28.02.2008
Carnets d'expédition
Vous connaissez tous mon goût de l'aventure, des terres lointaines... Aujourd'hui, il me faut rendre hommage au travail de Francis Le Guen. Gedeon (programme) et Exploration aventure sortent la collection DVD des documentaires sur les expéditions de Francis Le Guen et son équipe.
Expert-conseil du Centre Evian pour l'Eau, auteur de plusieurs livres, réalisateur de films, et notamment pour "Ushuaïa", fondateur et premier rédacteur en chef du magazine mensuel Plongeurs International, il a ensuite présenté pendant cinq ans des rubriques hebdomadaires sur la chaîne Voyage tout en concevant la série "Carnets de Plongée" qui compte aujourd'hui trente émissions diffusées régulièrement sur Voyage, TMC et France 5.
Carnets d'expédition, Arctique, Septentrion, un film de Patrick Luzeux (présenté par Francis Le Guen), nous suivons les traces de Erik le Rouge, depuis l'Islande jusqu'au Groenland dans un village fantôme...
Carnets d'expédition Atlantique, les Mystères du gulf Stream, un film de Philippe Tourancheau (présenté par Francis Le Guen), nous allons et venons au coeur d'un mythe : le gulf stream. Quels sont ses effets ? A-t-il une source ? Où va-t-il ? Autant de questions qui animent l'équipe qui découvre tant de ruines, de bateaux coulés, tant d'épaves...16:50 Publié dans DVD | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Aventure, exploration, film, DVD, Kritiks, Critiques, expédition
25.02.2008
inventer la cuisine
Vous aimez la cuisine ? La bonne cuisine, celle inventée sous vos yeux, où le jeu des saveurs se mêle à l'originalité des aliments. Rangez vos micro-ondes, sortez vos plus beaux couverts, et venez découvrir les joies de plats où les couleurs semblent être une pure magie. Féérie des temps modernes, la Huit, sort une collection de DVD sur l'invention de la cuisine.
Originalité des saveurs, excitation des papilles... Ces grands chefs se livrent chacun dans l'intimité de leurs créations, ils expliquent leurs mélages, leurs goûts pour les saveurs, pour cette chimie infinie. Pur équilibre d'une cuisson, pure dégustation de l'instant, chaque rencontre est une découverte fabuleuse.
L'invention de la Cuisine : Michel Bras (52'), un documentaire de Paul Lacoste. Nous découvrons ainsi Michel Bras, l’un des plus grands cuisiniers français, a obtenu sa troisième étoile en 2000. C’est certainement à Laguiole que se fait la cuisine la plus novatrice, la plus radicale, mais aussi la plus reliée au terroir, l’Aubrac. Quatre assiettes nous sont proposées, tel le fil de la fabrication culinaire.
L'invention de la Cuisine : Pierre Gagnaire (52') de Paul Lacoste. Pierre Gagnaire évoque la peinture, l'art contemporain. installé rue Balzac à Paris, il transcende les normes. Quand d'autres dessinent leurs assiettes aux millimètres, pour que chacune de leur création soit reconnue comme une œuvre d'art, lui préfère travailler une posture, une attitude. Il crée dans un flux continu : sa carte change chaque mois, et ses assiettes chaque jour, lorsque, devant les fourneaux, il est capable de tout repenser en direct, en fonction de la réalité du produit, de son énergie, et de la personne pour laquelle il cuisine. Nous sombrons dans le charme de son énergie, de sa poésie...
Paul Lacoste ne s'arrête pas là, il suit l'invention de toutes les cuisines. Il nous conduit chez Michel Guérard, pour un troisième documentaire plein de promesses. Fondateur de la Nouvelle Cuisine Française, Michel Guérard a inventé une nouvelle façon de cuisiner, plus libre, et plus proche des produits. Cette approche s'est largement développée, Paul Lacoste en ayant conscience, cherche davantage à rendre hommage au maître, en prenant quatre cuisiniers amateurs pour interprêter les recettes du Maître en parallèle. Une fabuleuse démonstration.
Laissons là quelques instants nos papilles, voyageons en bord de mer. Une odeur de sel, une saveur de beurre chantent à nos oreilles. Crépitement de coquillages. Paul Lcoste nous entraîne au coeur de la Bretagne. Olivier Roellinger, est un chef à part, il aime les mélanges de saveurs apportées par la mer. Au-delà de l'écume, des marées. Les algues épousent la lune et ses épices de l'autre monde.
La Huit ne s'arrête pas là, Sophie Bensadoun nous présente dans un documentaire plein de musicalité sur Alain Passard et le solfège du légume. Soixante minutes de délectation. Entré en cuisine à 14 ans comme d'autres entreraient en religion, Alain Passard fait ses classes auprès des plus grands avant de se créer son propre restaurant l'Arpège, à Paris, auréolé depuis plus de 10 ans de 3 étoiles au Guide Michelin. Mais son parcours ne s'arrête pas là. Il joue avec les assiettes, il retire les viandes, les poissons, et offre toute sa liberté au légume.
Tant d'émotions, de mises en bouches. Au travers de ces documentaires nos papilles s'évanouissent de plaisir. Délectation. Une découverte fabuleuse. A mettre entre toutes les mains pour que la cuisine retrouve sa poésie, sa vitalité...Et si la technique fonctionne, sachez qu'en cliquant sur chaque jaquette de DV, vous vous retrouverez directement sur le site de la Huit, et vous aurez la joie de pouvoir y trouver des extraits et vous procurer les films pour mettre mille et une saveurs dans votre assiette. A table !
Sonia Bressler
16:30 Publié dans DVD | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Cuisine, DVD, cinéma, luxe, gastronomie, documentaire, réalisation
23.02.2008
Les classiques du cinéma italien
Enfin une collection de DVD présente les essentiels du cinéma Italien. Cette mi-février fait date, les éditions Opening et le distributeur Aventi s’associent pour la sortie de quinze films classiques du cinéma italien. Quinze films et six inédits pour égaler vos nuits et raviver vos mémoires.L’industrie du cinéma italien est née entre 1903 et 1908 avec la création de trois compagnies : la Cines romaine, l’Ambrosio de Turin et l’Italia Film. D’autres compagnies ont rapidement suivi à Milan et à Naples. En très peu de temps, ces premières compagnies ont atteint une production de qualité et leurs films furent bientôt vendus hors d’Italie. Un des premiers sous-genres apprécié fut les filoni (les films historiques) : le premier de ce type fut, en 1905, le film de Filoteo Alberini, La presa di Roma, 20 settembre 1870 (La prise de Rome, 20 septembre 1870).
D’autres films décrivaient les actions de beaucoup de personnages historiques tels que Néron, Messaline, Spartacus, Jules César, Cléopâtre. Le film Ultimi giorni di Pompei (Les Derniers Jours de Pompéi) d’Ambrosio (1908) devint rapidement célèbre et immédiatement suivi par un remake de Casérini (1913). La même année, Guazzoni réalisa un Marc-Antoine et Cléopâtre très apprécié. Et l’année suivante, Giovanni Pastrone l’immense Cabiria.
La collection débute avec le film de Giuseppe Tornatore Le Maître de la Camorra, dédié à la naissance de la mafia napolitaine. Vers la fin des années 50, Raffaele, un jeune Napolitain, écope de vingt ans de prison pour le meurtre d'un homme qui a "manqué de respect" à sa soeur Rosaria. Dans sa prison, il fonde une véritable armée de malfaiteurs chargés de s'emparer du trafic de la drogue et des cigarettes. La "camorra", nouveau nom de la mafia napolitaine, se développe, grâce au concours de Rosaria, qui sert de trait d'union entre son frère et les tueurs répandus dans toute l'Italie. Feignant la folie, Raffaele est interné dans un asile d'où il s'échappe. Sa carrière prend alors une nouvelle dimension. Ce film est incarné de façon forte par Ben Gazzara, Laura del Sol et Lino Toisi.Le second film nous plonge, avec délice, dans une comédie. Le film les deux Colonels de Steno nous entraîne (avec Toto, Walter Pidgeon, Adriana Facchetti, Francis Lane, Gérard Herter, Ninon Taranto, Nino Terzo) à la fin de la seconde guerre mondiale. Le colonel italien Di Maggio cherche à s’emparer de la petite bourgade de Montegreco, à la frontière albanaise. Les troupes britanniques, menées par le colonel Henderson, aimeraient également occuper la ville.
Avec un été violent de Valerio Zurlini (avec Eleonora Rossi Drago, Jean-Louis Trintignant, Jacqueline Sassard), nous nous plongeons dans les recoins du fascisme, nous interrogeons les mystères de l’amour. Eté 1943. Carlo, fils d'un dignitaire fasciste, passe des vacances loin de la guerre, à Riccione. Il y rencontre Roberta, jeune veuve d'un officier de marine et mère d'une petite fille. Ils tombent follement amoureux. Le 25 juillet, la radio annonce la chute de Mussolini, le peuple envahit la rue et le père de Carlo doit fuir. Il veut entraîner son fils, mais Carlo choisit de rester avec Roberta malgré le danger.
La Vénitienne de Mauro Bolognini (avec la somptueuse musique de Ennio Morricone), nous fait prendre conscience du bonheur de la sortie de la misère. Est-ce pour autant une fin de crise ? A Venise, alors que la population redécouvre la joie de vivre après les années de peste noire, Valéria et Angela, la veuve, deux femmes nobles et respectables, remarquent dans la foule un jeune et bel étranger, plein de charme. Chacune d'elle va, à sa manière, tenter de conquérir le jeune homme devenu objet de convoitise pour une nuit d'amour. C'est d'abord Angela qui fait rechercher l'inconnu par son valet Bernardo qui réussit à convaincre le jeune homme de le suivre.Comment ne pas succomber aux charmes de Sophia Loren ? Mario Camerini nous plonge dans les histoires de couples, de séduction. Evidemment avec cet honneur bafoué qui engendre la vengeance. Naples, au 17ème siècle.Lucas, modeste meunier, vit heureux avec sa femme Carmela. Le gouverneur Don Théophile convoite la belle meunière : afin d’avoir les mains libres, il fait emprisonner Lucas et se rend chez Carmela, qui réussit à le berner. Mais Lucas, persuadé que Don Théophile est parvenu à ses fins, s’évade et décide de se venger. Cette brillante comédie italienne, pleine de vie et de tonus, passe à la moulinette quelques clichés sur les relations entre les hommes et les femmes. Un film servi par un casting exceptionnel : Marcello Mastroianni, Vittorio De Sica et la magnifique Sophia Loren dans l’un de ses tous premiers films.
Rome, 1920. Abandonnée par le Comte Barra, la belle Manoela partage son existence entre plusieurs amants. Un jour, elle est remarquée par le Duc de Bagnasco, un noceur invétéré, abonné aux plaisirs de la chair. Mais cette fois-ci, le séducteur est pris à son propre piège et tombe follement amoureux d’elle. Lorsqu’il apprend qu’elle a été la maîtresse de son cousin Barra, il ne le supporte pas et cherche vengeance. Tel est le synopsis de la Divine Créature de Giuseppe Patroni Griffi. Injustement oublié, ce chef-d’œuvre dépeint une société aristocratique décadente, ne faisant plus la différence entre le luxe et la luxure. Cette perte de tout sens moral conduira le pays au pire, nous dit le cinéaste, c’est-à-dire au pouvoir fasciste de Mussolini. Magnifiquement interprété, un très grand film à redécouvrir.
Ces six films sont accessibles pour 12,99€, dans la même collection, vous pouvez également retrouver les films de Fellini : La Dolce Vita, Il Bidone, Juliette des Esprits, les Vitelloni, les feux du Music-Hall. Mais aussi ceux de Marco Ferreri (l’audience, la chair), de Mario Monicelli (Gendarmes et Voleurs), de Francesco Rossi (Salavdore Giuliano).Léa Renoir
18:55 Publié dans DVD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, italien, films, histoire, DVD, classique, politique
02.02.2008
Grindhouse :planète terreur / boulevard de la mort
Grindhouse : Planète Terreur / Boulevard De La Mort (USA, 2007, 3h11)Segment n°1 : "Machete" (Fausse Bande-Annonce) :
Réalisateur : Robert Rodriguez
Scénariste : Robert Rodriguez
Compositeur : Robert Rodriguez
Directeur de la Photographie : Robert Rodriguez
Casting : Danny Trejo (Machete), Jeff Fahey (L'Homme D'Affaires), Tito Larriva (L'Homme qui se fait poignarder) et Cheech Marin (Le Prêtre)
"Machete" est sans aucun doute la meilleure fausse bande-annonce de toutes celles proposées dans le long-métrage. Projetée avant "Planète Terreur", Rodriguez livre une fausse bande-annonce bourrée d'humour décalé, violente, avec déjà, des dialogues cultes.
Pour ne pas changer, c'est "la gueule Mexicaine" Danny Trejo qui joue le rôle du tueur à gage (rôle qui lui colle à la peau), ainsi que Cheech Marin (un autre acteur-titre des films de Rodriguez) qui joue le rôle du Prêtre. Si Robert Rodriguez joue plus sur la violence à l'écran, son "Machete" s'avère être un total divertissement de deux minutes et on ne demande qu'une seule chose après l'avoir vu : UN VRAI FILM !!!
Segment n°2 : "Planète Terreur" (Long-Métrage) :Réalisateur : Robert Rodriguez
Scénariste : Robert Rodriguez
Producteurs : Elizabeth Avellán, Robert Rodriguez et Quentin Tarantino
Producteurs Éxécutifs : Bob Weinstein, Harvey Weinstein, Sandra Condito et Shannon McIntosh
Compositeur : Robert Rodriguez
Thème Principal "Grindhouse (Main Titles)" : Robert Rodriguez
Directrice du Casting : Mary Vernieu
Chef Costumière : Nina Proctor
Chefs Maquilleurs : Gregory Nicotero et Howard Berger
Effets Visuels : Troublemaker Digital
Coordinateur des Cascades : Jeff Dashnaw
Chef Décorateur : Steve Joyner
Directeur de la Photographie : Robert Rodriguez
Chefs Monteurs : Robert Rodriguez et Ethan Maniquis
Casting : Rose McGowan (Cherry Darling), Freddy Rodriguez (El Wray), Josh Brolin (Dr. William Block), Marley Shelton (Dr. Dakota Block), Michael Biehn (Le Sheriff Hague), Jeff Fahey (J.T. Hague), Naveen Andrews (Abby), Michael Parks (Le Sheriff Earl McGraw), Stacy Ferguson (Tammy), The Crazy Babysitters Twins (Les Soeurs Babysitters), Nicky Katt (Joe), Tom Savini (L'Adjoint Tolo), Carlos Gallardo (L'Adjoint Carlos), Julio Oscar Mechoso (Romey), Rebel Rodriguez (Tony Block), Robert Rodriguez (Un Homme), Quentin Tarantino (Lewis le Violeur) et Bruce Willis (Le Lieutenant Muldoon)
Dans une petite ville, William et Dakota Block, un couple de médecins, constatent que leurs patients sont soudain frappés par la gangrène et affectés par un regard vide et inquiétant...
De son côté, Cherry, go-go danseuse, s'est fait arracher la jambe lors d'une attaque. Wray, son ex-petit copain, veille sur elle. Mais Cherry a beau être au plus mal, elle n'a pas dit son dernier mot.
Tandis que les malades se multiplient et deviennent des agresseurs enragés, Cherry et Wray prennent la tête d'une armée destinée à empêcher l'épidémie de se propager. Si des millions d'individus sont contaminés et beaucoup succombent, une poignée d'entre eux se battront jusqu'au bout pour se réfugier dans un lieu sûr...
Venons en au fait ! Le meilleur segment de tout le film se trouve ici, et c'est Robert Rodriguez qui le réalise. Tout commence avec la belle Rose McGowan (qui campe le personnage de Cherry Darling) offrant au spectateur un superbe show de go-go danseuse sur le "Grindhouse (Main Titles)" composé par Rodriguez lui-même (ça faisait longtemps qu'on avait pas entendu un aussi bon thème de film). Vient ensuite d'autres personnages primaires, secondaires, et tertiaires qui vont tous se croiser et faire la guerre contre des zombies. Comment sont-ils devenus des morts-vivants ? Tout simplement car une arme biochimique a explosé et a envahi une partie des États-Unis. Outre la réalisation si bien soignée de Rodriguez, on est fier de voir que son scénario est complet et qu'il ne manque de rien (pas de dialogues inutiles, il y a de belles scènes d'actions et de superbes scènes remplies d'émotion). La musique, le montage, la photographie, les acteurs, les effets de style, tout est parfait !!!Quel bonheur de revoir ces gueules has-been qui ont marqué les années 80 au cinéma comme Michael Biehn ou encore Jeff Fahey qui sont inoubliables dans ce film.
Quant à Rose McGowan, Cherry Darling est un rôle qui lui colle à la peau tout comme le rôle de Dakota pour Marley Shelton. Le fils de Rodriguez s'en sort très bien lui aussi en interprétant Tony Block.
Freddy Rodriguez est tout simplement excellent dans le rôle d'El Wray et avoir le premier rôle masculin lui va très bien.
N'oublions pas pour autant les rôles secondaires de Tom Savini, Michael Parks, Stacy Ferguson, Naveen Andrews de "Lost", et l'interprétation déjantée de Quentin Tarantino ainsi que le rôle sérieux du Lieutenant Muldoon, joué excellemment bien par Bruce Willis.
Drôle, jouissif, sentimental, magistralement bien interprété et réalisé soigneusement par Rodriguez, "Planète Terreur" s'avère être le meilleur film clin-d'oeil aux séries Z (voire même supérieur), ainsi que l'un des meilleurs divertissement de cette année 2007.
De plus, le film a vraiment une ambiance "Grindhouse", est très américanisé, se passe dans un monde futuriste (Ben Laden a été tué) et dans une ambiance digne des années 70 aux États-Unis.
Le grain de film est présent tout le long du film, en plein milieu du long-métrage s'affiche "Bobine manquante", le logo "interdit aux mineurs" est présent, tout comme le logo "Notre grand film de la soirée" ; Rodriguez a vraiment fait le nécéssaire pour plonger son spectateur en plein seventies. Le film comporte plusieurs références mais aucun clichés.
En voulant rendre hommage à la saga des "Morts-Vivants" de George A. Romero, Rodriguez confirme son talent et dépasse même les films originaux avec son "Planète Terreur".
Robert Rodriguez sait tout faire. Il réalise, écrit, monte, dirige l'image, créé des effets spéciaux et visuels, et produit lui-même ses films pour le bonheur du spectateur.
Et c'est comme cela que le spectateur reconnaît le travail d'un... GÉNIE, il n'y a pas d'autres mots.
Non seulement "Planète Terreur" est un chef-d'oeuvre et c'est également le meilleur film du réalisateur (suivi de près par la saga "Desperado", "Sin City" et "Une Nuit En Enfer") mais il s'affirme également comme étant déjà culte.
Segment n°3 : "Les Femmes Loups-Garous Des SS" (Fausse Bande-Annonce) :Réalisateur : Rob Zombie
Scénariste : Rob Zombie
Compositeur : Tyler Bates
Directeur de la Photographie : Phil Parmet
Casting : Udo Kier (Franz Hess), Sheri Moon Zombie (Eva Krupp), Tom Towles (Le Lieutenant Boorman), Sybil Danning (Gretchen Krupp), Bill Moseley (Le Dr. Heinrich Von Strasser) et Nicolas Cage (Fu Manchu)
Excepté le fait que cette bande-annonce soit ridicule (ce qui est fait exprès), le réalisateur Rob Zombie (à qui l'on doit notamment "La Maison Des 1000 Morts", "The Devil's Rejects" et prochainement le remake du film de John Carpenter, "Halloween") s'attaque à la Seconde Guerre Mondiale avec "Les Femmes Loups-Garous Des SS", une histoire hors du commun mettant en vedette de cette bande-annonce un Nicolas Cage dans un rôle complètement tordu (on se demande l'importance de son rôle d'ailleurs tant son personnage n'a rien à faire dans l'histoire). On ne la comprend même pas l'histoire tellement c'est loufoque. La seule chose que l'on comprenne, c'est que l'on est en pleine Seconde Guerre Mondiale en Allemagne et que des femmes volent un projet scientifique aux SS, permettant de se métamorphoser en loup-garou...
Histoire totalement folle par un Rob Zombie qui a dû boire une bonne bouteille de scotch en l'écrivant, pour une fausse bande-annonce pleine de plaisir et de rires.
Segment n°4 : "Don't" (Fausse Bande-Annonce) :Réalisateur : Edgar Wright
Scénariste : Edgar Wright
Compositeur : David Arnold
Directeur de la Photographie : Edgar Wright
Casting : Simon Pegg (Le Cannibale Barbu), Will Arnett (La Voix-Off), Stuart Wilson (Le Vieil Homme), Matthew Mcfadyen (La Victime a la hachette) et Jason Isaacs (L'Homme Barbu)
Après l'excellente publicité des Acuña Boys, place à la fausse bande-annonce du réalisateur de "Shaun Of The Dead" et de "Hot Fuzz", Edgar Wright.
Inspiré du style de Dario Argento et revisitant le thème de la maison hantée, le réalisateur anglais associe la comédie noire avec l'épouvante et l'horreur et il obtient "Don't".
Ce court-métrage se révèle délirant dans son montage et ses scènes crues.
Dialogues très drôles, beaux effets de gore, têtes qui sautent, musique angoissante, "Don't" est une excellente fausse bande-annonce "so british !" très bien maîtrisée.
Segment n°5 : "Thanksgiving" (Fausse Bande-Annonce) :Réalisateur : Eli Roth
Scénaristes : Eli Roth et Jeff Rendell
Compositeur : Nathan Barr
Directeur de la Photographie : Milan Chadima
Casting : Jordan Ladd (Judy), Eli Roth (Tucker), Jeff Rendell (Le Pèlerin), Mark Bakunas (Le Député), Michael Biehn (Le Sheriff), Jeff Fahey (L'Homme bien vêtu), Dan Frisch (L'Homme en costume de Dindon) et Jay Hernandez (Bobby)
Réalisé par Eli Roth (réalisateurs des chefs-d'oeuvres de l'horreur que sont "Cabin Fever" et les deux "Hostel"), "Thanksgiving" est le plus long, le plus violent, le plus hard, le plus trash des fausses bandes-annonces proposées dans le film.
Complètement déjanté, ce court-métrage propose des têtes coupées, des cadavres violés, un cadavre de femme au lieu de la dinde de Thanksgiving traditionnelle, des moments gores en plein moments de sexe... néanmoins, "Thanksgiving" se situe derrière "Machete" en tant que meilleure fausse bande-annonce de "Grindhouse" car il est le plus savoureux et le plus jubilatoire.
Bravo Eli Roth !
Segment n°6 : "Boulevard De La Mort" (Long-Métrage) :Réalisateur : Quentin Tarantino
Scénariste : Quentin Tarantino
Producteurs : Elizabeth Avellán, Erica Steinberg, Robert Rodriguez et Quentin Tarantino
Producteurs Éxécutifs : Bob Weinstein et Harvey Weinstein
Superviseur Musical : Mary Ramos
Thème Principal "The Last Race" : Jack Nitzsche
Directrice du Casting : Mary Vernieu
Chef Costumière : Nina Proctor
Chefs Maquilleurs : Gregory Nicotero et Howard Berger
Coordinateur des Cascades : Jeff Dashnaw
Chef Décorateur : Steve Joyner
Directeur de la Photographie : Quentin Tarantino
Chef Monteuse : Sally Menke
Casting : Kurt Russell (Stuntman Mike), Zoë Bell (Elle-Même), Rosario Dawson (Abernathy), Vanessa Ferlito (Arlene alias Butterfly), Sydney Poitier (Jungle Julia), Tracie Thoms (Kim), Rose McGowan (Pam), Jordan Ladd (Shanna), Mary Elizabeth Winstead (Lee), Marcy Harriell (Marcy), Quentin Tarantino (Warren), Eli Roth (Dov), Omar Doom (Nate), Michael Bacall (Omar), Monica Staggs (Lanna Frank), Jonathan Loughran (Jasper), James Parks (Edgar McGraw), Marley Shelton (Dr. Dakota Block) et Michael Parks (Le Sheriff Earl McGraw)
C'est à la tombée du jour que Jungle Julia, la DJ la plus sexy d'Austin, peut enfin se détendre avec ses meilleures copines, Shanna et Arlene. Ce trio infernal, qui vit la nuit, attire les regards dans tous les bars et dancings du Texas. Mais l'attention dont ces trois jeunes femmes sont l'objet n'est pas forcément innocente.
C'est ainsi que Stuntman Mike, cascadeur au visage balafré et inquiétant, est sur leurs traces, tapi dans sa voiture indestructible. Tandis que Jungle Julia et ses copines sirotent leurs bières, Stuntman Mike les observe et met en marche le moteur de son bolide menaçant...
À peine remis de "Planète Terreur", il va être difficile de parler de "Boulevard De La Mort" version "Grindhouse".Le film est bien plus mauvais que ce que l'on pensait. Beaucoup de "bla-bla" inutile et peu de poursuites en voiture, peu de violence, et tout simplement peu de Tarantino.
On se demande où est passé le Quentin Tarantino d'antan, celui qui a été primé avec "Reservoir Dogs", celui qui a remporté la Palme d'Or à Cannes pour l'inégalable "Pulp Fiction" EN 1994, et celui qui a été président du Festival de Cannes en 2004 et qui a présenté son "Kill Bill, Volume II" en hors-compétition.
Dès les premières minutes, l'ennui est au rendez-vous, on se demande où se trouve Kurt Russell, qui pourtant est en tête d'affiche.
Ce n'est qu'au bout de 25 minutes que l'on voit notre bon ami Kurt dans un rôle de bad guy qui rappelle le personnage de Snake Plissken dans "New York 1997" et "Los Angeles 2013", tous deux signés John Carpenter.
Son personnage, Stuntman Mike est peu exploité et est beaucoup moins mis en valeur par rapport aux rôles féminins.
C'est vraiment dommage quand on pense que l'acteur joue à merveille et qu'on aurait aimé en savoir un peu plus sur ce personnage très attachant.
Les premières minutes ne sont consacrés qu'à des dialogues peu utiles pour la suite du film, où 3 filles moyennement attachantes parlent de leurs ébats amoureux et sexuels. 10 minutes, ça va, 20 minutes, c'en est trop.
Malgré la beauté de la bande originale et des décors, ainsi que des clins d'oeils personnels de Tarantino, la première partie du film est vraiment vide et pas vraiment surprenante. On se doute de tout, et il faudra attendre 45 minutes avant de voir l'ami Kurt Russell passer à l'action avec sa bagnole "à l'épreuve de la mort". Enfin une scène que l'on attendant depuis longtemps !
Les meurtres des filles s'enchaînent dans des plans très réussis, dont une moitié de scène multi-angle (montage parfait !) où chaque plan de quelques secondes montre la mort de chaque fille dans des conditions atroces.Puis, on est fier de retrouver les deux personnages de "Kill Bill, Volume I", le Sheriff Earl McGraw et son fils n°1, Edgar, en train d'essayer d'élucider le meurtre de ces quatres filles.
Voilà que l'on passe à la deuxième partie, la plus intéressante du film où les 4 filles sont déjà beaucoup plus attachantes que les précédentes, mais ça revient toujours au même : trop de "parlote" pour rien. Malgré un plan-séquence de 7 minutes rappellant la scène d'introduction de "Reservoir Dogs", le reste se perd dans un méli-mélo de dialogues inutiles (Tarantino a pourtant, de délicieux dialogues, mais bon, on le pardonne) avant d'arriver à la scène finale qui est la meilleure !
20 minutes de poursuite non-stop où Stuntman Mike cogne avec sa voiture d'enfer, dans un magnifique décor, où les cascades sont incroyablement bien réalisées, et, là, enfin, on se rend compte que Tarantino est un maître de l'art, en tant que réalisateur.
Une scène de course-poursuite déjà culte s'inscrivant dans les annales cinématographiques, reflétant incroyablement la scène de course-poursuite du film "Point Limite Zéro", réalisé par Richard C. Sarafian.
Malgré l'interprétation des acteurs qui s'y donnent à fond, et la réalisation si soignée de Tarantino, le film reste mou, avec trop de dialogues inutiles, et pas assez de Kurt Russell.
On pardonne à Quentin Tarantino d'avoir fait un film plutôt moyen car on a franchement connu mieux.
La version cinéma, sortie en juin 2007 en France, n'a rien à voir avec cette version et est rallongé d'une bonne demi-heure.
La version cinéma, sortie en France, est excellente et prouve que Mr. Tarantino sait encore livrer des chefs-d'oeuvres.
Pour revenir à la version "Grindhouse", "Boulevard De La Mort" reste très moyen malgré une scène finale d'anthologie...
Commentaire général sur "Grindhouse" :Un très bon divertissement mené par Quentin Tarantino et Robert Rodriguez.
Cela dit, on s'ennuie plus chez Tarantino que chez Rodriguez.
Heureusement que ce cher Quentin a rallongé sa version d'une demi-heure car sinon, il serait perdu !
Pour ce qui est de "Grindhouse", l'hommage est respecté, les grains de pellicule et les bobines manquantes sont présents, et donc, le thème "Grindhouse" est réussi.
Un grand bravo à Messieurs Rodriguez et Tarantino !!!
11:25 Publié dans DVD | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Tarantino, film, cinéma, star, DVD, journalisme, reportage
28.01.2008
Persépolis de Marjane Satrapi & Vincent Paronnaud
Persépolis de Marjane Satrapi & Vincent ParonnaudAnnée de production: 2006
Editeur : TF1 Vidéo
Durée : 92 minutes
Format image : 16/9 4/3 1:85
Téhéran 1978 : Marjane, huit ans, songe à l’avenir et se rêve en prophète sauvant le monde. Choyée par des parents modernes et cultivés, particulièrement liée à sa grand-mère, elle suit avec exaltation les évènements qui vont mener à la révolution et provoquer la chute du régime du Chah. Avec l’instauration de la République islamique débute le temps des «commissaires de la révolution» qui contrôlent tenues et comportements. Marjane, doit porter le voile, mais elle se rêve en révolutionnaire...
Vous connaissiez la BD, vous avez sans doute vu le film dans les salles obscures, mais vous êtes-vous procuré le DVD ? Non ? Impossible, qu’attendez-vous ? Courez, courez… avec en tête « tiger » ou encore les voix de Catherine Deneuve, de Chiara Mastroianni, Danielle Darrieux, Simon Abkarian…
Bref, toute personne qui a vu le film sait combien Marjane Satrapi a un sacré caractère, une grande curiosité, un idéalisme ravageur et une volonté tenace. Mais c’est aussi une personne d’une grande sensibilité. Dans les bonus du film, vous pouvez la rencontrer, la découvrir. Dans le making of du film, la réalisatrice franco-iranienne est de tous les plans. Elle mime les scènes aux animateurs pour leur montrer les intentions de jeu des personnages ; elle dirige les acteurs avec passion. Pourquoi avoir choisi un dessin animé plutôt q’un film classique ? Elle s’explique directement : « le dessin, par son côté abstrait, rend le propos universel. L’image réelle aurait donné un côté « film de bougnoules ». Dans le making of, vous trouverez également les différents stades de l’animation comme le traçage : « Reprendre le dessin avec un feutre ne se fait plus depuis vingt ans car l’épaisseur varie d’un trait à l’autre », précise Marjane.
Avec tous ces détails révélés, dévoilés, impossible de perdre de vue, le bonheur, l’euphorie provoqués à la vue du film. Persépolis, c’est avant tout un film généreux qui narre l’oppression, les guerres, la trouille, les joies, les peines de cœur, et tout un tas d’autres choses sans pour autant les édulcorer !
Sonia Bressler
12:55 Publié dans DVD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Film, critique, star, femme, persépolis, dvd, cinéma


