28.11.2007

7ème Rencontres internationales des écritures de l'exil : Les Balkans

c0090751ca7f4658300b608a5d96fbf6.jpg

Pour sa 7e édition, "D’encre et d’exil" s’intéresse aux pays de l’Ex-Yougoslavie : Serbie, Monténégro, Croatie, Kosovo, Bosnie-Herzégovine, Slovénie, Macédoine, auxquels s’ajoutera l’Albanie.
 
Pendant les conflits, de nombreux intellectuels et artistes ont fui la barbarie. Certains sont restés en exil, d’autres sont rentrés. L’expérience concrète du conflit a donné lieu à un foisonnement d’écrits, les mots exprimant l’intimité détruite, la mort et la souffrance, l’écroulement du monde mais aussi la rage de vivre. Pour en témoigner une vingtaine d’auteurs seront présents.
 
 
Au programme : des hommages à des auteurs disparus tels que Danilo Kis par Josef Nadj ou Ivo Andric (Prix Nobel en 1961), des tables rondes, des entretiens, des lectures et mises en espace de textes, de la musique.

 
Du 30 novembre au 2 décembre 2007
Centre Pompidou - Niveau 1/Petite Salle
Entrée libre
 

20.11.2007

Exposition d'Artistes d'ici et d'ailleurs

fd561bbf0fbc4ce4e55f0f0a355f05f5.jpgLe centre socioculturel « Madeleine Rebérioux » à Créteil propose en parallèle aux journées cinématographiques du Val de Marne « l'oeil vers... l'Iran » qui se dérouleront au cinéma « La Lucarne », une exposition d'artistes iraniens résidant en France.
Le centre propose une carte blanche à Farzaneh Tafghodi (plasticienne) pour la réalisation de cette exposition. Celle-ci aura lieu du 26 novembre au 8 décembre 2007.
F. Tafghodi a essentiellement mis l’accent sur des artistes qui ont quitté l'Iran pour la France après la révolution iranienne (depuis 1980), et dont le travail a été obligatoirement imprégné par ces deux cultures.
 
Les artistes présentés en exposition sont :
 
Rokhshad Nourdeh (performance, vidéo)
Payram (photographie)
Farzaneh Tafghodi (peinture –vidéo)
Pardis Sharifian (peinture)
Navid Azimi (peinture)
Rozita SH. Jahan (vidéo)
Bruno Cordonnier (photographie)
Alexandra Pozzo di Borgo (peinture)
 
Vernissage le 26 novembre à partir de 19h
 
CSC Madeleine Rebérioux
27 avenue François Mitterrand
94 000 CRETEIL
 

03.10.2007

L'Art et la Science

eef61bd815dd8a9b96298803dabee586.jpg

Le nouveau centre socio-culturel de Créteil, Madeleine Rebérioux, vous invite à fêter la science ! Ce d'une façon très originale en mêlant l'art à la science ou bien l'inverse. 

Ce centre "dédié" aux sciences et aux nouvelles technologies aime à y mêler les différentes pratiques, les différents courants de pensée. Il présente une façon riche et originale de s'initier (grands comme petits) aux sciences, aux arts, aux sciences humaines, à la musique, etc. Il est incontestablement, un des lieux à découvrir en cette rentrée 2007 !

Ce vendredi 5 octobre à 19h, le vernissage de l'exposition des photographies de Michel Noël est une occasion unique, non seulement de découvrir le centre, mais aussi de rencontrer un photographe d'exception. Sa démarche à la fois naturaliste et esthétique, vous entraînera dans la microscopie des détails. Une véritable poésie. Entrevoir la goutte d'eau sur la feuille, ou encore une abeille entrain de se délecter du nectar d'une fleur... Dans une interview (confiée au journal Linternaute du 28 Juillet 2006), Michel Noël se confiait sur sa technique photographique : "elle est surtout destinée à interpeller le visiteur, car nous ne pouvons avoir le même regard sur un portrait d’insecte ou un détail de fleur de quelques millimètres et sur celui qui est exposé en 1,5m X 1m."

Un  véritable parcours dans l'univers des insectes. Une belle rencontre avec la science sous toutes ses formes...

Rendez-vous donc ce vendredi 5 Octobre à 19h au Centre Madeleine Rebérioux : 27 av. François Mitterrand

94000 Créteil... (ligne 8 : Terminus Créteil Préfecture puis bus 281 arrêt Côteaux)

Pour les absents une autre rencontre pour fêter la science est organisée le Samedi 13 octobre à 19h30, avec Jean-Louis Lhermitte, un artiste à découvrir. Il donnera une conférence sur le thème : "Peut-on parler d’art ou de science ou plus simplement de création ?" Le dialogue apparemment impossible entre art et science pour des créations dans l’espace est pour lui générateur de nouveaux sens et de nouveaux langages. Solliciter l'imaginaire comme source de compréhension de notre environnement, y compris la nature produite par l’homme, pour tenter ainsi d'interpréter des logiques sans cesse augmentées de la complexité du monde, voilà ce que recherche Jean-Louis Lhermitte au travers de ses créations. N'hésitez pas à aller l'écouter et en attendant découvrez son site en cliquant là ! Son univers s'y dessine, s'y métamorphose. Des paysages, des lumières, des sons...


Sonia Bressler 

Centre Madeleine Rebérioux : 27 av. François Mitterrand 94000 Créteil

(Ligne 8 : Terminus Créteil Préfecture puis bus 281 arrêt Côteaux)

Pour toutes les informations complémentaires : Tél 01 41 94 18 15
Accès handicapé.

Entrée libre 

 

26.09.2007

Auschwitz : rémanence de photos inédites

6ae183e0ec797e61d6e0f11d710459f1.jpgLe Musée du Mémorial de l’Holocaust vient de publier des photographies inédites de la vie des SS sur le camp d’Auschwitz. Plus que des photos, elles sont un document intemporel de mémoire qui est en train d’émouvoir l’Amérique. Plus largement, elles semblent être une pièce majeure de l’histoire de l’Humanité.
 
La mémoire est essentielle et elle doit se construire... jour après jour et de génération en génération... Aussi, les images des camps, des lectures Hannah Arendt ou tout simplement le journal d’Anne Franck ou pour finir les aveux de Rudolf Hoess participent à un travail mémoriel essentiel. Les travaux cinématographiques dont ceux de « Lanzmann » et de chercheurs moins connus sont précieux pour organiser la permanence du souvenir. Il y a aussi ces oubliés courageux qui ont donné leur énergie pour aller puiser la vérité de déportations, de pogroms au fin fond de l’Europe, parfois dans des villages reculés, insoupçonnés. Enfin, une partie de cette « Histoire » est inscrite dans les clichés filmographiques militaires et les pellicules photos des libérateurs des camps à partir du printemps 1945.  
Aussi, la récente découverte de Rebecca Erbelding participe-t-elle de manière essentielle à la marche de la Mémoire. Ainsi, Rébecca, jeune archiviste au Musée du Mémorial de l’Holocauste aux Etats-Unis a récemment ouvert le courrier d’un ancien officier de renseignement qui désirait donner une soixantaine de photographies d’Auschwitz. Erdeling fut intriguée par ce courrier atypique. En effet, bien qu’Auschwitz soit le camp le plus symbolique de la mémoire de la Shoah, seul un très petit nombre de photos sont connues concernant la vie concentrationnaire avant la libération du camp, le 27 janvier 1945. Quelques mois après cette missive, le musée de l’Holocauste reçut une série de photos dont la « signifiance » dépasse le simple cadre historique de la vie du camp d’Auschwitz. Alors que l’équipe de chercheur commençait à décortiquer ces documents photographiques, Rebecca Elderling comprit rapidement sa portée...  

Lire la suite

29.08.2007

L'exposition Rodin, le rêve japonais

 ea683ba2852a576026e2df1126b0554b.jpgCette exposition nous donne l'occasion de (re)découvrir le Musée Rodin…

 Visiteuses, visiteurs, il y en a pour tous les goûts : peintures, sculptures, objets, Antiquité, Japon... De plus, le cadre est convivial, de la cafétéria jusqu'aux chaises longues en bois au fond des jardins.

  Toute sa vie, Rodin ira vers une plus grande expression de la vérité de l’être ou du thème représenté. Sa première grande oeuvre, la statue en plâtre d'un jeune homme, représentant L'Âge d'airain , est sculptée grandeur nature. Par conséquent, elle donne une telle impression de vie que l'on a accusé l'artiste d'avoir fait un moulage sur nature. Dans les jardins du Musée trône une des plus célèbres de ses oeuvres,  inspirée de Dante : La Porte des Enfers. Auguste Rodin avait modelé des corps par centaines pour les vantaux. Certains d'entre eux reçurent le statut d'oeuvres indépendantes en étant agrandis, comme Le Penseur ou Le Baiser. Ce souci du détail trahit son obsession pour le réel, sa quête d'un art vrai.

   Le musée possède aussi une salle dédiée au travail de Camille Claudel, élève, modèle, maîtresse, muse, collaboratrice de Rodin. Pendant la période où les amants travaillèrent de connivence, la main de Camille se confondit avec celle de Rodin dans certaines œuvres du sculpteur. Elle collabora notamment à l'exécution des Portes de l'Enfer et au monument des Bourgeois de Calais. Mais parfois les créations de l'un et de l'autre sont si proches qu'on ne sait qui du maître ou de l'élève a inspiré l'un ou copié l'autre. Certains affirmèrent que ses oeuvres furent exécutées par Rodin. Ces diffamations et le refus du sculpteur d'abandonner Rose Beuret, sa compagne de toujours, conduirent à une rupture inévitable entre les deux artistes.

   Les oeuvres de Camille Claudel acquièrent un nouveau souffle au moment de cette séparation, synonyme d'indépendance artistique. Au tournant du XIXème siècle, elle s'inspira du japonisme, alors en vogue, pour réaliser d'élégants jeux de courbes à partir de l'onyx, matériau rare. Comme dans les estampes des artistes nippons, Camille Claudel utilisa en effet le motif de la vague comme un élément décoratif sur lequel elle insista en le disproportionnant par rapport au groupe des personnages. Ce nouveau style se retrouvera dans Les Causeuses et La Vague, avant que l'artiste sombre dans la maladie.

   Rodin n'échappa pas à l’engouement de fascination pour le Japon. Cette exposition temporaire regroupe une série d’estampes, de pochoirs, d'objets d'art, de dessins, de livres, d’études et de sculptures en provenance du Japon dont il avait fait l'acquisition. La passion de Rodin pour cet art est pour lui une révolution artistique. Le sculpteur adopta notamment la céramique nipponne en développant la technique du grès d’où naît une traduction de certaines de ses oeuvres, comme La Tête de Balzac.

   En 1906, Rodin rencontra Hanako, une geisha qui bâtit son succès grâce à une interprétation très vigoureuse du  hara-kiri, le suicide rituel. Séduit par son talent, Rodin essaya de reproduire l'expression de la douleur et de l'effroi qu'adoptait la comédienne. Au coeur de l'exposition prend place un enchaînement de 26 dessins et 26 sculptures où Rodin déclina en terre, en plâtre puis en bronze toute l’expressivité tantôt dramatique tantôt rêveuse du modèle. Suit une série d’études de nu dessinés par Rodin lors d’une séance de pose accordée par Hanako.  Cette exposition va bien au-delà d'un comblement biographique de Rodin, elle dresse un portrait fidèle de l'art japonais perçu par l'Occident au XIXe siècle.

Delphine Dauvergne

Infos pratiques :

Exposition du 16 mai au 9 septembre 2007
Ouverture du musée de 9h30 à 17h45

Adresse : 79 rue de Varenne (Paris)
Accès :
 Métro (ligne 13) : Varenne, Invalides ou Saint-François Xavier
 R.E.R (ligne C) : Invalides
 Bus : 69, 82, 87, 92
 Stationnement : Bd des Invalides

Pour plus d'informations cliquez-là

19.01.2007

Histoires d'enfance

medium_IMG_3460.jpgAprès le vernissage éphémère dans mon couloir, l'exposition s'en va (en partie) à Veynes (dans les Hautes-Alpes) au Fourmidaible, puis ailleurs, je l'espère, je travaille pour...

Mes photographies ont été prises sur le vif dans deux pays très différents, le Népal et le Kosovo. Deux situations géographiques distinctes, mais deux réalités qui se rejoignent : une grande misère et un quotidien qui relève du défi pour sortir des conflits imposés et/ou subis. Porteurs d'espoirs, les enfants sont les premières victimes de guerres. Un enfant meurt toutes les cinq secondes. Loin de prendre le parti du misérabilisme, j'ai choisi de témoigner, de capter des instants magiques, de jeux, de curiosité partagée. Chaque photographie est une part d'humanité et une volonté, pour moi, de défendre non seulement les droits des enfants mais aussi ceux de l'homme. Un façon à travers chaque sourire, chaque regard,d'interroger notre part d'humanité.

Pour plus d'images, cliquez ici ! 

Sonia B.