11.03.2008
Le Peuple qui manque
La Maison Populaire de Montreuil et le Cinéma Le Méliès invitent cette année le peuple qui manque qui proposera et présentera d’octobre 2007 à mai 2008 un panorama de films rares, documentaires, vidéos d'artistes, cinéma d’avant-garde, retraçant une brève histoire du cinéma des corps et des identités, depuis les années 70, des mouvements de libération des femmes et d’affirmation des minorités sexuelles jusqu’au cinéma queer contemporain.
Mercredi 12 mars 2008 à 20h
Au cinéma Le Méliès
Séance en présence de Jacques Kebadian et de Johanna Renard (chercheuse, spécialiste du cinéma d'Yvonne Rainer).
Film about a woman who…
d'Yvonne Rainer
(1974, 105 min)
Chef-d'oeuvre décisif et rarissime de l’avant-garde américaine, magnifiquement photographié par Babette Mangolte, Film about a woman who… de la chorégraphe Yvonne Rainer, narre, de manière fragmentaire et par le biais de conversations intimes, les relations amoureuses entre des hommes et des femmes, anticipant le texte féministe pionnier de Laura Mulvey, Visual pleasure and Narrative Cinema, publié en 1975, analyse critique du film narratif, du cinéma hollywoodien, dans leur construction d'un langage filmique sexiste. Film about a woman who relève ainsi d’un projet de contre-narration, qui vise à contrer l’identification, tout en se faisant lieu d’expression d&r! squo;une expérience subjective et d’une conscience féministe. « Je me suis sentie autorisée - au moment où je commençais à m’intéresser à la question de la narration et du récit à explorer ma propre vie en tant que matériau-source pour mon travail, à prêter une attention accrue à mes propres expériences, tout comme moi-même en tant que sujet historique. » (Texte : AI&KQ)
"Yvonne Rainer a étudié la danse à New-York avec Martha Graham et Merce Cunningham avant de fonder avec d'autres le groupe Avant-garde Dance, au Judson Dance Theater, en 1962, qui devint le centre de la danse contemporaine expérimentale new yorkaise. En 1965, Yvonne Rainer a publié un manifeste qui a fait école, invitant les artistes à rejeter le spectacle, la virtuosité et tous les autres types d'artifices de la danse, pour une esthétique révolutionnaire se dépouillant du superflu. Au début des années 1970, Yvonne Rainer renoue avec la trame narrative et donne une dimension politique à son œuvre. Elle abandonne le monde de la danse en 1974 ! pour se consacrer à la réalisation cinématographique, afin de travailler avec un outil plus permanent que le mouvement. Abandon lié également à son engagement progressif dans le féminisme. Néanmoins, l'expérimentation, le morcellement, la juxtaposition inhabituelle et une démarcation ou une rupture éloquente avec les postulats esthétiques, sont des éléments que Rainer a transposés de la danse à l'écran dans des œuvres comme Lives of Performers (1972), Film about A Woman Who… (1974), Kristina Talking Pictures (1976), Journeys from Berlin/1971 (1980), The Man Who Envied Women (1985), Privilege (1991) et Murder and Murder (1996)."
Albertine, le souvenir parfumé de Marie Rose
de Jacques Kebadian et du Collectif Eugène Varlin
(1972, 25 min)
Comédie insolente et antiautoritaire, entre fiction et documentaire, « Albertine », film-manifeste de l’insurrection de la jeunesse et des désirs, raconte l’histoire d’une adolescente en rébellion contre l'école, la famille rance, la religion et met en scène des jeunes filles et jeunes garçons de 14 à 18 ans qui revendiquent leur droit à une sexualité sans entraves et le droit à l'avortement pour les mineures. (Texte : AI&KQ)
Documentariste engagé, assistant de Robert Bresson de 1965 à 1969, auteur d’un long-métrage autour de Trotsky (1967), membre de l’Atelier de Recherche Cinématographique (collectif de cinéastes militants, libertaires, proches de la psychothérapie institutionnelle et de la clinique alternative de La Borde, qui ont filmé les luttes de 68) dans les années 1967-69, puis de l’éphémère collectif Eugène Varlin, Jacques Kebadian a réalisé de nombreux films liés à la mémoire arménienne (Que sont mes camarades devenus ?, Mémoires arméniennes), aux luttes des familles africaines sans papiers (D’une brousse à l'autre, 1998), à la littérature incandescente de Pierre Guyotat ou à la marche des zapatistes au Mexique (La Fragile Armada, 2! 005, co-réalisé avec Joani Hocquenghem).
Programmation: Kantuta Quiros & Aliocha Imhoff
| Informations pratiques: Cinéma Le Méliès, Centre commercial, Montreuil 93100 M° Croix-de-Chavaux (sortie centre commercial). Tarifs du cinéma, Plan du quartier |
13:30 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, films, genre, sexualité, normes, féminisme, histoire
03.03.2008
Paris tout Court - du 11 au 18 mars
Festival international du Film Court de Paris 11 au 18 mars 2008
Cinéma l’Arlequin 76 rue de Rennes 75006
| COMPETITIONS | ||
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Compétition Francophone (7 programmes : 36 films) La Compétition Francophone nous livre le meilleur de la production francophone de l’année. Chaque projection de film est suivie d’une rencontre avec le(s) réalisateur(s) et les équipes des films. (+ d’infos)
Panorama National Compétitif (8 programmes : 40 films) Le Panorama National de Paris Tout Court est une sélection à part entière. Le choix de cette sélection fait la part belle à des films singuliers, soit par leur forme, soit par leur narration, soit par leur sujet. Ils représentent tous la vitalité d’un cinéma national en constante effervescence. (+ d’infos)
Compétition Internationale (7 programmes : 40 films) Avec 34 pays représentés, la Compétition Internationale offre un reflet passionnant et étonnant du jeune cinéma mondial. Les films sont diffusés en version originale sous-titrée en deux langues au choix selon les programmes : français ou anglais. (+ d’infos)
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INVITES | ||
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Un cinéma à la Mocky, une pure leçon de cinéma > vendredi 14 mars à 14h – accès libre « Je veux vous démontrer que la méthode classique de faire un film ne fonctionne peut-être plus… la production traditionnelle n’a plus court mais la Méthode Mockyenne est réalisable pour tous... Et il se trouve que j’ai les solutions... » Un cinéma à la Mocky… Tout est dit. L’ardent défenseur d’un cinéma populaire vient nous livrer sa recette personnelle pour réaliser et produire à bien un film. Passe muraille du cinéma classique au cinéma « d’aujourd’hui », Jean-Pierre Mocky nous offre anecdotes et solutions riches d’une expérience de plus de soixante ans de cinéma. (+ d’infos) | |
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Henry Chapier : pour un cinéma de combat > vendredi 14 mars à 21h – accès libre Critique polémiste contemporain de la nouvelle vague des années 60, Henry Chapier est passé également de l’autre côté de la caméra avec le souci d’acquérir une certaine légitimité professionnelle dans le regard porté sur les autres cinéastes en réalisant plusieurs films. Il nous présente en exclusivité son premier film « Un été américain » (1969). En présence de ses invités, Anne de Gasperi (critique de cinéma et réalisatrice de courts métrages), Michel Vial (l’actuel journaliste cinéma des journaux télévisés de France 3) et enfin Mathilde Senell de Radio Nova, Henry Chapier, il évoque son parcours, revient sur les événements qui ont précédé et suivi Mai 68. (+ d’infos)
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NUIT PSYCHEDELIQUE | ||
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Cinéma, rock, sexe et dope 60-70’s > samedi 15 mars à 22h Cette année, Jérôme de Missolz est le chef d’orchestre de cette nuit détonante, qui promet une véritable relecture, toute en distorsion évolutive, des documents filmiques et sonores de cette folle époque. Un programme associant des vidéos musicales, des films expérimentaux, des extraits de longs métrages, de concerts, de documentaires, conçu comme un happening à la manière des acid tests des années 60. La nuit psychédélique se présente comme un trip de 4 heures d’images, de sons en rupture d’enchainement, de plus en plus délirants à mesure que l’on s’avance dans la nuit. Nous surferons sur un mix délirant de clips et extraits de films, qui inclura notamment un clin d’œil rétrospectif sur l’œuvre de Peter Földes, précurseur de La Figuration Narrative (Appétit d’oiseau, Naissance d’une idole, Portrait robot d’un hippie, Narcissus, Les grandes collections DIM DAM DOM) Le point culminant de cette soirée, the last but not least, une performance live de Matthew Földes (fils de Peter Földes) accompagné de ses musiciens, achèvera cette ascension psychédélique avec une création VJing live inédite. Cette programmation est rendue possible grâce au soutien l’INA. (+ d’infos)
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EVENEMENTS SPECIAUX | ||
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Champ numérique : Talents / Le Cube > dimanche 16 mars à 22h « Au travers Champ Numérique, le propos ici est d'interroger le public, comme les professionnels, sur cette discipline souvent mal reconnue et sur les rapports, parfois antagonistes ou passionnels qu'entretiennent encore aujourd'hui le numérique et la culture… » Pour cette première saison, la sélection de cette programmation a été confiée à deux personnalités clés de l’art numérique, qui œuvrent à la promotion de ce type de créations : Joanna Chevalier Fondatrice de Talents & Carine le Malet Directrice de la programmation du Cube. (+ d’infos) + Invités surprise de Carine Le Malet | |
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Les Cabinets de curiosité > mercredi 12 et samedi 15 mars à 22h Cet événement, imaginé par Philippe de Boucaud et proposé en programmation hors les murs à Paris Tout Court en 2007, revient pour nous proposer une nouvelle sélection d’artistes vidéo internationaux. Cette programmation est l’occasion d’une nouvelle rencontre à la frontière entre la vidéo d’art et le cinéma, univers ô combien complémentaires et interactifs, autour des travaux d’artistes choisis pour leur force et leur singularité. La création contemporaine sous toutes ses formes sera, encore une fois, à l’honneur. (+ d’infos) | |
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Le jeune cinéma Bulgare > jeudi 13 et vendredi 14 mars à 22h A l’heure où les cinémas venus de l’Est rencontrent les faveurs de la critique française et internationale, à l’instar du cinéaste Cristian Mungiu, Paris Tout Court s’intéresse à un autre cinéma à travers l’invitation faite aux jeunes talents du Cinéma Bulgare. (+ d’infos)
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Le Cinéc-club de Claude-Jean Philippe > dimanche 16 mars à 11h Claude-Jean Philippe (auteur, scénariste, réalisateur, journaliste) fait rimer, depuis de nombreuses années, passion et histoire du cinéma. Il sait mieux que quiconque faire partager sa passion lors du ciné-club rituel. Ce dimanche il a choisi d’inviter Alain Cavalier pour nous faire partager ses « Portraits de femmes ». (+ d’infos)
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ET AUSSI … Le Carrefour des jeunes réalisateurs avec la Fémis, la Cinéfondation et la Maison du Film Court, une Table ronde professionnelle, des Séances jeune public et séniors, les Ateliers intergénérationnels, les Ecrans Francophones…
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INFORMATIONS PRATIQUES | ||
| Billetterie : Billet séance : 5 € / 4 €* Pass Pro / Etudiant : 15 € Nuit Psyché : 8 / 5 € pour les possesseurs d’un Pass *Tarif réduit pour les étudiants, chômeurs, -18 ans et + |
Accès : Cinéma l’Arlequin, 76 rue de Rennes 75006 Paris M : St Sulpice – ligne 4 / Bus : Michel Debré – lignes 39, 63, 70, 84, 87, 95, 96 Contact : Paris Tout Court, 19 rue Moret 75011 Paris http://www.myspace.com/paristou
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INFORMATIONS ET PREVENTES WWW.PARISTOURCOURT.ORG
Pour vous désinscrire, envoyez un mail à info@paristoutcourt.org
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18:55 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Festival, court-métrage, cinéma, actualité, films, Paris, Tout court
10.02.2008
Into The Wild de Sean Penn
On connaissait Sean Penn, l’acteur talentueux. On savait l’homme engagé politiquement. On avait même entendu parler des frasques de la star avec Madonna. On ignorait davantage le talent immense du réalisateur. Avec Into The Wild, Sean Penn réussit pourtant un film magnifique, intemporel. Sur des paysages de toute beauté et une superbe bande-son, il déroule une histoire totalement bouleversante portée par un acteur charismatique : Emile Hirsch.
Mais Into The Wild, c’est d’abord une histoire vraie extraordinaire, le parcours singulier de Christopher Mac Candless, brillant étudiant originaire de Virginie qui, au début des années 1990, choisit de quitter ses proches et un avenir tout tracé pour partir, sac au dos, en Alaska. Sa route vers le grand Nord sera longue : pendant près de deux ans, il parcourt les Etats-Unis d’est en ouest, du sud au nord, guettant la période propice pour s’établir en climat hostile.
Le film débute là, par la découverte de l’Alaska et d’un vieux bus – le Magic Bus - abandonné en pleine nature, seul vestige d’une civilisation qu’il a fui. Chris va mener une vie d’ascète autour de ce campement improvisé : lectures de classiques, chasse, écriture, cueillette… Entrecoupant les scènes en Alaska, de longs flash-backs structurés en 5 chapitres et intitulés enfance, adolescence ou famille suivent le cheminement de Chris, la personnalité qu’il se construit au gré des rencontres, des événements, des errances…
Dans Badlands, Martin Sheen et Sisi Spacek se lançaient sur la route après un meurtre sanglant. Louise descendait un violeur dans un parking glauque avant de partir avec Thelma droit vers le Mexique. Ici, aucun trauma particulier ne préside au départ de Chris. Par choix, il se fait hobbo, renoue avec Kerouac et les seventies pour quitter une société de consommation qu’il abhorre. Signes suprêmes de rupture, il abandonne sa voiture, bazarde sa plaque d’immatriculation, met le feu à ses derniers dollars et se choisit un nouveau nom : Alexander Supertramp !
Cette autre Amérique qu’il va rencontrer au cours de son périple est profondément humaine et c’est la leçon principale qu’il tirera, a posteriori, de ses mois, seul, en Alaska. Dans Into the Wild, pas de violence gratuite, de fusillades musclées mais un road movie pacifiste où l’autre n’est jamais vécu comme une menace : il y a le couple de vieux hippies marqués par la vie, le moissonneur au grand cœur, les Hollandais déjantés, le vieux militaire en mal d’affection… Tous souffrent de la solitude, d’une absence que Chris va momentanément combler. Finalement, l’unique danger vient d’une autorité impersonnelle dont les représentants arrêtent des types sans raison valable – Vince Vaughn - ou cherchent à faire respecter des lois imbéciles – l’épisode hilarant d’un garde expliquant calmement à Chris qu’il lui faudra attendre plus de 10 ans avant d’obtenir l’autorisation de faire du kayak….
Bien sûr, cette vision de l’Amérique reste ultra positive. Bien sûr, on se souvient de Captain America et Billy, les héros d’Easy Rider qui, à cause de leurs cheveux longs et de leurs Harleys, se sont fait descendre sans raison par les fermiers du coin. L’Amérique est aussi violence et peur de l’autre…
Into The Wild évite pourtant l’écueil des bons sentiments, en grande partie sûrement parce que le film porte le label histoire vraie. Véritable ode à l’homme et à la nature, réussite esthétique indéniable, le film véhicule également un message totalement nécessaire et trop rare en nous invitant à questionner cette fameuse société de consommation dans laquelle nous baignons allègrement…
Marie Corberand
Into the Wild
Réalisateur : Sean Penn
D’après un livre de Jon Krakauer
Avec Emile Hirsch, Marcia Gay Harden, William Hurt, Jena Malone, Catherine Keener, Vince Vaughn, Kristen Stewart, Bart the Bear…
Durée : 140 min
11:40 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, film, Into The Wild, Sean Penn, star, festival
04.02.2008
Festival Ciné Junior du 6 au 19 Février 2008
La 18e édition du festival Ciné Junior aura lieu du 6 au 19 février 2008. Nous retrouvons nos deux compétitions internationales de longs et de courts métrages 35mm, les sections vidéorama et les thématiques Cinéma et Histoire et Métiers du Cinéma.
Nouveautés 2008 : nous avons ouvert cette année un atelier de programmation en lien avec le 18e festival Ciné Junior : la classe de CM2 de l’école Lamartine de Gentilly a constitué le programme de la compétition de courts métrages 7/10 ans sous la direction de Marie Diagne, intervenante sur Ciné Junior.
Le dossier de presse est également disponible sur ce site. Téléchargez-le dès à présent.
Le catalogue est enfin disponible sur notre site. Vous pouvez désormais le télécharger.
Les événements exceptionnels de la 18e édition
L’ouverture du festival Ciné Junior aura lieu le 6 février au cinéma La Tournelle de l’Haÿ-les-Roses. Découvrez la programmation de cette journée riche en événements.
Retrouvez également le programme des journées professionnelles et cinéphiles qui se dérouleront au cinéma Le Luxy d’Ivry-sur-Seine les 14, 15 et 16 février.
19:20 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, Festival, enfance, éducation, création, star, movies
26.12.2007
I’m not there de Todd Haynes
Après Ray Charles, Diana Ross, Johnny Cash, le cinéma américain s’attaque à un monument de la musique US : l’égérie folk-rock des années 60, l’idole de toute une jeunesse contestataire, le poète engagé à la voix nasillarde, Bob Dylan. En pariant sur le chanteur, le film a de grandes chances de succès : l’Amérique des années 1960, c’est porteur, la bande originale est déjà toute trouvée et les producteurs peuvent légitimement s’attendre à retrouver une grande partie des spectateurs au rayon ‘musique de films’ du Virgin du coin.Sauf que Todd Haynes, ce n’est pas Hollywood. Le réalisateur s’est durement battu dans les années 1990 pour imposer ses choix artistiques – voir ses démêlés avec Harvey Weinstein, le pape du cinéma indépendant et patron de Miramax, sur Velvet Goldemine. Avec I’m not there, Haynes frappe à nouveau très fort et pulvérise le genre du film biographique dans un film exigent et virtuose.
Inspiré, selon le générique, de « la musique et des nombreuses vies de Bob Dylan », I’m not there met à nu l’impossibilité de réaliser un portrait fidèle de l’artiste. Partant de ce constat, Haynes détourne le problème en proposant à six acteurs d’interpréter six moments de sa vie. Le nom de Bob Dylan ne sera jamais prononcé : chaque personnage vit pleinement une seule facette de la personnalité du chanteur.
Fan de pastiches – Far from heaven est un hommage aux mélos des années 50, Poison un hommage à Jean Genet –, Todd Haynes donne à chaque personnage son style cinématographique, son ambiance, sa couleur... Il y a, entres autres, Christian Bale, le Bob Dylan religieux capable de jouer pour Jean-Paul II, traité avec humour sur le mode du documentaire cheap. Il y a Richard Gere, la conscience country du chanteur, véritable héros de western. Et bien sûr, il y a Cate Blanchett, en noir et blanc esthétisant, la pop idol fatiguée, qui côtoie les Beatles ou Brian Jones lors de soirées branchées…
Martin Scorsese, dans son documentaire de trois heures sur Dylan, Bob Dylan - No direction Home, avait visé l’exhaustivité en assenant aux spectateurs encore éveillés des interviews fleuves du chanteur agrémentés de photos d’archives et d’enregistrements. Todd Haynes, au contraire, renonce à clore son sujet et propose un portrait déceptif du chanteur. Dylan n’est ni tout à fait dans la rock star, le comédien, le ‘born again’, le poète, l’imposteur, le hors-la-loi…Le chanteur a toujours souffert, et le film le montre bien, d’être dépassé par son image publique. Dès ses débuts, les fans lui ont reproché de ne pas être lui-même : pas assez contestataire, traître à la folk music, pas assez fidèle à l’image idéale qu’on attendait de lui... I’m not there répond à ces critiques et propose le portrait fuyant d’une star multiple et insaisissable.
Marie Corberand
Réalisation : Todd HaynesDurée : 2 heures 15 minutes
Sortie France : 5 décembre 2007
Scénario : Todd Haynes et Oren Moverman
Avec Cate Blanchett, Ben Whishaw, Christian Bale, Richard Gere, Marcus Carl Franklin, Heath Ledger, Michelle Williams, Julianne Moore, Charlotte Gainsbourg…
Production : John Goldwyn, Jeff Rosen, John Sloss, James D. Stern, Christine Vachon
08:05 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, star, I'm not there, Bob Dylan, musique, film, festival
21.12.2007
Across the Universe de Julie Taymor
Across the Universe, film psychédélique, hommage improbable à la musique des Beatles, est passé totalement inaperçu en France et c’est dommage. Peut-être à tort jugé trop kitsch, le troisième film de Julie Taymor – après Titus en 2001 et Frida en 2003 – est un véritable ovni, une comédie musicale singulière d’une originalité hallucinante illustrant avec bonheur les plus grands tubes du groupe anglais. « Is there anybody gone to listen to my story, all about the girl who came to stay »… Premières mesures de la chanson Girl, premières paroles du film. C’est Jude (Hey Jude !) qui nous parle/chante, face caméra. On est au milieu des années 60, Jude est ouvrier sur un chantier naval de Liverpool. Il vit seul avec sa mère. Son père, un ancien GI qui n’est resté en Angleterre que le temps de la guerre, ne connaît pas son existence. Jude décide de partir le rencontrer. A New York, dans une Amérique ébranlée par la guerre du Vietnam, il va découvrir la vie de bohème, la peinture, la drogue, l’amitié avec Max, l’amour avec Lucy (Lucy in the Sky with Diamonds)…
Across the Universe procède par illustrations, comme si la réalisatrice avait eu une vision de son film en écoutant en boucle l’intégrale des Beatles sous l’influence du LSD. With a little help for my friend est par exemple l’occasion d’une chorégraphie explosive dans les jardins de Princeton. Au son de Mr. Kite, la campagne américaine se découvre une armée de mains articulées gigantesques qui laissent entrevoir un chapiteau merveilleux sous lequel Across the Universe devient, pour l’espace d’un instant, un film d’animation…
Si l’aspect comédie musicale peut d’abord surprendre, on ne résiste pas longtemps a l’enthousiasme et la créativité de la réalisatrice. Julie Taymor réussit à rendre sa fiction cohérente et émouvante tout en construisant, pour chaque chanson, une proposition visuelle déjantée. Le résultat est donc une réussite totale, une vraie redécouverte du répertoire des Beatles grâce à une esthétique psychédélique semblant directement sortie de l’esprit embrumé des chanteurs.
Marie Corberand
Réalisation : Julie TaymorSortie France : 28 novembre 2007
Avec Evan Rachel Wood, Jim Sturgess, Joe Anderson, Dana Fuchs, T.V. Carpio, Martin Luther McCoy, Bono, Salma Hayek, Joe Cocker…
Scénario : Dick Clement, Ian La Frenais
Directeur de la photographie : Bruno Delbonnel
Production : Matthew Gross, Jennifer Todd, Suzanne Todd
Distribution : Columbia Pictures
Distribution France : Sony Pictures Releasing France et Revolution Studios
15:42 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Julie Taymor, Across the Universe, Marie Corberand, Films, Cinéma, star, Kritiks
25.11.2007
American Gangster - Un film de Ridley Scott
Deux "Academy Award Winners", un réalisateur culte pour un scénario béton sur le trafic d'héroïne à Harlem pendant la guerre du Vietnam : American Gangster vise le carton au box office, la course aux oscars.
L'American gangster en question, c'est Franck Lucas - Denzel Washington - qui a un jour la lumineuse idée de court-circuiter les intermédiaires dans la chaîne du trafic de drogue. De l'approvisionnement en Thaïlande jusqu'aux points de ventes new-yorkais, le nouveau parrain de Harlem va tout contrôler, s'appuyant sur des militaires véreux pour acheminer la drogue jusqu'aux Etats-Unis et sur les membres de sa famille, aussi soudés qu'une familia italienne. Son Blue Magic, héroïne pure à prix cassés, fait alors des ravages à New York, provoquant la montée irrésistible de ce gangster singulier.
Un mafieux des années 70, ça parade, ça multiplie les excès, c'est coké, hargneux, incontrôlable. Franck Lucas est pourtant l'antithèse de Priest, le héros de Superfly, ce film de Gordon Parker Jr de 1972 qui reste une référence pour la culture afro-américaine et dont le vrai Franck Lucas lui-même reconnaissait s’être inspiré. On y voyait l'acteur Ron O'Neal, en dealer de coke new-yorkais, enchaîner défonces et tenues extravagantes sur fond de B.O. funk.
Dans American Gangster, Franck Lucas est un vrai businessman, ultra-violent mais respectable. Alors que Tony Montana piquait du nez dans sa coke avant de piquer une tête dans sa fontaine d’intérieur, Franck se fait gifler par sa mère avant de collaborer avec la police. C'est tout juste s'il accepte de porter un manteau de fourrure tape a l'œil qui le fera d'ailleurs repérer par Russel Crowe, flic d'une honnêteté exemplaire chargé d'arrêter les parrains et les flics ripoux qui profitent du système.
Universal tenait, avec les droits de The return of Superfly, l'article-confession de Lucas, une histoire unique. Le film est une vraie réussite, une fresque historique, une traditionnelle ‘rise and fall’ de gangster assez originale pour captiver le spectateur. De nouveaux oscars en perspective ?
Marie Corberand
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American Gangster, film de Ridley Scott – 2007 – 157 min
Avec Russell Crowe, Denzel Washington, Chiwetel Ejiofor, Lymari Nadal
Directeur de la photographie : Harris Savides
Production : Universal Pictures, Imagine Entertainment, Relativity Media, Scott Free Productions
Ditribution : Univeral Pictures, Paramount Pictures France
16:20 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : American Gangster, Ridley Scott, Kritiks, Film, Cinéma, Star, Gang
24.11.2007
Love and Death de Woody Allen
Dans l’esprit déjanté du Woody Allen des années 70, il y avait Guerre et Paix, Crimes et châtiments, il se devait d’y avoir Love and Death, énorme sketch totalement improbable, hommage parodique jubilatoire à la littérature russe.Alors que sort sur les écrans le sombre Cassandra’s Dream, petit retour sur un des premiers films du réalisateur new-yorkais.
Avec Love and Death, Woody Allen s’auto-parachute dans la Russie tsariste du XIXe, en pleines guerres napoléoniennes. Woody campe Boris Grushenko, fils de Dimitri Pietrovitch Grushenko, frère d’Ivan et Mickaïl. Au sein de cette illustre lignée, Boris a hérité des névroses les plus modernes du réalisateur : frêle être lâche à lunettes, Boris se déclare pacifiste et préfère disserter d’objectivité et de subjectivité avec sa cousine Sonja – Diane Keaton. L’âme russe, très peu pour lui : fidèle au personnage que s’est construit l’acteur-realisateur au fil de ses premiers films – Take the Money and Run, Bananas… - Boris ne brille ni par ses prouesses guerrières ni par sa témérité.
Anti-héros par excellence, Boris va pourtant aborder avec bonheur tous les poncifs de la littérature russe. Comme dans tous les romans russes, son amour pour Diane Keaton est impossible, comme dans tous les romans russes, il se bat en duel, comme dans tous les romans russes, il meurt en héros…
Dans le délire russe de Love and Death, on mange de la neige glacée dans sa datcha coiffé d’un bonnet de nuit à pompon, on parle philosophie habillé en rock star dépravée et Diane Keaton, avec ses nattes nouées sur les oreilles, a un faux air de prince Leia.
On sent encore, dans le film, l’influence des one-man shows qu’Allen faisait à ses débuts à New York. Diane Keaton apporte une justesse et naturel évidents au film. Partant d’un concept délirant et finalement assez mince, le film tient facilement ses 85 minutes, porté par le dynamisme débordant des deux acteurs et leur enthousiasme commun de faire du cinéma.
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Love and Death, film de Woody Allen – 1975 – 85 min
Avec Woody Allen, Diane Keaton
Scénario : Woody Allen
Directeur de la photographie : Ghislain Cloquet
Production : Fred T. Gallo, Charles H . Joffe, Martin Poll
12:15 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, Woody Allen, Kritiks, Critique, Amour, Mort, Beauté
19.11.2007
Après l'Hégémonie de Béatrice Pignède
Après l'Hégémonie est la dernière création de Béatrice Pignède. Documentaire d'investigations, de recherches, de questionnements sur ce monde, le nôtre, qui avance dans le mauvais sens. Déjà ses précédents films interrogeaint la géopolitique, les dessous de la guerre froide, la mise en abîme de la super puissance américaine, etc. Notamment son précédent documentaire Etat de guerre (en 2005) se proposait d'interroger notre capacité de résistance et notre aptitude à la manipulation. Béatrice Pignède montrait comment la peur utilisée à des fins politiques, la propagande sécuritaire, la "guerre" antiterroriste ont pour effet de détourner l'attention et de réduire notre capacité de critiquer nos sociétés et le système.
Aujourd'hui elle pose ouvertement la question "Que faisons-nous pour sortir de cette crise de la fin de l'hégémonie américaine ?" Dans la présentation de son film, elle écrit : "Fin de la suprématie militaire du bloc atlantiste, emballement des outils commerciaux et monétaires, décroissance économique, pénurie énergétique et écologique, tensions géostratégiques inquiétantes, crispations identitaires... Comment gérer le désordre mondial ouvert par le déclin des Etats-Unis ? Et éviter que ses visées hégémoniques ne mettent toujours plus la planète à feu et à sang ?
D'Israël, des Etats-Unis, d'Europe, d'Inde, de Russie, d'Amérique latine et du monde arabe, 14 responsables politiques, analystes et militaires réfléchissent à des alternatives pacifiques à la logique de domination.
Leurs visions du monde expriment-elles une voie de sortie de crise ? "
Interrogeant les logiques de domination, Béatrice Pignède et Fransceco Condemi nous ouvre les portes d'un monde multipolaire. Découvrez en ligne, en cliquant ici la bande annonce de ce documentaire incontournable !
Découvrez également l'interview de Béatrice Pignède en ligne en cliquant là !
Et pour tous ceux qui désirent en savoir plus, et ce, en direct, merci de venir à la projection
du Mardi 20 Novembre à 20 Heures
La projection sera suivie d'un débat avec Jean Bricmont, philosophe, et la réalisatrice Béatrice Pignède
Cinéma La Clef, 21 rue de la Clef 75005 Paris (m° Censier-Daubenton) - participation libre !
12:16 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Béatrice Pignède, Guerre, USA, Analyse, Politique, Géostratégie, film
13.11.2007
4ème Festival du Cinéma Péruvien de Paris
4ème Festival du Cinéma Péruvien de Paris
« Peuples indigènes d’Amérique latine » du 14 au 20 novembre 2007
Cinéma des Cinéastes - 7, Place de Clichy - Paris 17e - Métro Place de Clichy
Fred et Jamy, animateurs « C’est pas sorcier » sur France 3, Pascal Leonard (réalisateur), Pierre Bessard (réalisateur), Patrick Vanier (réalisateur), Bruno Lorvao (réalisateur) et Grégory Schepard (réalisateur).
Au programme cette année :
Mercredi 14 novembre : Inauguration du Festival
18h40 - En présence des invités du Pérou : Augusto Tamayo, Melania Urbina, Nathalie Hendrickx Présidente du Conacine, l’Ambassadeur du Pérou en France Harry Belevan, Firmine Richard Marraine du festival, et des membres du Jury..
Projection du film Una sombra al frente d’Augusto Tamayo(Pérou-Chili-Cuba) 135 mn - Compétition.
22h15 - La Gran Sangre de Jorge Carmona del Solar (Pérou) 90 min
Jeudi 15 novembre
16h - Le pays des saxos de Sonia Goldemberg (Pérou) 70 mn – compétition - Sacha Runa Yachay d’Eriberto Gualinga Montalvo (Equateur) 20 mn
17h40- Cinéma indígène Brésil – Cachivera de los Jaguares Auaretê de Vincent Carrelli (Brésil) 45 min - Rencontre avec le public
La Prophétie de Piatsaw de Pierre Bessard (France) - 54 mn -en présence du réalisateur.
20h - Mariposa Negra de Francisco J. Lombardi (Pérou/Espagne) - 105 mn - compétition
En présence de la comédienne Melania Urbina et du directeur artistique Giuseppe Bernardi.
22h20 - Courts métrages : Chullachaqui de Dorian Fernández Moris (Pérou) 30 mn - Carretilla Drivers de Fernando Ttorres (Pérou) 10 min - Los Gigantes, Alcibiades y el Bosque de Piedras de Miguel de la Barra Gómez (Pérou) 16 min - A China el golpe d’Eduardo Mendoza (Pérou) 18 min.
Vendredi 16 novembre
15h30 - Un dia sin sexo Frank Pérez-Garland (Pérou) - 86 min - Compétition
17h05 - Cinéma indigène Pérou/Équateur/Mexique- Historias verdaderas collectif (Mexique) - Uratarimanta de Cesar Galindo (Pérou) 51 mn - Abriendo caminos de jose Haman Turpo (Péou) 21 mn - Sacha Runa Yachay d’Eriberto Gualinga Montalvo (Equateur) 20 mn
Intervenants : Xavier Ricard ex-Directeur de Bartolome de la Casas, Ch’aska Anka Ninawaman représentant indigène de la communauté K’anas (Cusco –Pérou) avec la participation de Corinne Arnoult présidente de l’Association Paroles de Nature.
19h25 - Una sombra al frente d’Augusto Tamayo (Pérou-Chili-Cuba) 135 mn – Compétition. Rencontre avec le réalisateur et la productrice Nathalie Hendrickx et la participation de Fernando Carvallo
22h10- Documentaire : Poissons de ville de Felipe Degregori – (Pérou) - 65 min - Compétition - Corpus Christi de Raul Goyburu - (Pérou) 60 min – Panorama
Samedi 17 novembre
14h00- Allà lejos y Hace tiempo d’Anaï Guayamares (Pérou) 26min- Web site story de Luís Isasi (Pérou) - 10 min - Sobre la lucha film collectif - 8mn - Cinéma indigène Mexique Carretilla Drivers 10 mn - Los Gigantes, Alcibiades y el Bosque de Piedras 16 min. Rencontre avec les réalisateurs
15h30- Tambo Grande, Mango, Muertes d’Ernesto Cabellos (Pérou) - 70 min – Compétition
Abya Yala de Patrick Vanier - Bolivie/France - 56 min - Rencontre avec les réalisateurs
18h10- Cinéma indigène Bolivie – Rencontre avec le public- « Choitee » / Renacer de Jose Ignacio Yalahuma (Bolivie) - 45 min
La Voix d’un peuple de Bruno Lorväo et Gregory Schepard (France) - 53 min- en présence des réalisateurs.
Intervenants : José Reynes et Corinne Arnoult présidente de l’Association Paroles de Nature
20h30- Talk show de Sandro Ventura Mantilla (Pérou) - 106 min – en compétition
22h30- Cinéma indigène - El Tunche de Nilo de Inga Huaman - (Pérou) - 86 min
Dimanche 18 novembre
14h00- Séance jeunesse
De los Niños Ikpeng para el Mundo (cinéma indigène- Brésil) 35 min
Quand les grues cendrées rencontrent les condors de Cesar Galindo (Pérou) - 45 min - Compétition
15h30- Les Visiteurs d’Henry Rodríguez (Pérou/Argentine) - 64 min – Compétition - Tambo Grande, Mango, Muertes d’Ernesto Cabellos – (Pérou) - 85 min – Compétition - En présence du réalisateur
18h10- La Gran Sangre de Jorge Carmona del Solar (Pérou) - 90 min
En présence de l’actrice Melania Urbina
19h55- Mariposa Negra de Francisco J.Lombardi (Pérou/Espagne) - 105 min - Compétition
Rencontre avec l’actrice Melania Urbina et Efrain Kristal (directeur de l’Université de Californie à Paris).
22h- Venciendo el miedo de Maria Morales (cinéma indigène – Bolivie) - 55 min
Le Pays des Saxos de Sonia Goldenberg - (Pérou) - 70 min – Compétition
Lundi 19 novembre
15h00- Talk show de Sandro Ventura Mantilla (Pérou) - 106 min – Compétition
17h00- Cinéma indigène Guatemala et Pérou - Rencontre avec le public- Sipakapa no se vende de Alvaro Revenga (Guatemala)- 55 min
Choropampa d’Ernesto Cabellos (Pérou) - 75 min – en présence du réalisateur, de Corinne Arnoult présidente de l’Association Paroles de Nature et José Reynes.
20h10- Una sombra al frente d’Augusto Tamayo (Pérou-Chili-Cuba) 135 mn – Compétition.En présence du réalisateur et la productrice Nathalie Hendrickx
22h 35- Cinéma indigène : El Tunche de Nilo de Inga Huaman - (Pérou) - 86 min
Mardi 20 novembre
16h- Un dia sin sexo de Frank Pérez-Garland (Pérou) - 86 min – Compétition- Rencontre avec l’actrice et scénariste Melania Urbina et Dominique Fisch Bach
18h00- Séance jeunesse : « C’est pas sorcier » Au cœur de l’Empire Inca – (France) - 52 min, de Pascal Léonard - En présence de l’équipe, rencontre avec les enfants, tirage au sort des jeux C’est pas sorcier.
20h Clôture du festival - Remise des prix par le Jury - Concert latino américain -

Soirée « Amis du Festival »
22h Projection du long-métrage primé
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08:05 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Festival, Cinéma, Pérou, Amérique Latine, Star, Films


