<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>Kritiks - festival_international_de_films_de_femmes</title> <description>Kritiks : le mag de toutes les critiques, notes de lecture(s), et autres friandises</description> <link>http://kritiks.blogspirit.com/festival_international_de_films_de_femmes/</link> <lastBuildDate>Wed, 23 Jul 2008 22:13:40 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://kritiks.blogspirit.com/archive/2008/03/23/le-choc-breillat.html</guid> <title>Le choc Breillat</title> <link>http://kritiks.blogspirit.com/archive/2008/03/23/le-choc-breillat.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (B)</author>   <category>Festival International de Films de Femmes</category>   <pubDate>Sun, 23 Mar 2008 15:00:00 +0100</pubDate> <description> &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://kritiks.blogspirit.com/media/00/01/adfcadb762dd655a6a02bffaaa6fa90d.jpg&quot; id=&quot;media-160063&quot; alt=&quot;83a45a9cfdd6596cef906771537e17d3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-160063&quot; /&gt;&lt;b&gt;Après la projection de 36 fillette, mardi 18 mars, nous avons eu l’honneur d’interviewer Catherine Breillat, réalisatrice de ce film qui retrace l’initiation sexuelle d’une jeune fille de 14 ans avec un homme d’une quarantaine d’années à Biarritz.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;b&gt;Sarah Boudena : Pourquoi 36 fillette ? Et pourquoi n'y a t-il pas de s ?&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;b&gt;Catherine Breillat :&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; Oui pourquoi il n’y a pas de s ! Ce n’est pas une faute d'orthographe ! Je l'avais vu sur une étiquette. Il y avait aussi du 48 ou autre. C'était la taille du prêt-à-porter, des pulls et autres choses. Et comme à 14 ans, on porte des robes, j'ai pensé à ça.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;b&gt;Kévin Cattan : 36 fillette possède-t-il un caractère autobiographique ?&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;b&gt;C.B. :&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; Je pense que tout auteur se révèle dans son oeuvre, y compris quand il veut se cacher, donc il y a une évidence. C'est évidemment détourné. Moi, je n’ai jamais été dans des campings. Par contre, j'adore Biarritz. J'ai été à Biarritz quand j'étais petite et puis bon, effectivement, c'est un côté stupide. A 14 ans, on se dit &quot;je veux aller dans une boîte de nuit, je perd ma vie&quot; et de croire que notre vie ne tient qu’en une heure, une nuit ou une journée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://kritiks.blogspirit.com/media/00/01/f7537eeec125dd7f703b9ab205fc8e13.jpg&quot; id=&quot;media-160064&quot; alt=&quot;675f40921c3ff9594f15389118253e59.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-160064&quot; /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;K.C. : En tant que réalisatrice, quel est le véritable message que vous avez voulu faire passer ?&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;b&gt;C.B. :&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; D'abord, je n'emploie jamais le terme réalisatrice. Moi je fais du cinéma pour pouvoir être metteur en scène, ce qui n'a rien à voir. Je suis architecte. Le film, je le planifie sur le scénario et je le construis sur l'image. Je ne veux pas faire passer de message. Le message, il passe, ça passe. Mais ce n'est pas &quot;je veux dire ça&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;b&gt;S.B. : Quelles difficultés avez-vous rencontrées sur le tournage, notamment pour diriger les acteurs ?&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;b&gt;C.B.&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; : Les acteurs n'avaient pas peur. C'était moi qui avait peur. J'avais toujours peur qu'ils ne veuillent pas, qu'ils ne puissent pas, qu'ils abandonnent mais heureusement, ça ne m'est jamais arrivé.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://kritiks.blogspirit.com/media/01/00/dee02e96fdfefa724b37ec3561cbe63d.jpg&quot; id=&quot;media-160066&quot; alt=&quot;1589641378bd56cfa2a6dd798e57cb6a.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-160066&quot; /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;S.B. : Avez-vous rencontré des problèmes liés à la censure ?&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;b&gt;C.B. :&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; Non. Je fais des films et j'ai des choses à dire. Elles sont dites et du coup, je ne tombe jamais dans la censure. Par contre, dans des pays européens comme la Norvège, ils ont voulu interdire mon film Romance. Encore faut-il que les journalistes ne soient pas conformistes. On peut interdir un film aux enfants, ça je suis d'accord, mais on ne peut pas l'interdire aux adultes. Beaucoup de gens sont déçus, ceux qui veulent voir un film cochon sont déçus. Je ne fais pas des films qui font ‘bander’ les gens, je fais des films qui font ‘bander’ le cerveau, qui donnent à réfléchir.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;b&gt;K.C. : Quel sentiment avez-vous envers votre statut de réalisatrice controversée ?&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;b&gt;C.B. :&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; Je préfère ça qu'autre chose. Je préfère réveiller les gens plutôt qu'ils se couchent. J'aime bien quand les gens sortent du film et sont contents. J'aime montrer mes films parce que j'ai besoin de les montrer. J'ai besoin de montrer ce que moi je pense. Si vous aimez ce film, il vous marquera. Si ce n'est pas le cas, il ne vous marquera pas.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;b&gt;Propos recueillis par Sarah Boudena, Kévin Cattan &amp;amp; Natacha Dauvergne&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://kritiks.blogspirit.com/archive/2008/03/22/martine-delpon-insoumise.html</guid> <title>Martine Delpon : Insoumise</title> <link>http://kritiks.blogspirit.com/archive/2008/03/22/martine-delpon-insoumise.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (B)</author>   <category>Festival International de Films de Femmes</category>   <pubDate>Sat, 22 Mar 2008 14:45:00 +0100</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://kritiks.blogspirit.com/media/00/01/c29fde3041fea68679254618f7ffc4ef.jpg&quot; id=&quot;media-160053&quot; alt=&quot;2947c6007719110d0b5070f3308b5ec5.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-160053&quot; /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Lucie : En quoi consiste votre travail&amp;nbsp;au sein du Festival ?&lt;br /&gt; Martine Delpon&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; Ca va faire 20 ans en 2009 que j’ai été embauchée sur le Festival International de Films de Femmes. Depuis une dizaine d’années, j’ai mis en place une activité un peu particulière dans les quartiers de Créteil, une activité d’animation&amp;nbsp;qui est l’éducation à l’image, un travail avec les femmes de Créteil pour les amener à voir une séance de cinéma par mois avec un débat, des films de femmes mais pas forcément.&lt;br /&gt; J’ai également développé des ateliers d’initiation de stage vidéo. C’est une initiation à l’image où, pendant huit jours, elles apprennent à se servir de la caméra et à faire un film&amp;nbsp;: on a fait des petits films de stage puis ça s’est transformé en «&amp;nbsp;vidéo 1 minute&amp;nbsp;».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://kritiks.blogspirit.com/media/01/01/0f6cfc8705f44e4619b57cd6c8b4dd0f.jpg&quot; id=&quot;media-160054&quot; alt=&quot;9b4c258ddc838e9b8b887748dd810c65.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-160054&quot; /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Gaëlle&amp;nbsp;: Qu’est ce que «&amp;nbsp;les vidéos 1 minute&amp;nbsp;»&amp;nbsp;?&lt;br /&gt; M.D.&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; Pendant le stage, toutes les femmes font une vidéo 1 minute sur le même thème puis celles qui ont voulu continuer après les stages à avoir une activité en vidéo sont devenues les vidéos femmes de Créteil. En plus, elles ont développé avec moi une partie de théâtre. Depuis deux ans, elles ont monté deux projets&amp;nbsp;: le premier sur l’amour qui s’appelait «&amp;nbsp;Moi c’est Juliette, Roméo parti&amp;nbsp;» et le second c’est «&amp;nbsp;Le cabaret des insoumises&amp;nbsp;»&amp;nbsp; que vous allez voir dimanche.&lt;br /&gt; Pour en revenir aux vidéos, chaque année, les vidéos 1 minute ont un thème différent&amp;nbsp;: cette année c’est «&amp;nbsp;les insoumises». Elles ont donc toutes travaillé sur ce sujet et c’est pour ça qu’après on a réfléchi et j’ai eu envie de mettre en place le cabaret qui s’appelle lui aussi «&amp;nbsp;les insoumises&amp;nbsp;». L’année prochaine, le thème sur lequel nous allons travailler sera «&amp;nbsp;les péchés&amp;nbsp;».&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt; Elisa&amp;nbsp;: Pouvez vous nous parler du «&amp;nbsp;Cabaret des insoumises&amp;nbsp;»&amp;nbsp;?&lt;br /&gt; M.D.&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; Le cabaret des insoumises, c’est un projet que j’avais en tête depuis très longtemps&amp;nbsp;: tous les ans, on peut faire un ou deux cabarets avec une thématique différente. Elles sont maintenant seize femmes des quartiers de Créteil de toutes origines qui sont non-professionnelles bien sûr et qui ont travaillé dans des ateliers théâtre et danse.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;Dans le Cabaret des insoumises, il y a de la chorégraphie comme dans tous les cabarets&amp;nbsp;:&amp;nbsp; des petits numéros de 2-3 minutes. En théâtre, elles ont appris à improviser ce qu’était leur propre insoumission et elles l’ont mise en scène. Chacune d’entre elles a une expression personnelle sur sa propre insoumission&amp;nbsp;ce qui donne un ensemble assez étonnant d’ailleurs&amp;nbsp;: des paroles très vraies, très fortes de ces femmes qui osent dire leur insoumission alors qu’elles n’y auraient pas forcément pensé auparavant. Ca devient donc un projet très puissant. Le spectacle dure 50 minutes avec du chant, de la danse orientale, des poèmes…&lt;br /&gt; Le cabaret, j’ai eu envie de le faire tourner en France et si possible dans des villes partenaires avec lesquelles on pourrait travailler et qui nous accueilleraient. Il est aussi question d’en faire une activité permanente et qu’il y ait au moins chaque année un ou deux cabarets crées et diffusés sur Créteil.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://kritiks.blogspirit.com/media/02/02/8281853f9c7b2099b52a05065ccb1409.jpg&quot; id=&quot;media-160055&quot; alt=&quot;09786a9369c5b7a8603f446317f1aadb.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-160055&quot; /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Lucie: Pouvez vous nous expliquer ce qu’est le réseau des films de femmes&amp;nbsp;?&lt;br /&gt; M.D.&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; J’ai essayé de dynamiser un réseau en France&amp;nbsp;: à Nantes, Montreuil, Boissy-Saint-Léger. Il y a trois groupes qui fonctionnent déjà de la même façon. Et puis maintenant, il y a le groupe partenaire de Turin&amp;nbsp;: les femmes d’almateatro chez qui on est allé jouer «&amp;nbsp;moi c’est Juliette, Roméo parti&amp;nbsp;». C’est comme ça qu’on les a connues, ce sont des femmes immigrées qui font du théâtre. Et elles vont venir à Créteil&amp;nbsp;: elles arrivent aujourd’hui. Il y a également des femmes qui viennent de Mataró, une ville jumelée avec Créteil et qui ont aussi fait des vidéos.&lt;br /&gt; Le réseau… Il est déjà informel c'est-à-dire que chaque année, vous avez énormément d’organisatrices d’autres festivals de films de femmes qui viennent à Créteil. Cette année, on a voulu formaliser d’avantage&amp;nbsp;: on va faire une véritable réunion,pour réfléchir ensemble&amp;nbsp; à ce que l’on fait chacune d’entre nous que ça soit en Italie, en Suède, en France et en Espagne. On réfléchira également sur les projets qu’on pourrait mettre en commun&amp;nbsp;: les vidéos 1 minute justement qui sont parties de Barcelone au départ. C’est leur projet à elles&amp;nbsp;: moi je l’ai continué à ma façon. Ce projet-là par exemple pourrait devenir un programme qui tourne si chacune d’entre elles produit des vidéos 1 minute.&lt;br /&gt; Il y a une réunion demain à 11 heures. Après, on présente les vidéos 1 minutes puis il y a un débat public de présentation du réseau et on va essayer d’élaborer ensemble des actions communes que l’on pourrait mettre en place au cours de l’année.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Interview réalisée par Lucie Bellenger, Gaëlle Delarbre et Elisa Sabban&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Demain à 15h30, retrouvez le Cabaret des Insoumises, à la Maison des Arts de Créteil, Place Salavador Allende, 94000 Créteil&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://videofemmes.blogspirit.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;En savoir plus sur les &quot;insoumises&quot; et les Vidéo Femmes, rendez-vous là !&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://kritiks.blogspirit.com/archive/2008/03/21/lise-bonenfant-30-ans-d-aventures.html</guid> <title>Lise Bonenfant : 30 ans d’aventures !</title> <link>http://kritiks.blogspirit.com/archive/2008/03/21/lise-bonenfant-30-ans-d-aventures.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (B)</author>   <category>Festival International de Films de Femmes</category>   <pubDate>Fri, 21 Mar 2008 14:05:00 +0100</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nous interviewons Lise BONENFANT, doyenne des réalisatrices québécoises, qui, pour ce 30ème Festival International de Films de Femmes, nous présente son dernier documentaire, &lt;i&gt;L’errance invisible&lt;/i&gt;, dans lequel elle va à la rencontre de femmes en difficulté.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;em&gt;Marie&amp;nbsp;: Pouvez-vous nous parler de votre dernier long-métrage, L’errance invisible&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;em&gt;Lise Bonenfant&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;em&gt;:&lt;/em&gt; &lt;i&gt;L’errance invisible&lt;/i&gt; a pour objet l’itinérance de femmes au Québec. Après avoir filmé une manifestation pour aider les femmes itinérantes, j’ai appris que «&amp;nbsp;la grande marelle&amp;nbsp;» est une résidence pour ces femmes-là. J’ai donc décidé de ne pas traiter dans mon documentaire de la résidence en elle-même mais de me concentrer sur les femmes vivant dans cette résidence. Le plus drôle dans tout ça, c’est que je ne connaissais pas du tout ces femmes. J’ai appris à les connaître tout au long du tournage. Il est vrai qu’au début, j’étais assez désorganisée puisque ces femmes le sont beaucoup, mais j’ai su nouer des liens avec elles et je suis finalement devenue très complice.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;em&gt;Axelle&amp;nbsp;: Pourquoi avoir choisi de traiter ce sujet par l’intermédiaire du documentaire&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;em&gt;L.B.&amp;nbsp;:&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;(hésitante) Parce que j’aime ça. Vous savez, quand je commence à travailler sur un documentaire, je pars en me disant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;J’ai quelque chose à découvrir, je n’ai jamais de projets précis&amp;nbsp;». Tout au long de ma carrière, j’ai appris énormément surtout avec ce dernier film qui m’a permis d’entrer dans la peau de ces femmes. J’ai appris que ces femmes sont des survivantes, des écorchées, des marginales, et c’est surtout cela qui m’a attiré parce qu’au fond de moi j’en suis une.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;em&gt;Lucie&amp;nbsp;: Qu’est ce que ça vous fait de participer aux trente ans du FIFF&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;em&gt;L-B&amp;nbsp;:&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;Ce qui est surprenant, c’est qu’en parallèle du trentième anniversaire du Festival, c’est également le trentième anniversaire de ma carrière. J’en ai donc profité pour entreprendre une rétrospective de mon travail en collaboration avec Carole Roussopoulos, une cinéaste française qui a le même cheminement que moi puisque nous avons une manière commune d’aborder le documentaire. Nous avons donc, avec Carole, décidé de faire une rétrospective croisée de nos différents projets.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;em&gt;Interview réalisée par Marie Micheli, Axelle Roux, Lucie Bellenger&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://kritiks.blogspirit.com/archive/2008/03/21/franck-monnet-un-musicien-cinephile.html</guid> <title>Franck Monnet : un musicien cinéphile</title> <link>http://kritiks.blogspirit.com/archive/2008/03/21/franck-monnet-un-musicien-cinephile.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (B)</author>   <category>Festival International de Films de Femmes</category>   <pubDate>Fri, 21 Mar 2008 12:45:00 +0100</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-158682&quot; src=&quot;http://kritiks.blogspirit.com/media/00/01/8e866cdf581aa3e3f47dd175d4c32a7c.jpg&quot; alt=&quot;527a928f069fac81359d6a7f519256b3.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-158682&quot; /&gt;Franck Monnet est cette année le seul musicien du Grand Jury. Avec six autres personnalités, il est chargé de remettre le Prix du meilleur long métrage fiction. Nous avons trouvé intéressant d’échanger quelques mots avec lui afin de découvrir son regard sur le Festival…&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir membre du Jury cette année?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/em&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Franck Monnet&lt;/strong&gt; :&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; On m’a contacté pour être membre du Jury, ce qui m’a fait grand plaisir, car j’aime le cinéma et débattre sur les films me semble être une expérience enrichissante.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;Vous avez déjà collaboré dans le milieu de la musique avec de nombreuses femmes (Emily Loizeau, Vanessa Paradis), que pensez-vous de la condition de la femme dans le milieu artistique?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Franck Monnet :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; Comparé à certains pays, je pense que la position de la femme en France n’est pas mauvaise, mais il faut bien sûr continuer ce combat grâce notamment à des festivals comme celui-ci. Par ailleurs, dans le milieu artistique français les femmes réussissent de plus en plus à imposer leur style.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;Quel rapport entretenez-vous avec le cinéma?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Franck Monnet :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; J’ai déjà réalisé des musiques pour des téléfilms et courts-métrages, j’ai également composé des chansons pour des actrices.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;Personnellement j’ai un regard ouvert sur le cinéma même si j’avoue une préférence pour les films expérimentaux. Pour moi, le cinéma est un art complexe qui attise ma curiosité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Que pensez-vous de&amp;nbsp;la place de la musique dans le cinéma ?&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Franck Monnet :&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; À mon avis, la musique tient une place primordiale dans un film. Récemment, j’ai vu le film &lt;i&gt;There will be blood&lt;/i&gt; auquel la musique apporte un côté transcendant.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;De plus, selon moi, certains classiques tel que &lt;i&gt;West Side Story&lt;/i&gt; ne pourraient pas exister sans leur bande originale. Je pense qu’une bonne musique peut sauver un film…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;em&gt;Interview réalisée par Charlotte Benhamou, Julie Vettese, Marie Vettese&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://kritiks.blogspirit.com/archive/2008/03/20/safi-faye-en-beaute.html</guid> <title>Safi Faye : en beauté !</title> <link>http://kritiks.blogspirit.com/archive/2008/03/20/safi-faye-en-beaute.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (B)</author>   <category>Festival International de Films de Femmes</category>   <pubDate>Thu, 20 Mar 2008 18:25:00 +0100</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-158661&quot; src=&quot;http://kritiks.blogspirit.com/media/02/01/0ef4f498f5dac94d41db06ceeea760c4.jpg&quot; alt=&quot;d5f2f70090cbfbb7c56f19bf10833e93.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-158661&quot; /&gt;Safi Faye est née en 1943 près de Dakar (Sénégal). Ce n’est qu’après avoir eu son diplôme d’enseignante qu’elle se voit proposer en 1966 un rôle dans le film de Jean Rouch &lt;i&gt;Petit à petit&lt;/i&gt;. Elle part étudier à Paris le cinéma et l’ethnographie à la Sorbonne. Lorsqu ’elle réalise son premier court métrage &lt;i&gt;La passante&lt;/i&gt; en 1972, elle devient la première réalisatrice africaine. En 1975, elle tourne son premier long métrage &lt;i&gt;Lettre paysanne&lt;/i&gt; qui traite des difficultés économiques au Sénégal. Son deuxième long métrage &lt;i&gt;Fad’jal&lt;/i&gt; tourné en 1979 a pour sujet l’opposition entre tradition et modernité. Elle a également travaillé pour des programmes internationaux de télévision, notamment &lt;i&gt;Goob Na Nu&lt;/i&gt; en 1979 et &lt;i&gt;Souls In The Sun&lt;/i&gt; en 1981.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;Le film, inspiré d’une légende traditionnelle, nous dépeint l’histoire de Mossane, une belle jeune femme de 14 ans – Mossane signifie beauté en langue Serere - vivant dans un village sénégalais. Malgré le fait qu’elle soit amoureuse d’un jeune étudiant, Fara, sa famille préfère la marier au riche Diogoye, ce qu’elle n’accepte pas. Elle finira par se rebeller contre sa famille.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;Safi Faye mêle ici deux points de vue.&amp;nbsp; D’une part la fiction et de l’autre l’ethnologie. &lt;i&gt;Mossane&lt;/i&gt; est un film dédié à la femme africaine, à son courage, à son désir d’émancipation. Accueilli en sélection officielle au Festival de Cannes en 1996 pour sa première mondiale, &lt;i&gt;Mossane&lt;/i&gt; est l’un des films le plus universel et sensuel qui soit.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;Après la rétrospective que le Festival International de Films de Femmes lui a consacré en 1998, Safi Faye nous a fait le plaisir, hier soir, de revenir à Créteil pour la projection de &lt;i&gt;Mossane&lt;/i&gt;, son premier long métrage de fiction, sorti en 1997.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;em&gt;Elena Astete, Manon Ave &amp;amp; Sarah Boudena&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; </description>  </item>  </channel> </rss> 