07.12.2008

Circus de Britney Spears

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Après un Blackout boosté par ses producteurs, Britney Spears reprend le contrôle sur Circus. Avec cet album auto-biographique, la pop star consciente de son statut, entretient elle-même son mythe. Britney maîtresse de son cirque ?

L'album précédent, l'excellent Blackout, était entièrement dédié aux plaisirs de la fête. Hédoniste jusqu'au bout, le disque était une réussite, en partie peut-être parce que Britney semblait se moquer totalement que nous soyons là pour la regarder pendant que sa vie se dissolvait dans un tourbillon de drogue, de sexe et de folie. Elle s'était rasé le crâne, avait agressé un journaliste, se laissait photographier en pleine rue sans cacher le minimum de son anatomie... Britney semblait avoir perdu le peu de contrôle qu'elle avait jamais eu dans sa vie. Circus semble nous donner tort mais nous étions nombreux à penser que Blackout était une réussite parce que Britney y était pratiquement absente. Les producteurs (Danjahandz, Bloodshy & Avant...) auraient été les seuls véritables auteurs du disque.

Si Circus affirme une chose, c'est que le contrôle est repassé aux mains de Britney et, on serait presque surpris, c'est une très bonne chose. Le single "Womanizer" a assurré le retour tout en haut des charts mais il était trompeur : placé en ouverture de l'album, il donne surtout l'impression d'un single parfaitement calculé. Une fille blessée qui attaque un méchant garçon, une vieille histoire très simple qui fait toujours vendre des disques. Ca, c'était pour le show, dès la chanson suivante, "Circus", on en vient au véritable sujet : Britney se donne en spectacle, tous ses gestes sont calculés pour attiser notre désir et c'est bien elle, certainement pas un "womanizer", qui a le contrôle.

Le disque enchaîne ensuite tous les numéros obligatoires avec un professionalisme et une lucidité sans faille : la ballade "Out From Under" sonne comme le meilleur slow que Garbage n'a jamais enregistré, "Unusual You" utilise une histoire d'amour politiquement correcte pour parler véritablement des paradis artificiels, "Kill The Lights" s'attaque aux paparazzis tout en dansant sous leurs flashes stroboscopiques... Ca se gâte à la fin avec "Lace & Leather" et son horrible basse slappée comme on n'en avait pas entendue depuis la fin de la série Seinfeld et surtout avec "My baby", la ballade à la guimauve obligatoire qu'on sautera joyeusement pour profiter des nombreuses bonus tracks bien meilleures.

Le probable single "If U Seek Amy" apparaît au premier abord comme une redite du producteur Max Martin qui a lancé Britney et revient aujourd'hui en force avec Katy Perry. Il utilise l'exacte même formule que pour sa nouvelle protégée : une grosse marche de robot-rock dont le manque de subtilité rythmique cartonne aujourd'hui après des années de beats R&B légers et agiles qui ont forcément fini par lasser les pieds et les fesses de tout le monde. Sauf qu'au lieu du simple teasing de fausse lesbienne à la Katy Perry auquel les paroles laissent croire l'auditeur inattentif, le titre épelle une toute autre vérité : "all of the boys and all of the girls are waiting to / If You Seek Amy" sonne très fort comme "F.U.C.K. Me".

Circus c'est l'histoire de Britney. Il raconte les photographes, le sexe, les hommes, les drogues et le pouvoir. Britney Spears était-elle parfaitement consciente de ce qu'elle faisait tout du long ? Sa période "noire" était absolument nécessaire à la construction de son mythe. Dès lors qu'elle s'est présentée en vierge effarouchée aux yeux du monde, dans la logique du spectacle, il était entendu que le public la déflorerait. Dans une société puritaine et sexiste, la perte de sa virginité entraînait forcément une chute en disgrace. Circus est la rédemption. Il est véritablement peu probable que Britney ait pu planifier ainsi toute sa vie à l'avance mais ne la sous-estimons pas. Qu'elle n'ait pu ou voulu lui échapper, elle a probablement depuis longtemps pris conscience de son destin. Circus c'est l'histoire de de Britney qui reprend le contrôle et comme dans une comédie musicale, il lui suffit de le chanter pour que ça devienne vrai. Circus, c'est l'histoire de Circus.

06.12.2008

Grace Jones

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Hurricane, un titre qui sonne comme un avertissement pour un album qui renverse tout sur son passage. Si nous n'avions plus de nouvelles de Grace Jones depuis près de 20 ans, une chose est sûr, son retour, lui, ne va pas passer inaperçu.

Grace Jones revient ! On y croit à peine et pourtant on se demande comment elle a pu rester aussi longtemps absente tout en donnant l'impression de ne jamais l'avoir réellement été. A la fois totalement actuelle et virtuellement intemporelle, pas de doute, la diva fut, est et restera, un vivant symbole du paradoxe artistique. Comme toute sa carrière. Entre objet d'art contemporain et fantasme incarné, homme et femme, punk et funk, new wave et disco, la Mendoza (son véritable nom de famille) n'a eu de cesse, au fil des années, d'incarner l'ambiguïté. Une ambiguïté assumée et d'ailleurs parfaitement dans l'air du temps. A ce sujet, son talent pour l'incongru, l'étrange et l'inattendu ne fut jamais aussi évident que sur cet Hurricane bien nommé qui balaie tout sur son passage.

Soutenue par une tripotée d'invités de marque, parmi lesquels Tricky, Brian Eno, le batteur de Fela, Tony Allen ou encore Sly Dunbar et Robbie Shakespeare, Hurricane remet les choses à leur place, en effet. A l'écoute de ce nouvel album, on finit par se demander quelle époque de l'histoire de la musique de ces trente dernières années, ne doit pas son tribut à Grace Jones ? Du trip-hop de Massive Attack à l'electroclash et au punk funk du début des années 2000, toutes ou presque paraissent empruntes de la sensualité racée de l'extraordinaire animal. Qu'il s'agisse de l'époque disco (Portfolio en 1976) à la synth pop (Warm Leatherette en 1980, où elle reprend The Normal mais aussi Jacques Higelin), en passant par la new wave (Nightclubbing, 81) ou le dub teinté de punk (Living My Life en 1982), Grace Jones semble avoir déposé sa patte sur tout ce qui fait le son contemporain. De fait, la Jamaïcaine de Spanish Town n'a cessé de faire le grand écart entre culture pop mainstream et underground. Il ne pouvait d'ailleurs en être autrement pour celle qu'Andy Warhol adulait comme une icône "pop moderne".

10504.jpg"I'm an hurricane", clame la diva sur son dernier album éponyme et on veut bien le croire, écrasé que nous sommes par les secousses brutales du ragga electro puissant de "This Is" (qui rappel "My Jamaican Guy" période Compass Point, en mieux !) ou par le sombre "William's Blood" (feat Tricky et magnifiquement mis en image par Chris Cunningham). Atmosphérique, lyrique aussi, sans tomber dans les travers que cultiva parfois la belle à la fin des années 80, Hurricane est indéniablement un excellent album en plus d'être une belle surprise. "Well Well Well", "Devil in My Life" ou le tubesque "Corporate Cannibal", s'inscrivent durablement dans l'inconscient de l'auditeur qui reviendra souvent (et parfois à son grand étonnement) vers ce disque fervent. Vingt ans plus tard, à presque 60 ans et après plus de 40 ans de carrière, Grace Jones reste Grace Jones sans jamais céder un pousse de terrain à la hype. Normal, elle est unique.

Quelques dates à ne pas manquer !

Rochefort (17)Rochefort-en-AccordsDu 21 au 23 Août.Quatrième édition du festival, rencontres impromptues et inédites entre musiciens, se déroulant dans des lieux étonnants : Pont Transbordeur, Jardin du Théâtre, Clos La Pérouse... Gabriel Yacoub, Rodolphe Burger, Martin Stephenson, Gabriela Arnon, Chloë Mons, Jasmine Vegas...

Le 22 à partir de 20h30 :Clos La PérouseRodolphe Burger, Yan Vagh, Nibs Van Der Spuy, John Lester, George Wolfheart, Clive Gregson, Chloë Mons Le 23 à partir de 20h30 Clos La PérouseGabriel Yacoub, Jasmine Vegas, Martin Stephenson, Geraint Watkins, Gabriela Arnon, Paul Tiernan, Clive Gregson, Nibs Van Der Spuy

22.03.2008

Découvrez Isabelle Georges

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Isabelle a grandi au son des vocalises de sa maman, des gammes de sa grand-mère et des contes fantastiques que lui racontait son père. Elle a gardé de cette époque une passion pour le chant, la musique et Barjavel. Très tôt, elle apprend la danse, le piano et crée ses propres spectacles, Black and White, Transcendance et Givrons au goût de nos rêves. A 13 ans, elle commence les claquettes, discipline dans laquelle elle deviendra vice-puis championne d’Europe en 1992. A 17 ans, elle intègre la compagnie Victor Cuno avec le spectacle From Harlem to Broadway. Aussitôt après, Jérôme Savary l’engage à Chaillot pour Marilyn de Montreuil, elle joue Chère Daisy avec Hubert Degeix (Paris), retrouve Cuno pour Happy Feet (Berlin), Phi Phi et crée La crise est finie en Compagnie de Alain Hocine et Olivier Deniset (Paris). À 22 ans, elle décroche son premier grand rôle dans la comédie musicale Barnum aux Célestins à Lyon puis à Paris et fait ses premiers pas devant la caméra, dans Sa vie à elle et Arthur et Théa (France 2). En 1997, elle est la jeune première du Passe Muraille de Michel Legrand et Didier Van Cauwelaert aux Bouffes Parisiens, récompensé par trois Molières. Entre temps, elle participe à plusieurs dessins animés Chelm, Mumphie, Fern Guly et Le Prince d’Égypte. On la retrouve tête d’affiche au Théâtre Mogador dans une version modernisée de L’Auberge du Cheval Blanc, en Angleterre dans Nymph Errant, une comédie musicale de Cole Porter, dans Chantons sous la pluie à la Porte Saint Martin, dans La Périchole à Chaillot et dans Titanic à l’ORW où elle rencontre Maury Yeston et Frédérik Steenbrink. Avec ce dernier, elle crée et joue Une Étoile et Moi, hommage à Judy Garland, à Paris, en Hollande et au prestigieux festival d’Edinburgh en 2005. Elle est la partenaire de Patrick Dupond au Théâtre Comédia, dans L’Air de Paris et crée le rôle de Suzy dans Et si on chantait de Jacques Pessis à l’Espace Cardin, au Daunou en en tournée en France. Isabelle crée la version française de Décembre de Maury Yeston, adaptée par Boris Bergman, au Théâtre du Renard en 2005 puis au festival D’Avignon 2006, elle sort deux albums, l’un en France avec le grand pianiste de jazz René Urtreger « Something to live for », l’autre aux Etats-Unis, “December Songs” en collaboration avec Maury Yeston. En 2007, Gerald garruti fait appel à elle pour jouer Eve et Salomé aux côtés de Jean Claude Dreyfus dans Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens au Vingtième théâtre. Elle interprète Une Etoile et Moi au prestigieux festival de Cabaret d’Adélaide, crée son tout nouveau spectacle, La French Touch en compagnie de son complice Frédérik Steenbrink au Festival d’Edinburgh et Du Shtetl à New York avec Richard Schmoucler et Sirba pour le Festival d’Ile de France. Les disques de ces deux nouveaux spectacles sortiront en 2008.

 

Elle sera à Paris le 24 et le 31 mars à 20h au Vingtième Théâtre

 

Pour la découvrir, rendez-vous sur son myspace en cliquant là !

 

 

04.01.2008

Catherine Ribeiro

47c10ed5d0f59a886b97ac244b29ab19.jpg Le concert initialement prévu à la mi-novembre, pendant les grèves, a été déplacé pour ce beau mois de janvier. Rendez-vous donc le 11 janvier à 20h30 au Bataclan !

 

Attention à cette même occasion sort un double CD !

Plus d'informations sur le site officiel de Catherine Ribeiro, en cliquant là ! 

 

01.10.2007

The Jackpot (Ceux-Qui-Marchent-Debout)

3e1d45329e40ba1ec46eca7b5890d7fe.jpgLe dernier album de la fanfare funk française la plus connue au monde nous entraîne à travers des mélodies rythmées qui nous donnent toujours l’envie irrépressible de bouger…

 Fondé en 1992 par le trompettiste toulousain Androuze, le groupe se nommait initialement Les Fils de Crao. Mais en 1994 un groupe du même nom les menace de leur faire un procès.  Ils le changent alors en faisant une nouvelle fois référence à la bande dessinée Rahan dans laquelle les Hommes sont désignés par l'expression "Ceux qui marchent debout".
Androuze quitte ensuite la formation et laisse sa place à un nouveau trompettiste. Le groupe est alors définitivement constitué de six membres : Bruno "Proto" Gautheron à la trompette, Sylvain "Tub" Lacombe au trombone, Serge "Roufi" Calka au au soubassophone, Eric "Tafani" Dubessay à la caisse claire et au chant, Cyril "Vich" Noacco à la grosse caisse, et Bruno "Grand" Clark au banjo.

8116ef1cf7f51df1e7bf5cf74a79ff92.jpgPour se consacrer entièrement à la musique, ils montent une association, obtiennent une licence d'entrepreneur de spectacle, puis à la même époque rencontrent leur agent qui les accompagne désormais dans une aventure qui ne cesse de prendre de l'ampleur. Depuis, les succès sur scène ou dans la rue s’enchaînent et leur réputation va même jusqu’à leur faire décrocher le titre de « meilleur groupe de funk français du monde » par un journaliste connaisseur.

Ayant commencé dans la rue, les garçons de Ceux Qui Marchent Debout  se sont mis à fonctionner comme une fanfare. Pour que chaque musicien puisse porter son instrument, la batterie a été scindée en deux : caisse claire d’un côté et grosse caisse de l’autre. Ils s’équiperont un peu plus tard d’un système HF intégré à leurs instruments, qui leur permet de descendre dans le public tout en gardant la puissance de la sono. La fanfare ne manque en effet aucune occasion de le faire, et cette proximité avec le public en a séduit plus d’un…

Plébiscités un peu partout dans le monde, ils se sont fait une place sur la scène internationale. Les cinq albums qu’ils ont déjà à leur actif témoignent de leurs influences multiples, mais qui ont toujours le même but : faire lever les foules.  Ils passent de la soul de James Brown au funk de George Clinton en passant par les maîtres du ska, Desmond Dekker, les Skatalites, ou encore les fanfares funk de la Nouvelle-Orléans tel le Dirty Dozen Brass Band. Dans cet album, ils s’ouvrent encore à de nouveaux genres comme le rock électro sur le très hardcore Electrosmog, ou encore Brothers&Sisters assez proche du disco. Ces innovations sont notamment dues à l'acquisition d'une batterie électronique et d'un fuzz sur le trombone qui crée un effet de distorsion plus habituellement entendu sur les guitares électriques. Le funk domine néanmoins et l’on ne se lasse pas de leur groove !
15693cb1afce70ce8c4ff25b69634d20.png Tour à tour chanteurs, il n’y a aucun leader dans ce groupe où l’esprit d’équipe va avec leur idéal festif. Ils se rendent encore plus proches du public avec leurs voix chaleureuses et leurs paroles simples d’un mauvais anglais, qui font souvent plutôt office d’accompagnement. Sans aucun doute : la musique est reine chez Ceux-Qui-Marchent-Debout !
Les musiciens aux tee-shirts orange nous transmettent leur énergie sur ce nouvel album à écouter en boucle… pour se déhancher : c’est le Jackpot !

Delphine Dauvergne

Le site officiel des CQMD où des vidéos de leurs prestations sont notamment disponibles !

17.06.2007

Nous aimons, nous défendons : Souliko

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Beau parcours atypique que celui de Souliko. Elle chante pour la paix à travers le monde. Elle est de tous les fronts. Elle a chanté la Russie, la Yougoslavie, l'Afrique. Elle défend les droits des enfants. Elle s'engage pour la paix, pour l'enfance. Son prochain CD " Poésie de France", est une aventure forte pour aider des enfants béninois, qu'elle a rencontré lors de son dernier périple en Afrique. Dans un article paru dans Ouest France (le 10 avril 2007), Souliko se livre " Pendant plusieurs jours une fièvre de 40° ne m'a pas quittée, me vidant, vomissant dans une bassine, j'ai aperçu la mort... Une femme africaine m'a bercé dans ses bras tout ce temps en pleurant et les villageois ont prié nuit et jour pour ma guérison". A cette période, Souliko m'avait aussi adressé des sms pour me dire sa souffrance mais aussi son émerveillement. Souffrance dans un monde en marche contre l'humanité, émerveillement de trouver tant d'humanité dans ce bout du bout du monde de misère. De cette expérience, de sa vie, elle puise l'espoir. Elle nous offre son coeur dans cet album. Nous l'attendons, il sortira en septembre 2007. Si jamais vous voulez l'aider à le réaliser une souscription a été lancée.

Poésie de France (20€ /CD + 3 euros par envoi postal). Renseignements à Production Améthyste, C/O M.P. Puybaret, Le Bourg, 22650, Plessix-Balisson, ou par e-mail en cliquant là ! Après la production 10% des droits d'auteur iront aider les jeunes béninois que Souliko a rencontré.

Plus de renseignements sur Souliko sur son site, cliquez-là !

Sonia B.

21.05.2007

Buvez Madison

medium_Untitled-5.gif Voici venu le temps des critiques qui n'en sont pas... Alors juste pour vous signaler cette découverte fabuleuse en guise de fraindise de l'été. Buvez Madison, deux Dj - plein de folie !! Un peu beaucoup, à la folie pas du tout... Deux grands bambins qui dansent et nous font danser toute la nuit autour de thèmes les plus chauds de l'actu. On a pu découvrir cette année :

> Buvez Madison et soyez femmes (en avril - nous nous sommes tous découverts d'un fil -oups)

> Buvez Madison et les Post-it (c'était Samedi soir... au soir)...

Evidemment j'en ai loupé... Mais eux sont forts, très forts... ils grimpent à toute vitesse et bientôt aucune nuit à Paris (comme dans les autres capitales d'Europe et du Monde) ne se fera sans eux..

Alors renseignez-vous avant qu'il ne soit trop tard ! Et Buvez Madison ! 

medium_myspacemadisonte3.png  La rédaction en folie de Kritiks... le mag des friandises ! Et des Post-It ramassés au Soir....