<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>Kritiks - litterature</title> <description>Kritiks : le mag de toutes les critiques, notes de lecture(s), et autres friandises</description> <link>http://kritiks.blogspirit.com/litterature/</link> <lastBuildDate>Wed, 23 Jul 2008 22:15:48 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://kritiks.blogspirit.com/archive/2008/05/04/la-mariee-mise-a-nu-de-nikki-gemmell.html</guid> <title>La Mariée mise à nu de Nikki Gemmell</title> <link>http://kritiks.blogspirit.com/archive/2008/05/04/la-mariee-mise-a-nu-de-nikki-gemmell.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (B)</author>   <category>Littérature</category>   <pubDate>Sun,  4 May 2008 18:58:59 +0200</pubDate> <description> &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://kritiks.blogspirit.com/media/01/02/2c13df51c645b54314bfbe0a0cf3630a.gif&quot; id=&quot;media-184109&quot; alt=&quot;ac37d6b1bdf04441c9804e3810b09a0c.gif&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-184109&quot; /&gt;Dimanche. Dans les allées du Jardin du Luxembourg. Je m’attarde sur ce couple. Une poussette. Un enfant qui court un peu. Début de la maîtrise de soi. Les parents qui poussent. Il faudrait remettre le manteau. Le protéger, une averse approche. Silencieux, ils le suivent. Soudain, elle s’arrête. « Il faudrait ne pas trop tarder, pour rentrer à l’heure du goûter ». Il faudrait, il faudrait… Echo sans fin de la vie d’une femme. Vie moderne entre obligations partagées et amour social. Un mari, une épaule solide sur laquelle s’épancher. Une démonstration de retenue. Côté face. Côté pile, il y a cette même épouse, redevenue femme, amante libre, libérée, soucieuse de ses envies, de sa volonté de liberté. Pourquoi faut-il jouer à pile ou face ? Dans la Mariée mise à nu, Nikki Gemmell nous entraîne à la découverte de cette femme. Cette femme, oui celle-ci, celle du roman, ou bien celle-là ce matin assise dans le bus à vos côtés, ou encore celle de la machine à café qui vous narre ce weekend de (dé)plaisirs avec son mari. Mais cette femme, c’est vous, c’est moi. L’épouse parfaite qui manage son temps entre son mari, son travail, ses enfants, les tâches quotidiennes (ménage, repassage, dîners entre amis…). Mais que savons-nous d’elle ? De ses désirs réels, de ses envies ? Nous lisons ses leçons. Parfois comme des commandements. Nous lisons en cachette dans les toilettes. Loin du mari, sous le manteau… Non, il faut lire ce livre devant tout le monde. Même à haute voix. Offrir des rires, des larmes. Nous avons toutes cette face cachée. Mais alors pourquoi la cachée plus longtemps ? Mettons-nous à nu… Crions, luttons face à cette société voilée. Levons le voile avec Nikki Gemmell !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;b&gt;Sonia Bressler&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;La Mariée mise à nu de Nikki Gemmell, éd. Livre de Poche, mai 2008, 22 euros&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://kritiks.blogspirit.com/archive/2007/10/05/jean-emmanuel-ducoin-notes-d-humanite-s.html</guid> <title>Jean-Emmanuel Ducoin, notes d'Humanité(s)</title> <link>http://kritiks.blogspirit.com/archive/2007/10/05/jean-emmanuel-ducoin-notes-d-humanite-s.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (B)</author>   <category>Littérature</category>   <pubDate>Fri,  5 Oct 2007 13:45:00 +0200</pubDate> <description> &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://kritiks.blogspirit.com/media/02/00/091437900b26d6346899b44ed2e9374f.jpg&quot; id=&quot;media-57921&quot; alt=&quot;696d50b6f52de4b60f03f548113e7715.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-57921&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Une somme. Une somme de ses chroniques (habilement choisies par l'éditeur Michel de Maule), écrites dans l’Humanité. Semaine après semaine, évènements après évènements. Elle saisissent l’errance d’un journaliste réaliste, d’un journaliste à l’ancienne. Celui qui connaît son métier qui aime les enquêtes tenaces, qui aiment à prendre le temps de l’analyse. Un journaliste à contre-courant. Un rêveur réaliste. Un penseur. Nous plongeons au cœur de son intimité. Au fil des jours entre 2003 et 2007, nous suivons son œil sur le monde, les choses. Humain trop humain Jean-Emmanuel Ducoin se joue de nos habitudes, de nos schémas, des normes. Passant de la Une&amp;nbsp; de « Elle » avec les formes d’Emmanuelle Béart aux questions soulevées par la fin de la gauche. Une renaissance possible. Sans visage. Puis Ségolène Royal. Puis ? Puis quoi ? Puis. Il y a les mots. Toujours les mots et ce langage qui est le nôtre, le sien d’abord. Parler. « Quand le langage échappe à toute mesure, le franchissement d’un « cap » n’est plus une possibilité mais bien une réalité quantifiable et pour partie (déjà) post-analysable ». La déconstruction, concept cher à Jean-Emmanuel Ducoin. Faire des chroniques. Se renouveler toujours. Tour à tour. Jour après jour, malgré les blessures, le temps qui passe. L’enfance qui s’efface face à l’homme. Se déconstruire à la manière d’un Derrida. En oublier que derrière cette déconstruction hebdomadaire, il y a, la construction d’un sujet fort, d’un soi, d’un soi-même, d’un JE.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://kritiks.blogspirit.com/media/00/02/17f6b17f9b8f1c24cba85b6f259b9d76.jpg&quot; id=&quot;media-57924&quot; alt=&quot;548e3d53ab07ba98dc3ff542f59138dc.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-57924&quot; /&gt;Et oui c’est être « mal vu » que d’aimer lire, écrire, de prendre le temps, de s’arrêter sur l’évolution du monde. D’être encore capable de tendresse. « De penser que la réussite de la gauche antilibérale importe plus que le nom qui la représentera. De dire qu’il ne suffit pas d’être une femme pour être féministe. De dire que l’on préfère l’anticapitalisme à l’antilibéralisme… » Oui c’est être mal vu que de vivre encore dans les banlieues rouges. De jouer au foot dans la rue, d’adorer le tour de France, de redevenir gamin pour suivre les exploits d’un Eddy Merckx. D’être contre les masses médias de façon intelligente. Et surtout d’être dans cet à-venir. Donc dans la force du devenir, dans sa beauté. Il est tellement rare et précieux de retrouver ce style journalistique : si proche de la littérature. Comment veux-tu Jean-Emmanuel que je tire à « boulets rouges » sur ta prose ? Celle que j’apprécie, celle qui me fait déconstruire Res Publica et construire cette revue Kritiks ? Celle qui me pousse à croire qu’un jour les penseurs, les rêveurs réalistes, les optimistes négatifs que nous sommes, auront leur place dans ce monde qui court à sa perte ? Comme tu le remarques si bien « nous n’avons pas toutes les réponses. Mais nous continuons de regarder le monde avec un esprit aimanté de sympathie, d’engagements et de combats. Nous n’aspirons pas au repos. » Je ne sais pas si c’est cela être « effronté », mais c’est être irréductible...&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Sonia Bressler&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Jean-Emmanuel Ducoin, &lt;i&gt;Notes d’Humanité(s), journal d’un effronté,&lt;/i&gt; éd. Michel de Maule, Paris, Août 2007. 304 pages, 24€&lt;/b&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://kritiks.blogspirit.com/archive/2007/07/22/dans-le-secret-de-la-confession.html</guid> <title>Dans le secret de la confession</title> <link>http://kritiks.blogspirit.com/archive/2007/07/22/dans-le-secret-de-la-confession.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (B)</author>   <category>Littérature</category>   <pubDate>Sun, 22 Jul 2007 22:00:00 +0200</pubDate> <description> &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-13404&quot; src=&quot;http://kritiks.blogspirit.com/media/01/00/370b1a7c1fa0df75ac1e75130e9fdfff.jpg&quot; alt=&quot;bf0a414d433d5a5a36952657650fa7cf.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; border-width: 0pt&quot; id=&quot;media-13404&quot; /&gt;Cesare Greppi, &lt;i&gt;Les Témoins&lt;/i&gt;, éditions de la différence, 76 pages, 10 euros.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;Cesare Greppi, &lt;i&gt;Mort précoce,&lt;/i&gt; 75 pages, 10 euros.&lt;br /&gt; Traduits de l’italien par Marie-Pierre Géraud&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;Deux romans signés de l’écrivain italien Cesare Greppi. Dans un style proche du classicisme, la parole interdite quitte des lieux clos pour devenir vivante.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les deux romans de l’écrivain italien Cesare Greppi ont à voir avec des univers fermés où rien de ce qui s’y passe à l’intérieur ne se divulgue à l’extérieur, ne doit interférer avec le dehors. Pour le premier, le monastère Sanctispiritus où s’entend dans un silence glacé le bruissement des robes des nonnes. Dans le second, un séminaire, l’histoire vertigineuse d’un jeune clerc à l’agonie. Sauf que… Ces ouvrages racontent à leur façon, de la même manière par fragments, un seul chapitre sur une page. Cette cohérence fait penser à une oeuvre en construction.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;Le lecteur se laisse égarer&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;Dans les Témoins (1), il est d’abord question d’hommes revêtus de pèlerines noires qui s’introduiraient la nuit dans le monastère. Sauf que le témoin ne les a jamais vus ressortir ? Qui leur a ouvert ? Ces mêmes capes noires revêtiront les démons qui assaillent Niccolo, dans Mort précoce, un jeune clerc, malade d’un charbon qui s’est greffé au-dessus de son oeil gauche entraînant une fièvre pestilentielle.&lt;br /&gt; Les témoins se passent la parole, la rumeur prend de l’ampleur et, alors que le lecteur se laisse égarer comme un voyageur par l’histoire, il apprend que le clerc Gaspard d’Azares, lors d’un essayage de soutane, aurait dit au témoin qu’« il n’y a pas d’enfer ni de démons, que les démons c’était nous et que nous ne devions ni naître ni mourir ». Il nous interroge : quelle légitimité avons-nous à être sur cette Terre ? les Témoins appelle le mystère.&lt;br /&gt; Dans Mort précoce, les démons, le jeune Niccolo les connaît, ils se sont introduits dans sa chambre de malade, une multitude informe, des fureurs infernales seules vues de lui - pour ses gardiens clercs ils sont invisibles - mais à visage humain qui veulent lui refuser le paradis. Sauf que ce jeune garçon, que le bruissement des feuilles effrayait, va les combattre. Il a péché, le lecteur n’en saura rien de plus, il se confesse. C’est, lui dit son confesseur, une épreuve que Dieu parfois permet.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’est un jeu, le lecteur jongle avec les deux ouvrages. Dans les Témoins, la vérité supposée va de pair avec le mensonge sous l’oeil du juge apostolique, une sanction doit tomber. Dans cachette, il y a cache : une mère dont la fille réside au monastère lui aurait envoyé une lettre enveloppée dans un chiffon dissimulé dans un pot de beurre que le ou la messagère aurait détruite sans l’avoir lue. Sauf qu’il y a eu des intrus au monastère, les soeurs Marie de Bazan et Isabelle Ulloa recevaient. Pour leur avoir parlé en tête à tête, le père provincial a su toute la vérité. Depuis, elles sont plus seules que jamais dans leur cellule.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;Un innocent ravagé par le mal.&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;Sauf que, dans Mort précoce, le mystère appartient au Moyen Âge, soit une mise en scène de la vie du Christ. Un chemin de croix ? Niccolo est un innocent ravagé par le mal. La foule maligne revient le voir, l’un des trois prend des habits de lettré, mais ne peut ouvrir le livre qu’il a apporté - de quel livre s’agit-il ? -, une résistance due à l’innocence de Niccolo.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;« Parler en secret » revient dans les deux ouvrages. Et le secret se dit dans un cas à un juge, dans l’autre à un confesseur, dans les deux registres un sanctionneur ou un instructeur. Se taire ou parler taraude Cesare Greppi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Niccolo ne lutte pas contre la mort mais contre d’autres ennemis envieux beaucoup plus dangereux. Il prévient ses camarades venus le visiter : l’attente avant de rendre le dernier souffle est le plus éprouvant. Mais n’a-t-il pas lui-même créé ces chimères immondes, ces mirages ? Illusions d’un esprit malade ? Une fois ces créatures disparues, il demanda le viatique divin, la chaleur de son corps s’évanouissant. Le 11 février, un vendredi, il venait d’avoir dix-neuf ans, son corps épuisé s’éteint. Et de même que dans les Témoins, lors de l’oraison funèbre, l’un de ses camarades fait preuve de transgression : « Il parla du faste et de l’ambition des mortels qu’un vil sépulcre engloutit. » Il interroge, que sait-on des épreuves que subit Niccolo au Purgatoire ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Tout est là : l’air, les sons, la lumière.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Puis l’auteur revient sur la vie d’avant. Niccolo et ses carnets, la lettre de son père, la liesse revenue lors d’une fête en Espagne en 1605, sa soeur cadette Isidora. Puis vient l’épisode de la mémoire à l’image des Témoins qui conte les louanges d’une nuit digne. Cesare Greppi dans ces interstices est digne d’un poète. Pour la mémoire, il rappelle que « quelque chose peut tomber de la mémoire », reste tout de même une lacune fragmentaire. Après sa disparition, sa lutte contre les démons, le lecteur apprend que Niccolo aimait la rosée de la même saveur que le miel. Un dialogue entre le frère et sa soeur Isidora sur les couleurs de l’arc-en-ciel, sont-elles vraies ou seulement apparentes ? Toujours chez Cesare Greppi, l’apparence renferme-t-elle un autre décor ? Le lecteur découvre un enfant fasciné par les faits fabuleux, en proie à la discrimination, mais pour lui ils étaient suffisamment remplis de vérité. Son âme s’était éveillée sur le pas d’une porte pas toujours secrète. Et, à l’été, Niccolo se découvre contemplatif, rien de trop, rien en plus. Tout est là : l’air, les sons, la lumière. En 1572, les étoiles encore, Cassiopée apparut pour disparaître deux ans plus tard. Le lecteur lit le journal intime de Niccolo écrit par Cesare Greppi. Un rêve lui avait annoncé sa mort. Les rêves sont formateurs. Depuis, la tristesse ne l’avait jamais quitté.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Certains auteurs façonnent des objets en soi hors de l’ordinaire, Cesare Greppi est un artisan miraculeux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;b&gt;Virginie Gatti&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;(1) Pour ce premier roman, Cesare Greppi a obtenu le prix Grinzane Cavour.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://kritiks.blogspirit.com/archive/2007/04/11/pensées-solitaires-à-la-lumière-des-fleurs.html</guid> <title>Pensées solitaires à la lumière des fleurs</title> <link>http://kritiks.blogspirit.com/archive/2007/04/11/pensées-solitaires-à-la-lumière-des-fleurs.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (B)</author>   <category>Littérature</category>   <pubDate>Wed, 11 Apr 2007 12:55:00 +0200</pubDate> <description> &lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://kritiks.blogspirit.com/images/thumb_radiateur.gif&quot; alt=&quot;medium_radiateur.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; border-width: 0pt&quot; /&gt;&lt;b&gt;Description poétique d’une existence banale qui n’échappe pas au deuil récent de l’écrivain.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;A première vue, ce livre a l'air ennuyeux à souhait. Son sujet ? Des fleurs. &quot;Apparemment ce sont des fleurs&quot;. En effet, Christian Bobin les personnifie, leur donne vie et les anime selon son humeur. Fleurs sur fleurs, l'artiste étudie leurs vies éphémères, mais belles. Il examine leurs morts, et essaye à travers elles de comprendre la mort de celle qui lui manque : &quot;Je me demande où tu es. Le cimetière, la terre, le cercueil cela ne me suffit pas comme réponse.&quot; L'écrivain s'adresse à celle qui l'a quitté pour avoir des réponses, se créer des réponses. Sa compagne, morte prématurément à quarante-quatre ans d'une rupture d'anévrisme, en laissant trois enfants, hante ses pensées. Il la cherche dans chaque image, la retrouve au fil des mots. Dans ce journal, il lui raconte la vie qui continue sans elle, avec un tutoiement douloureux. Ainsi, par son livre, elle continue de vivre, immortalisée à jamais par l’écriture.&lt;br /&gt; Il nous décrit sa solitude de célibataire banale, rompue quelquefois par la gaieté et la fraîcheur d’une fillette de cinq ans. Il dérive des fleurs vers le ciel, ou écrit ce qui lui passe tout simplement par la tête. Les études de philosophie de l’auteur ont influencées son jeu sur la signification des mots. Il définit entre autres :&amp;nbsp; Dieu, l'amour, la bêtise, l'humilité, la lenteur, la haine, la vérité, le néant, la littérature éternelle. Il se pose aussi un problème philosophique : &quot; Qu'est-ce qu'aimer ?&quot;. Mais il ne veut pas partir dans des débats philosophiques trop étendus, et préfère nous laisser ses impressions à chaud. Christian Bobin utilise l’aspect d’un journal pour ne pas avoir à se justifier, enrichissant ainsi son oeuvre. Le lecteur, fidèle, tisse les fils entre les éléments épars et est touché de la sincérité de l’auteur qui n’utilise aucun artifice pour se montrer tel qu’il est, un homme vivant déplorant la mort.&lt;br /&gt; Bien plus qu’un journal, c’est un autoportrait en mutation que nous offre Christian Bobin, à travers ses vagabondages quotidiens dans l’écriture. Une écriture coupée qui cherche la vérité de la vie, de la mort, qui se cherche elle-même et qui nous trouve.&lt;br /&gt; Au fil des jours l'auteur nous livre ses émotions et sa vie monotone à travers ce sujet simple et poétique, un brin d’herbe ou plus communément : la vie.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Delphine Dauvergne&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;i&gt;Autoportrait au radiateur&lt;/i&gt; de Christian Bobin, aux Éditions Gallimard (4,90€), 170 pages.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://kritiks.blogspirit.com/archive/2007/01/07/dans-les-pas-de-rimbaud-a-la-recherche-du-temps-perdu.html</guid> <title>Dans les pas de Rimbaud... à la recherche du temps perdu</title> <link>http://kritiks.blogspirit.com/archive/2007/01/07/dans-les-pas-de-rimbaud-a-la-recherche-du-temps-perdu.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (B)</author>   <category>Littérature</category>   <pubDate>Sun,  7 Jan 2007 23:15:00 +0100</pubDate> <description> &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;&lt;i&gt;La Semelle de Rimbaud,&lt;/i&gt; de Michel Etiévent, Éditions de la Diff’errance, 140 pages, 12 euros (1).&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;Surtout pas une biographie. Encore moins une élaboration « explicative » mue par on ne sait quelle grille de lecture. Ni un « essai » au sens strict. Non, voilà un prodigieux parcours où s’entremêlent et se nouent des mots en disponibilité, un aller-retour en errance partagée, sans tabou, dans les pas d’une figure en totale liberté qu’accompagne un écrivain qui ne l’est pas moins. Ce livre-là, la Semelle de Rimbaud, Michel Etiévent le mûrissait depuis longtemps, douloureuse recherche du temps perdu. Mais le poète savoyard, en sa modestie, remettait sans cesse l’oeuvre aux saisons à venir, craintif de toucher au « mythe » suprême, effrayé à l’idée d’en froisser l’ampleur. Et puis, d’hivers en automnes hantés par ce « Rimb » (il l’appelle ainsi), Etiévent est parti « en écriture », tel son aîné, comme parfois on prend un train, sans savoir exactement où, sans rechanges ni passeport. «L’essentiel n’est pas d’aller quelque part, mais d’aller...»Il chemine donc, avec les phrases de Rimb en tête : « Et nous errions, nourris du vin des casernes et du biscuit de la route. Moi, pressé de trouver le lieu et la formule » (les Illuminations). De l’hôpital de la Conception à Marseille, en passant par Milan ou Rome, partout et nulle part, l’auteur apprivoise les ombres de Rimbaud et le tutoie comme on le ferait avec un frère. « Tu passes avec ton grand corps aux mains pendantes », lit-on. Ou encore : « Forcément tu es sur mes chemins. Dans l’arôme de l’absinthe qui borde les sentiers que j’aime. » Voire : «Il est blanc ton regard, Rimb. [...] Je ne sais pas si c’est cet éclat qui t’adoucit, te chérubinise le côté du visage, celui qui regarde vers Charleville, vers l’est et la vieille. » Celle qu’Etiévent nomme « la vieille », c’est la mère de Rimbaud, avec laquelle on ne rime pas mais on trime, parce qu’elle refuse qu’on foute le bordel dans les vers bien alignés. Cette femme qui ne comprend pas ce que l’ado est et devient, qui ne supporte pas que le pré-poète confonde, comme le suggère si joliment Etiévent, le « passé simple du verbe avoir avec le futur du verbe être ». Elle fouette, gifle. Lui partira. Et vivra. Voilà. Le talent d’Etiévent, c’est ça : cette pudeur à épouser le génie de l’autre, à s’immiscer dans son existence sans rien altérer ni violenter. Au silence des «jardins de palme», l’auteur évoque, comme rarement on l’a fait, ce qu’il faut « pour combler cet horrible trou par où tout fout le camp et qu’il faut emplir de mots et d’épuisements de marcheur ». Question de vie ou de mort, affirme-t-il : « Comme moi qui vois arriver la nuit sans avoir jamais rien su de la lumière... » Admirable de bout en bout, Etiévent conclut par ces mots énigmatiques : « Je n’irai jamais à Charleville... » Nous non plus.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;Jean-Emmanuel Ducoin&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;(1) À commander auprès de : Michel Etiévent, immeuble Le Doron, 520, avenue des Thermes, 73 600 Salins-les-Thermes (12 euros + 2 euros de frais de port).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; </description>  </item>  </channel> </rss> 