<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>Kritiks - philosophie</title> <description>Kritiks : le mag de toutes les critiques, notes de lecture(s), et autres friandises</description> <link>http://kritiks.blogspirit.com/philosophie/</link> <lastBuildDate>Wed, 23 Jul 2008 22:14:44 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://kritiks.blogspirit.com/archive/2008/05/08/ethique-animale.html</guid> <title>Ethique Animale</title> <link>http://kritiks.blogspirit.com/archive/2008/05/08/ethique-animale.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (B)</author>   <category>Philosophie</category>   <pubDate>Thu,  8 May 2008 13:45:00 +0200</pubDate> <description> &lt;p&gt;&lt;img name=&quot;media-184560&quot; src=&quot;http://kritiks.blogspirit.com/media/00/02/e5efe6f1be4b8bc10be337bc5315d13e.jpg&quot; alt=&quot;5faea161897e8722c1e94b6091f657fa.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-184560&quot; /&gt;Les animaux ont-ils des droits ? Avons-nous des devoirs envers eux ?Dans quelle mesure peut-on les tuer pour se nourrir, se divertir,faire de la recherche, enseigner, faire la guerre ? En quoi l'élevage industriel est-il problématique ? Pourquoi le foie gras est-il interdit dans certains États ? Quels sont les enjeux éthiques desanimaux transgéniques ? Faut il abolir la corrida, la chasse aux phoques, l'utilisation d'animaux sauvages dans les cirques ? Quelles sont les motivations du terrorisme animalier ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'éthique animale est l'étude du statut moral des animaux, c'est-à-dire de la responsabilité des hommes à leur égard. Pour la première fois dans le monde francophone, cette discipline d'origine anglo-saxonne est introduite dans un style clair et pédagogique, dans une perspective interdisciplinaire, à la fois théorique et pratique, qui s'adresse autant aux étudiants et aux chercheurs qu'aux professionnels de la protection animale et au grand public.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ethique Animale&lt;/em&gt;, de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, préface de Peter Singer, Paris, Presses Universitaires de France, 2008. 314 pages,&amp;nbsp; 26€&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://kritiks.blogspirit.com/archive/2008/05/04/signons-la-paix-avec-la-terre.html</guid> <title>Signons la paix avec la Terre</title> <link>http://kritiks.blogspirit.com/archive/2008/05/04/signons-la-paix-avec-la-terre.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (B)</author>   <category>Philosophie</category>   <pubDate>Tue,  6 May 2008 20:05:00 +0200</pubDate> <description> &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://kritiks.blogspirit.com/media/00/02/6b79bdcc0002f4734da9d4fbd770f7a4.jpg&quot; id=&quot;media-184163&quot; alt=&quot;c32011325e36818688289a05f10f6968.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-184163&quot; /&gt;J'ai mis du temps avant d'oser évoquer ce livre. Je l'ai d'abord lu puis relu. Avec toujours cette même question &quot;pourquoi ?&quot;. Pourtant, je sais bien que cette question est un non sens. Elle se base sur deux histoires : l'une &quot;à cause de quoi&quot;, l'autre &quot;en vue de quoi&quot;. Et puis, je me suis dit &quot;comment&quot;. Comment en sommes-nous arrivés là ? Mais où là ? Me direz-vous ? A cette évidence &quot;avec une population mondiale de plus de 9 milliards, selon les estimations pour 2050, il faudra bien que nous changions d'attitude, sauf à précipiter un suicide collectif&quot; (écrit Javier Pérez de Cuéllar dans l'introduction). Revenons l'attitude dont il est question : la pollution, nos habitudes de consommation, notre égoïsme, notre incapacité à modéliser un avenir positif pour la planète (et plus encore à le mettre en place). La réelle question qui se pose, alors qu'au cours du XX° siècle nous avons multiplié par dix notre consommation d'énergie et de matières premières, c'est de savoir &quot;comment répondre aux besoins présents sans compromettre la capacité des générations de demain à satisfaire les leurs ?&quot;. Sous la direction de Jérôme Bindé, ce livre regroupe des textes et des interventions de tous ceux qui essayent de répondre à cette question. Chacun apporte, à sa manière, une solution. Mosatafa K. Tolba nous livre ses réflexions sur le développement durable. Celui à adopter aujourd'hui pour que le monde de demain respire...Il en évoque les différents visages au cours de ces trente dernières années. Cette partie consacrée aux limites de la croissance nous entraîne vers une autre question : celle de l'eau, de sa gestion. Le nouvel or : l'or bleu. Trois articles se répondent et offrent les réflexions essentielles et les changements à mettre en place sous peine de voir l'eau disparaître. Puis la partie consacrée à la biodiversité en danger. Les chiffres, les cartes, les démonstrations se suivent, nous sommes en état d'alerte et personne ne bouge. Nous sommes trop prisonniers de nos habitudes. Nous en oublions l'essentiel. Il nous faut comme le souligne Souleymane Bachir Diagne &quot;faire la terre totale&quot;. Ce qui nous entraîne logiquement vers le contrat naturel proposé par Michel Serres. Nous devons, comme il le propose, revenir à une pensée plus solidaire où chaque individu serait membre d'une même famille : l'humanité. Je dis bien &quot;serait&quot;. Je mets un conditionnel, là où je devrais mettre un présent. Et toute la difficulté tient en cette conjugaison.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Sonia Bressler&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Signons la paix avec la Terre, éd. UNESCO / Albin Michel, coll. &quot;la bibliothèque du philosophe&quot;, 120 pages, 16,90 euros.&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://kritiks.blogspirit.com/archive/2007/09/19/ruwen-ogien-l-ethique-aujourd-hui.html</guid> <title>Ruwen Ogien, L’Éthique aujourd’hui</title> <link>http://kritiks.blogspirit.com/archive/2007/09/19/ruwen-ogien-l-ethique-aujourd-hui.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (B)</author>   <category>Philosophie</category>   <pubDate>Wed, 19 Sep 2007 11:20:00 +0200</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://kritiks.blogspirit.com/media/02/00/68a31ec6aba5c2c34061b4cccf0218aa.jpg&quot; name=&quot;media-47735&quot; alt=&quot;b2f02089fccf1900e416d368414c5b10.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; id=&quot;media-47735&quot; /&gt; Incontestablement mon livre préféré de toutes les rentrées... Quoi ? Ciel un livre sur la morale ? Oui mais c'est impossible dans ces temps de révolte à venir... Et bien oui, c'est bien de cela dont il s'agit. Comment se comporter à l'égard de qui, de quoi, de quel(s) principe(s) voilà sur quoi travaille Ruwen Ogien, directeur de recherches au CNRS.&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Nous le connaissions pour son travail sur la pornographie, sur la honte mais aussi pour sa thèse sur &quot;la faiblesse de la volonté&quot; (pour info soutenue devant Bouveresse). Voici enfin son ouvrage qui devrait faire date dans l'histoire de la philosophie comme dans celui des sciences sociales. En effet, ses réflexions sur la morale, le conduisent à dresser une éthique minimale, qui ne suscitera pas que des réactions minimales.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Qu'est-ce donc que l'éthique minimale ? C'est une éthique anti-paternaliste qui donne des raisons de limiter autant que possible les domaines d'intervention de ce qu'il appelle, à la suite de John Stuart Mill, la « police morale ». Elle comporte trois principes.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&amp;gt; La neutralité à l’égard des conceptions substantielles du bien.&lt;br /&gt; &amp;gt; Le principe négatif d’éviter de causer des dommages à autrui.&lt;br /&gt; &amp;gt; Le principe positif qui nous demande d’accorder la même valeur aux voix ou aux intérêts de chacun.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Voici donc les trois fondements de l'éthique minimale. Celle qui sauve en temps de crise, celle qui peut vous sortir de toutes les situations complexes auxquelles vous pouvez vous trouver confrontés. Je n'ai pas peur de le dire, le livre de Ruwen Ogien (glissé dans mon sac à dos lors de ma traversée du Tibet), m'a permis de mieux me confronter au monde, aux agressions extérieures, etc. De retrouver un peu de sagesse. Bref. Revenons à ces trois principes.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://kritiks.blogspirit.com/media/02/02/75f6e3b8c5295cc613230f0d0ad1fa01.jpg&quot; name=&quot;media-47749&quot; alt=&quot;c7b96ebf3b770a1480d89f1587da2002.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; id=&quot;media-47749&quot; /&gt;Le principe de neutralité demande de rester neutre à l'égard des conceptions personnelles de la vie bonne. Dans Penser la pornographie il est utilisé relativement aux conceptions du bien sexuel. Il s'agit de rester neutre envers les orientations sexuelles des individus (le sado-masochisme, l'homosexualité) et envers la façon dont ils concoivent une sexualité réussie. L'adoption d'une telle attitude neutre est justifiée par l'impossibilité de s'accorder raisonnablement sur ce qu'est une vie « bonne ». La neutralité prônée par Ruwen Ogien s'explique de façon classique, par le constat de désaccords irréductibles sur les conceptions du bien.&lt;br /&gt; La seconde règle correspond au &quot;harm principle&quot; de John Stuart Mill. L'auteur l'entend dans un sens très étroit : « Il ne concerne qu'une classe très restreinte de dommages : physiques et psychologiques, sur des personnes particulières, lorsqu'ils peuvent être raisonnablement jugés évidents et importants » (Cf. Ruwen Ogien, &lt;i&gt;Penser la pornographie&lt;/i&gt;, Paris, Puf, coll. Questions d’éthique, 2003, p. 15).&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Demander d'accorder la même valeur aux voix ou aux intérêts revient à exiger une certaine impartialité dans, si ce n'est la prise en compte, la considération accordée aux intérêts et voix de chacun.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Un livre à lire, à relire, à savourer, à faire découvrir... Absolument nécessaire pour bien faire sa révolution avant de faire celle politique, sociale, etc.&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Sonia Bressler&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;Ruwen Ogien, L’Éthique aujourd’hui – maximalistes et minimalistes, Paris, Gallimard, Folio « Essais », 2007, 253 p.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://kritiks.blogspirit.com/archive/2006/11/16/le-cartesianisme-autrui-et-la-protection-de-la-nature.html</guid> <title>Le cartésianisme, Autrui et la protection de la nature</title> <link>http://kritiks.blogspirit.com/archive/2006/11/16/le-cartesianisme-autrui-et-la-protection-de-la-nature.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (B)</author>   <category>Philosophie</category>   <pubDate>Thu, 16 Nov 2006 20:50:00 +0100</pubDate> <description> &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;&lt;b&gt;La question de la nature ne concerne pas seulement nos actes mais engage notre attitude générale. La science moderne s’est fondée sur le projet de rendre l’homme « maître et possesseur de la nature ». Cette métaphysique Cartésienne reconnaît un primat à l’homme connaissant devenu sujet, sur les choses connues, ramenées à des objets représentés. La conséquence en est l’indifférence au monde.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’écologie se conçoit comme la réduction de la nature à l’état d’objet. La nature, définie par Aristote comme « ce qui a en soi le principe de son mouvement et de fixité » en est venu à être référée entièrement à l’homme, perdant ainsi tout être propre. Il est remarquable d’ailleurs que l’on ne parle plus de nature, mais d’environnement. Parler d’environnement, c’est en effet concevoir la nature comme nous environnant, c’est-à-dire placer le centre de gravité en l’homme.&lt;br /&gt; Le questionnement que l’on trouve aujourd’hui sur ce qu’est l’homme, alors qu’il était quasiment absent chez les Anciens, manifeste que notre propre être nous est devenu problématique. C’est ainsi une double crise qui a lieu : en même temps que celui de la nature, se pose le problème de l’homme. L’homme est obligé de reconnaître, là même où il affirme son autonomie, autre chose que lui : l’ego. La prétention de Descartes à devenir « maître et possesseur de la nature » était nuancée par l’ajout d’un « comme », qu’il convient de ne pas négliger. Ce veut dire que la science ne repose pas sur une négation du monde et d’un ordre dépassant l’homme, mais simplement en fait, abstraction. Il s’agit de penser un modèle de rapport de l’homme à la nature tel qu’il l’aménage tout en la ménageant, ce qui requiert que l’homme ne se considère pas comme dominateur de la nature, mais qu’il se remette à lui reconnaître une validité ontique propre. Ce déplacement du centre de gravité de la relation de l’homme à la nature n’exige rien moins que de revenir d’une considération de celle-ci comme environnement, c’est-à-dire comme nous environnant, à celle-ci comme nature, voire comme monde. Par la crise écologique, ce qui est engagé, ce n’est pas tant la nature, comme domaine particulier, que le monde, et donc l’homme lui-même. Il ne s’agit peut-être pas simplement de faire attention à la nature, mais de reconnaître l’autre qui nous constitue, l’altérité originaire fondant notre identité. De ce fait, se centrer sur la question de l’environnement, pour lequel il faudrait avoir un comportement moral ou « citoyen », est tout simplement se tromper de cible ; c’est notre être-au-monde lui-même qui est en question. Le fait que nous soyons hommes a en effet sans doute quelque chose à voir avec le fait que nous vivions sur terre, ainsi que l’avaient remarqué les médiévaux faisant dériver homo de humus, la terre. C’est alors en sauvant l’homme que l’on sauvera le monde.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Damien Bazin&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour une étude détaillée, cf. Bazin (2006), &lt;i&gt;Une introduction au principe responsabilité de Hans Jonas&lt;/i&gt;, Paris, Ellipses, coll. philo.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://kritiks.blogspirit.com/archive/2006/11/12/de-la-valeur-de-la-nature-a-une-attitude-ethique.html</guid> <title>De la valeur de la nature à une attitude éthique</title> <link>http://kritiks.blogspirit.com/archive/2006/11/12/de-la-valeur-de-la-nature-a-une-attitude-ethique.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (B)</author>   <category>Philosophie</category>   <pubDate>Sun, 12 Nov 2006 20:50:00 +0100</pubDate> <description> &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;&lt;b&gt;Le soucis écologique tend à prendre de plus en plus d’ampleur ces derniers temps. Une lecture en terme d’éthique de la responsabilité peut être proposée pour clarifier les enjeux. Le philosophe Hans Jonas dont l’ouvrage Principe Responsabilité peut nous aider à y voir plus claire.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’homme, constatant qu’il y a un monde autour de lui, se demande, à l’instar de Leibniz : « Pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien ? ». Cette interrogation oblige de considérer la valeur en tant que telle. Concernant la nature, fonder la valeur dans l’être signifie que l’on reconnaisse à la nature une effectivité faisant de cette valeur une partie de l’équipement de l’être selon Jonas. Jonas insiste sur le fait que la responsabilité intervient principalement dans un rapport ontologique inscrivant l’homme au même titre que les êtres vivants dans une dynamique d’habitation d’un lieu commun dont la vie est le lien unifiant. Il faut ici clairement distinguer le fait de penser aux générations futures et celui de faire attention à la nature. Pour Jonas en effet, les deux ne sont bien évidemment pas sur le même plan, car s’il faut préserver la nature, cela reste en tant qu’il faut sauver l’homme. En effet, la protection de la nature est subordonnée à la protection des intérêts humains. On ne doit pas nier la césure radicale qui existe entre les hommes et le reste des êtres, y compris vivants. C’est ainsi parce qu’il est impératif de penser au droit de l’avenir à être à venir qu’il convient de préserver le capital naturel que nous avons reçu en héritage. Aussi, l’attention à l’homme futur passe par la préoccupation environnementale.&lt;br /&gt; Comment parvenir, collectivement à une attitude responsable ? Pour changer ainsi de paradigme déontique, la prise en compte de l’Autre ne pourra être effective que par le remplacement de l’impératif catégorique kantien : « Agis uniquement d’après la maxime qui fait que tu peux vouloir en même temps qu’elle devienne une loi universelle », par « Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur terre » ou « Agis de façon que les effets de ton action ne soient pas destructeurs pour la possibilité future d’une telle vie ». Jonas soumet à la responsabilité de l’homme le sort à venir de l’humanité.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;Or, en appeler ainsi à la responsabilité ne demande pas simplement d’avoir des moyens scientifiques et techniques, ni même de prôner des agissements moraux, mais bien plus profondément, d’avoir soi-même une attitude éthique : il faut soi-même avoir une nouvelle vision du monde...&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Damien Bazin&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;Attention, cet article continue la semaine prochaine... deuxième partie : &quot; Le cartésianisme, Autrui et la protection de la nature&quot;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; </description>  </item>  </channel> </rss> 