son histoire. Détail de ses appréhensions, de son travail sur son corps, ses blocages. Puis acheminement à la parole. Cependant de l'un à l'autre est aussi un livre plus universel qui pose que ces deux pratiques sont toutes deux animées par une éthique de l'altérité, exigeante certes, mais que nous devrions pouvoir inscrire dans nos gestes les plus quotidiens.
Léa Renoir
Christiane Berthelet Lorelle, de l’un à l’autre, spiritualité du yoga et psychanalyse, éd. Liber, coll. « Voix psychanalytiques », 2007, 145 pages. 22,50€
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04.02.2007
Les limites du consentement
Qui est en mesure, dans les instances de l’État, de connaître ce qu’est un tort et d’en déterminer la gravité ? Comment sait-on que l’on consent et que cette action sera bonne pour soi, ou pour les autres ?
Les comportements à risques ne feraient l’objet d’aucune observation s’ils ne relevaient que d’une bien-pensance moraliste. C’est pourquoi le consentement ne gouverne pas une action immédiatement légitime.
En questionnant la médecine et la sexualité, l’essayiste s’intéresse aux étapes expérimentales et formatrices de l’être humain, des valeurs et des règles qui régissent des domaines fondateurs. Elle rappelle que « tout être humain a vocation à penser par soi-même » (Kant) et qu’« il n’y a pas de raison pour que toute existence humaine doive se construire sur un modèle unique ou un petit nombre de modèles seulement » (Stuart Mill).
Actuellement, des mouvements réclament le droit pour l’individu de se réapproprier sa mort. Que la vie soit mortelle fait partie de son essence et d’une indissociable ambivalence. Bien mourir, concevoir les conditions de sa mort sont des droits pour tout être humain quelles que soient sa condition sociale, ses convictions religieuses, chacun ayant droit à être reconnu comme sujet de sa mort. Derrière cette demande, comme dans l’euthanasie, il faut écouter une souffrance qui n’a pas les mots pour le dire. Par ailleurs, Françoise Dolto estimait que demander la mort est l’effet d’une communication manquée et déçue. Faut-il raisonnablement réclamer l’hospitalisation d’un suicidaire qui consent à mettre fin à ses jours ? D’un alcoolique qui, une fois dehors, reprendra le premier verre ?
Mais pourquoi ne pas considérer que les prostituées sont consentantes ? L’auteure interpelle directement Marcela Iacub, Catherine Millet, Catherine Robbe-Grillet, qui estiment que ces femmes « ont choisi ce qu’elles considèrent comme un authentique métier », qu’elles sont libres de s’autodéterminer. Un métier comme un autre ? Donc encadré par l’État et à faire promouvoir par l’ANPE ? L’auteure a rencontré des péripatéticiennes qui toutes s’insurgent contre la banalisation de la prostitution. Dans la vente et l’achat d’un acte sexuel, le corps consenti et consentant est absent. Dès que l’on sacralise le consentement, tout devient légitime, même le meurtre, l’oppression ou les violences liées à des pratiques sadomasochistes. Depuis Platon, la philosophie a réfléchi sur le consentement. Mais qu’en est-il aujourd’hui de l’autonomie, du respect de soi, si personne n’en a ni souvenir, ni apprentissage ?
Dire « je » est le travail d’une vie entière et quand il y a un « je », il y a un désir qui l’a encensé.
Virginie Gatti
Michela Marzano, Je consens, donc je suis... Éditions PUF, 2006 (258 pages. 15 euros).
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11.09.2005
Le témoin interne
Jean-François Chiantaretto Le Témoin interne. La force de résister, édition Aubier, collection « la psychanalyse prise au mot », 179 pages, 19 euros.
Avec les figures d’Anne Frank, Claude Vigée, Hamadou Hampâté Bâ et Primo Levi, le psychanalyste Jean-François Chiantaretto reconsidère les lois du témoignage à travers l’écriture de soi.
Les recherches de Jean-François Chiantaretto, qui ont pour titre « le Témoin interne. La force de résister », s’intéressent à une jeune fille, qui ne sait pas encore qu’elle va connaître les camps d’anéantissement et mourir en 1945 à Bergen-Belsen, elles se concluent par un écrivain, qui emprisonné à Auschwitz, en reviendra. La première est Anne Frank. Le second cité est Primo Levi. Ce qui les réunit aux côtés de Claude Vigée et d’Amadou Hampâté Bâ, c’est au-delà de l’écriture la restitution par l’écriture intime de l’expérience vécue ou dans le cas d’Hampâté Bâ redonner -contre l’oubli et l’effacement- une place écrite aux traditions orales du peuple peul.
Le journal d’Anne Frank pourrait tenir lieu d’objet transitionnel. Il vient combler une absence, il devient d’abord le destinataire idéal et bienveillant à qui elle pourrait se confier. Ce document configure le lieu même où il s’écrit : dans la clandestinité (pour échapper aux nazis), et l’intimité des propos de la jeune diariste, qui n’ayant « pas d’amie », trouvera en Kitty, sa confidente fictionnelle. Commencé le 16 juin 1942, elle donnera une deuxième version de son journal de mai à juillet 1944. Entre ces deux périodes, un avant et un après. La jeune fille est en pleine période pubertaire et son journal suit les bouleversements du corps et les remises en question de son auteure sur son écriture. Les conditions dans lesquelles elle écrit vont accélérer la désidéalisation de l’image parentale et réveiller la première blessure narcissique (la non-permanence de la mère). Cette auto-analyse, cette auto-investigation, ce regard sur soi en train de changer, révèle la nostalgie de la petite fille qu’elle ne sera plus -la perte de l’enfance- et la femme qu’elle était sur le point de devenir mais que son arrestation brisera en plein vol. Si Primo Levi a prétendu être né à l’écriture avec Auschwitz, Anne Frank se destinait à être écrivaine. Femme inachevée, écrivaine inachevée, son journal a valeur universelle, celle d’une expérience de soi en cours de changement pubertaire.
Né en 1921 de parents juifs alsaciens, Claude Vigée fuit le nazisme et se réfugie aux Etats-Unis en 1942. L’arrachement à la terre d’origine, son enfance et son adolescence sont décrits dans « Un panier de houblon », « la Lune d’hiver » prendra la suite de 1939 jusqu’à son installation à Jérusalem en 1960. Pour l’écrivain la publication au « Journal officiel » du statut des juifs en 1940 va marquer l’écroulement d’un monde et une rupture irréparable. Il va continuellement interpréter sa vie à la lumière du judaïsme, mais pour lui, l’écriture de soi, c’est aussi recueillir les témoignages des autres sur soi : « Accueillant en moi les récits bizarres de mes anciens, j’ai capté leur propre enfance qui remontait vers la mienne. » Ecrire est pour lui un acte pour devenir et exister. Un rempart contre la mort.
C’est aussi en témoin qu’Amadou Hampâté Bâ écrit mais son geste est de l’ordre du legs. Parce que pour l’ensemble des sociétés occidentales le temps du répit n’existe plus, l’écrivain demande de repenser la notion de sincérité. Il a appris à écouter raconter l’histoire de sa famille ; c’est la mémoire transmise qui lui sert lieu d’écriture, il n’a qu’à l’écrire pour la restituer, elle est déjà écrite dans sa mémoire. La main qui écrit éveille ses souvenirs mais contrairement à l’autobiographie, qui n’est qu’une réplique narcissique et figée, Hampâté Bâ se fait le transmetteur du langage à l’écrit, le passeur d’une relation verbale à un support écrit dans la langue du colon, à savoir le français, une matière visible défiant le mensonge pour les générations futures.
Avec Primo Levi « la Figure du témoin survivant » se pose la question : comment considérer le témoin comme le garant de son témoignage lorsqu’il témoigne de l’impensable et la place de la Shoah dans l’Histoire est au cœur de ce questionnement. Des témoignages que les nazis par leur entreprise de destruction ont voulu anéantir. « Primo Levi n’a cessé d’interroger la légitimité et l’authenticité de son témoignage en tant que survivant hanté par la figure du « musulman » (Musulmann) nom par lequel les déportés désignaient eux-mêmes ceux qui se résignaient », écrit Jean-François Chiantaretto. C’est d’un traumatisme en héritage dont il s’agit. Comment avouer l’inimaginable. L’écriture de soi sera pour Primo Levi le moyen -momentané, à un instant donné, celui de l’enfermement des camps- pour tenir debout. Une fois libéré, racontant son expérience auprès des siens, il s’est senti disqualifié comme de l’ordre d’une incompréhension existentielle. A la fin de cet ouvrage qui reconsidère les lois et les motifs du témoignage à travers l’écriture de soi, Jean-François Chiantaretto évoque Hurbinek, âgé de trois ans, l’enfant sans nom, ni mère. Primo Levi devient son mandataire, il lui offre en écrivant « la Trêve », une place parmi les hommes et la condition d’être humain. Place que les nazis lui avaient niée. Il meurt au début de l’année 1945. L’enfant Hurbinek existe puisque Primo Levi l’a rencontré, a vécu auprès de lui et rendu compte par écrit d’un petit corps meurtri qui réussira à dire un seul mot et qui tentait de survivre. Primo Levi lui a donné la parole.
Virginie Gatti
20:20 Publié dans Psychanalyse | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Essais et débats
06.08.2005
Les Noms-du-Père
Ce texte est un véritable succès ! Une recherche tellement nécessaire. Nous parlons tous du « Père », pourtant le « père » n’a pas d’évidence naturelle. Qu’est-ce qu’être père ? C’est quoi la paternité ? D’où vient la fonction du Père ? Et comment se fait que Lacan utilise le pluriel « les Noms-du-Père » ? Cette publication est d’une grande richesse. Elle rend accessible le cœur de la grande théorie sur la différence entre le signifiant et le signifié de Lacan.
SB.
21:10 Publié dans Psychanalyse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Essais et débats
02.08.2005
Drogues
Il est un fait sur lequel tout le monde semble s’accorder : certaines personnes absorbent ou s’injectent des substances qui sont dangereuses autant pour ceux qui les utilisent que pour les autres. Et pourtant que savons-nous des drogues, de leurs dangers ? En parler sans y avoir «goûter» est-ce possible ?
La drogue comme sujet, mais aussi objet, relève des grandes tentations de l’humanité. Alors tenter de répondre à 100 questions que tout le monde se pose, relève du miracle, de l’art divinatoire ou bien d’une explication générique sur les dangers, les usages, les peurs de la drogue. Pascal Le Rest relève ce défi ! Proche du quotidien il apporte des réponses simples, car finalement pour un adolescent des choix multiples se posent : fumer une cigarette, faire du VTT, prendre des drogues dures ou non. Même si les champs culturels et éducatifs entrent en compte face au choix, il n’en demeure pas moins vrai que faire du VTT relève aussi d’une dépendance. Il faut donc apprendre à écouter ce qui motive le choix. D’autres cas ici sont abordés, comme celui d’un adulte face à un adolescent qui fume un joint. Comment réagir ? Avons-nous connaissance des effets ?
Pascal Le Rest offre ici une part de son vécu comme responsable de prévention en alcoologie et en toxicomanie. Il apporte une forme de prévention éducative en répondant à des questions auxquelles les parents se trouvent confrontés. Le recadrage de la notion de dépendance est une des clefs de cet ouvrage. A lire, à mettre dans les mains des petits et des grands, sans modération!
SB.
01:00 Publié dans Psychanalyse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Essais et débats
01.08.2005
Violence(s)
Comme agressivité et combativité, la violence est au principe des actions humaines individuelles ou collectives. Comme destructivité, elle menace continuellement la stabilité des relations des hommes entre eux, que ce soit en politique intérieure ou politique extérieure. En tous ces sens, elle est, avec des modulations différentes, une caractéristique constante de notre développement.
Aujourd’hui, elle pose de nouveaux problèmes, tant par son augmentation et l’importance des moyens qui lui sont consacrés que par la conscience nouvelle que les sociétés en prennent. Ce qui avait été une fatalité de la vie et de l’histoire semble devenir un défi. Pour pascal Le Rest, il s’agit dévaluer ce défi, sous tous ses aspects, en un domaine où les craintes comme les espoirs faussent le jugement. Il s’agit aussi de voir si, à une violence d’une importance inégalée, ne correspondent pas, en même temps, des aptitudes nouvelles à aborder des problèmes qu’elle suscite et à les traiter.
Dans ce souci, ce livre s’adresse d’abord aux parents, éducateurs, enseignants qui subissent aujourd’hui une certaine forme de violence. Il s’agit de comprendre ce qui pousse à la violence mais aussi de trouver un moyen, un lieu, de la canaliser et/ou de l’anticiper. L’analyse de cas détaillés offrent une possibilité de compréhension de cette violence, et du risque qu’elle fait courir non seulement à celui qui se trouve agressé mais aussi à l’agresseur. Pascal Le Rest cherche ainsi à apporter une aide pratique à l’adolescent afin qu’il intègre progressivement, dans ses limites corporelles et psychiques, sociales et culturelles, la maîtrise de ses pulsions naturelles.
SB.
20:05 Publié dans Psychanalyse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Essais et débats
Manger beaucoup...
Giorgio Nardone, Tiziana Verbitz, Roberta Milanese, Manger beaucoup, à la folie, pas du tout, éd. Seuil, coll. « couleur psy », 2004, 360 pages. 21€
Que faire quand on est confronté à une anorexique, un boulimique, ou une personne atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre répond, à cette question, en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. L'originalité de sa démarche tient surtout au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, il convient de provoquer un changement pour comprendre le symptôme. La démarche traditionnelle se trouve ainsi inversée (c’est ce qu’explique fort bien les premiers chapitres consacrés au diagnostique). L’un des intérêts immense de cet ouvrage réside dans les nombreux récits cliniques qui illustrent le propos, ainsi que la mention et l'étude des résultats obtenus.
SB.
15:15 Publié dans Psychanalyse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Philosophie
Le traumatisme en héritage
Initialement le terme « traumatisme » appartient à la chirurgie. Il désigne l’état dans lequel une blessure grave jette l’organisme. Avec l’émergence de la psychanalyse, il connote toute excitation suffisant à mettre en échec les mécanismes de défense habituellement efficaces. Le traumatisme est ainsi indissolublement lié à la théorie du choc.
En 1920, après avoir étudié les névroses de guerre, Freud spécifie le sens du traumatisme comme perturbation de l’économie énergétique, entraînant la mise hors combat d’un moyen de défense antérieurement efficace et la contribution d’un nouveau type de défense. Lors d’une « excitation trop forte », il devient impossible de liquider les excitations suivant le principe de constance qui maintient habituellement l’excitation au plus abs étage possible. L’appareil psychique doit alors mobiliser toutes les forces disponibles afin d’établir des contre-investissements et fixer sur place les quantités d’excitation affluentes. Ainsi seulement le principe pourra-t-il être rétabli. Mais cette excitation trop forte est, chez Freud, la source aussi bien de la perversion et de la sublimation que de la névrose. La psychanalyse se trouve face à une interrogation : faut-il généraliser le concept de traumatisme ou restreindre son usage au champ psychopathologique ?
Helen Epstein, entrelaçant son itinéraire personnel de témoignages et des analyses, montre que c’est dans le champ psychopathologique qu’il nous faut interroger le traumatisme. La psychopathologie, seule, permet aux questions de l’assignation temporelle et de la modalité d’ancrage du traumatisme dans l’ontogenèse, de prendre tout leur sens.
Paru en 1977 aux Etats-Unis, ce livre est devenu une référence. Helen Epstein nous livre une réflexion passionnante sur la transmission (inconsciente) d’un traumatisme particulier : la Shoah. Quels sont les effets d’une catastrophe humaine à grande échelle ? Quels sont, en particulier, les effets sur les descendants de ceux qui sont revenus des camps ? Il faut évidemment lier le silence des survivants de la Shoah à la religion, à la place de la culpabilité dans le judaïsme. L’un des effets engendré par ces énigmes sur les générations suivantes (enfants et petits-enfants) c’est la nécessité de vivre malgré ce point obscur. Face au silence, aux non-dits, il faut inventer un nouveau mode de vie. Mais cette invention a un prix. Elle se double nécessairement d’une anxiété profonde ou d’une angoisse.
Tous les récits qui nous sont ici dévoilés permettent de prendre conscience de l’impact indirect des traumatismes, de leur héritage.
Aussi au confluent de la médecine, de la psychologie, de la sociologie, la définition du traumatisme doit être complétée. Ce dernier se transmet, c’est un fardeau générationnel qui se brise par la parole. La parole évacue les émotions, elle exorcise peu à peu les spectres enfouis. Elle rend l’individualité et l’autonomie à chacun.
Sonia B.
15:01 Publié dans Psychanalyse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Essais et débats


