30.04.2009
Et si on faisait la révolution pour effacer la dette
Les finances publiques sont dans un état désastreux ?
La dette publique va peser d’un poids intolérable ? Conduisant ou à la faillite pure et simple, ou à une fiscalité confiscatoire. Pire ce sont les générations de l’avenir qui vont avoir la tâche de sortir la France d’une ornière creusée en conscience par leurs aînés.
La sagesse dans ces cas dramatiques où la raison est malmenée, où les idées, comme des mouches dans une bouteille, s’agitent et ne peuvent déboucher… est de penser d’abord à ce qui, dans le passé, a pu marcher, aux solutions qui ont été mises en œuvre dans des situations comparables.
S’il y a eu des situations comparables ?
Eh bien justement ! Il y a eu des situations comparables ! Il n’est pas nécessaire d’aller trop loin. On peut se contenter de remonter à 1789. En 1789, les finances du Royaume étaient tout simplement désastreuses. La convocation des Etats Généraux, c’était pour régler une histoire de finances publiques !
Auparavant, la société s’était enrichie et la France avait connu la même histoire de l’édredon des dettes et de l’enrichissement en dormant.
Tiens, tiens, tiens !
Et si on réfléchissait à la Révolution Française ?
Finalement, où sont-ils allés chercher l’argent ? Chez les riches ? Mais non ! On l’a dit dans un autre « et si ? ». Prendre aux riches n’est pas une bonne idée.
D’ailleurs, la Révolution Française n’a pas voulu de victimes.
C’est un point de départ pour notre réflexion et on verra qu’il est très important. Imaginer que la Révolution française s’est réveillée un jour et qu’elle a décidé que victimes il devait y avoir est une hérésie. Il y a eu des victimes certes. La Révolution n’a pas été un fleuve de lait ni une allée de roses ! C’est bien clair. Pour autant, elle ne s’est pas constituée sur des principes expiatoires, sacrificiels ou anathemistes. La Révolution est née de l’amour universel et annonçait l’entente entre tous les hommes sans exception.
Alors ? Comment ont-ils fait les révolutionnaires pour partir d’une situation où les déficits étaient extrêmes et arriver à une situation où les finances de l’Etat seront équilibrées et assainies ?
En fait d’un commun accord, la Révolution a décidé que l’amour ne serait universel et l’entente ne serait possible entre tous les hommes que si des groupes sociaux, dont l’utilité apparente, à court terme n’était pas claire, les aristocrates et le clergé, acceptaient de revoir leur contribution sociale de façon positive. Et c’est en cela que la révolution a été vraiment novatrice : en invitant les gens dont l’efficacité marginale avait beaucoup décru à se sortir du circuit et à rendre les capitaux à des utilisateurs plus efficients.
Et c’est bien ce qu’elle a fait.
Il y a eu des réticences ? C’est en ce sens qu’il n’est pas faux de dire que les événements n’ont pas toujours couru comme un fleuve de lait etc.etc. C’est une autre histoire. Du type dommage collatéral. Çà ne touche pas l’essentiel.
Et si, aujourd’hui nous procédions de la même façon ?
D’abord il faudrait décider ! Qui sont les gens qui plombent les finances de la France sans lui apporter une contribution immédiate évidente ?
Clairement, d’instinct on peut désigner deux catégories, sans risque de se tromper : les retraités et les fonctionnaires….tiens, tiens, tiens ! Ne serait-ce pas du clergé et de l’aristocratie que nous parlerions à nouveau ?
Et si on faisait la Révolution ? Alors, il faudrait se focaliser sur ces gens-là, à nouveau, les aristocrates et les clercs ?
Les retraités, ce sont les aristocrates. Ils sont payés à ne rien faire. Ils ressortissent du domaine du statut et de l’avoir, exigeant leur dû en s’appuyant sur des titres, autrefois sur 16 quartiers de noblesse, de nos jours sur 40 (max) années de cotisation. Pesant sur l’avenir avec des pensées du passé, ils croquent leur capital…en termes un peu moins XIXème siècle on dira qu’ils le consomment. Donc, ils le détruisent, dira-t-on en termes XXIème siècle ! Alors qu’on en a tant besoin pour financer le remboursement de la dette. Comme les aristocrates, ils vivent dans un monde à part, qui n’est pas la vraie vie, un monde de vacances et de loisir. De vacuité aussi, ils s’ennuient comme s’ennuyaient les aristocrates. Ils ont le spleen, isolés qu’ils sont dans de grandes demeures avec des jardins et des serviteurs en livrée (blanche pour les temps modernes qui sont moins tape-à-l’œil).
Il faut les faire revenir au sein de la société. C’est à la fois un service à leur rendre et une rédemption civile. Cela commence par l’abandon de ce privilège incroyable, issu de la nuit des temps, le droit, et même le devoir de ne pas travailler. C’est ici que le mouvement qui, de nos jours, porte vers le travail des seniors prend tout son sens. Revenus dans la vraie société. Débarrassés de cette chaine dorée qu’est le paiement de rentes à vie,.Ne devant plus enfin leur subsistance qu’à leur contribution réelle et dans cette stricte mesure, ces aristocrates nouveaux mériteront de la république et ne lui coûteront plus rien.
Les nouveaux gens d’église coûtent chers, prétendant produire des biens indispensables, à la société, à l’âme, à l’esprit et aux corps, sains ou malades !!! Ils se comportent comme s’ils étaient propriétaires de leurs missions et de la façon dont elle doit être exécutée. Ils s’imaginent investis d’une légitimité idéologique et politique en tant qu’ils sont l’incarnation du bien public et qu’ils sont dévoués et dédiés au service du public. Comme les clercs d’hier, les fonctionnaires d’aujourd’hui n’existent pas solitairement. Entrés au service de l’Etat, comme autrefois on entrait dans les ordres, pour servir son prochain, ils sont membres d’un seul et même corps (de l’Etat. En 1789 on parlait du corps du Christ).
Ce clergé nouveau a ses murs pour accueillir la foule des fidèles, le public. Il a des maisons pour le public jeune, il a des maisons pour le public malade, il a des maisons pour les malheureux et pour aussi se recueillir devant des images ou des représentations en tout genre….comme le vieux clergé à la veille de la révolution. Et on dira que la France, comme le beau moyen âge s’est couverte d’un blanc manteau d’écoles, de musées, d’hôpitaux et de préfectures…..
Et si donc, on décidait d’interdire à tous les membres de ces ordres aristocratiques et cléricaux d’exercer leur profession.
Et si une bonne nuit du 4 août venait régler la question de nos aristocrates en les mettant au travail.
Et si on exigeait des ecclésiastiques un serment à la République. Et tant qu’ils ne l’auraient pas prêté, on ne les paierait pas…
Faites le compte : en deux ans, allez ! Peut-être moins, on a réglé la question des déficits !
Pascal Ordonneau
13:38 Publié dans Actualités, Economie, Finance & Crises | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : kritiks, critique, journalisme, banque, économie, solidarité, monde, politique, âge, vieillir


Commentaires
Bonjour,
La dernière image est ma propriété. Je n'ai jamais été contacté pour que vous l'utilisiez.
Je ne suis ni retraité ni fonctionnaire mais je n'adhère absolument pas à votre idéologie nauséabonde.
Par ailleurs vous devais avoir quelque difficultés de lecture, il n'y a pas écrit "La révolution est en toi" mais "TA révolution est en toi".
Subtilité qui change absolument tout.
Merci de retirer cette image de votre article dans les plus bref délais, je ne tiens pas à être associé de quelque manière que ce soit a votre propagande extrémiste.
L'original est ici : http://forx.fr/post/2009/05/29/Ta-r%C3%A9volution-est-en-toi
Ecrit par : Vincent Garnier | 22.07.2009
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