25.01.2009

Smooth de Catherine Corringer

SMOOTH .jpgLa pluie hivernale s’amusait avec les trottoirs. Le Ciné104. Lieu choisi pour une projection « intime » du dernier film de Catherine Corringer : Smooth. Qu’avons-nous à mixer de nos vies, de nos histoires ? Nous allons et venons en bringuebalant nos convulsions sociales.
Il y eut les mauvaises langues qui évoquèrent le narcissisme créatif de la blessure intime. Day’s Night, In Beetween, This is the Girl. Trois films d’une grande force, d’une grande bataille avec le corps, avec les désirs, les jeux, les performances. Le culte non du moi mais de la chair, dans ce qu’elle a de sensible. Catherine Corringer nous ex-pose, elle nous désigne. Elle explore notre sensibilité. Toutes les choses nous touchent en tant qu’elles affectent notre chair, qu’elles coïncident ou non avec elle. Au point même où elles l’ébranlent.
C’est, de cette chair ébranlée que naît Smooth. Gros plan sur ce corps, ces corps, ces bouts de corps qui ne sont pas les nôtres et pourtant. Images bousculées dans une sonorité fracassante. Tentative d’étouffement, jeu des corps à corps, nous allons et venons dans l’intériorité de nos chairs. Est-il possible d’écrire sur cette œuvre de Catherine Corringer ? Je sens le terrain qui s’effrite, les termes que j’emploie s’éloignent de leur sens intime. Je leur cherche un substratum qui  devient aussitôt étrangement sensible, presque virtuel. Les images se bousculent, puis s’apaisent. Nous jouons du cathéter, avec la chair perforée, performative. Je suis plongée dans un espace imprévu. Dans l’extase silencieuse des dilatations, des ex-tensions. Les testicules deviennent un cœur. Battement accéléré, pulsation. Smooth se joue ne nos codes, de nos déchirures, de nos scarifications de nos plaies ouvertes, béantes. Certains y verraient les limbes d’un cauchemar d’os et de muscles avec le sentiment des fonctions stomacales qui claquent. Mais ce sont là des images larvaires que l’on pousse avec le doigt, puis avec le poing. Tour à tour en noir et blanc, tour à tour en couleurs, nous sommes pris dans l’art, dans l’œuvre d’art. Tableau d’une métamorphose d’un soldat en jeune fille jouant avec la lumière. Nous sommes ce tableau. Nous sommes humains par nos pieds, nos mains, nos ventres, notre cœur (viande vive au goût si particulier), notre estomac… Tout cela nous relie à la putréfaction de la vie. Pourtant. Catherine Corringer excelle. Elle fait de nos corps non un ramassis de toute notre mécanique, mais une poésie. Une poésie faite de gestes, de douceur, d’extases silencieuses et ordonnées. Elle désigne la vie, le souffle. Avec Smooth, elle nous plonge dans l’émotion qu’entraîne l’éclosion d’une forme.
Léa Renoir

22.01.2009

Royal - Obama la suite

segolene_royal_33.jpgAlors vous en rêviez... Et bien oui, la suite Royal vous est offerte sur Kritiks... Un peu de rire, cela fait du bien !

Le "gagnant-gagnant", le "citoyen-expert", la "démocratie participative"... Autant de concepts mis en avant par Ségolène Royal Royal pendant sa campagne pour la présidence, en 2007, et que Barack Obama aurait repris et adaptés à la sauce américaine, selon la socialiste, lors de sa campagne présidentielle, en 2008. Alors, "oui, j'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés", affirmait mardi la dirigeante socialiste, disant à l'avance "assumer" les critiques et les moqueries que cette sortie pourrait susciter.

La classe politique française a finalement été plutôt discrète, mais les commentateurs s'en sont donné à cœur joie et le public s'est déchaîné. Sur le seul Monde.fr, l'article en question a suscité plus de cinq cents réactions, pour l'essentiel hostiles ou ironiques.

 

"JE COMPRENDS QUE CETTE PHRASE AIT PU SURPRENDRE"

Mercredi, de retour des Etats-Unis, où elle a assisté aux cérémonies d'investiture de M. Obama, Ségolène Royal s'est empressée de s'expliquer, sur son site Désirs d'avenir. "Je viens de prendre connaissance des commentaires moqueurs sur les radios, ce matin, au sujet d'une de mes déclarations sur la campagne de Barack Obama, que j'aurais 'inspirée'", écrit-elle. "Après une conférence de presse centrée sur le moment historique que nous vivions, moment auquel je participe au milieu du peuple américain, en toute humilité et sans protocole, c'est à une question amicalement provocatrice d'un des journalistes que j'ai répondu de façon humoristique !" assure-t-elle. "Je comprends que cette phrase ait pu surprendre ceux qui, à distance, n'avaient ni le son ni l'image : 'Son ego est devenu totalement démesuré !', se sont-ils dit."

Le journaliste en question, Sylvain Cypel, du Monde, explique n'avoir "personnellement pas perçu la réponse de Ségolène Royal comme étant de l'humour". "Je peux évidemment m'être mépris, mais la précision sur le fait qu'elle 'assume' m'est apparue confirmer ma perception." Par ailleurs, indique-t-il, "c'est Ségolène Royal qui a, la première, abordé ce thème" des points communs entre les deux campagnes. "Je lui ai alors posé la question suivante : 'Donc, ce que vous dites, c'est que c'est vous qui avez inspiré la campagne de Barack Obama ?'"

"Par ailleurs, explique Sylvain Cypel, ces propos de Mme Royal tels qu'ils sont résumés dans l'article paru sur Le Monde.fr montrent bien qu'elle ne faisait référence qu'à des éléments spécifiques dont l'équipe Obama se serait inspirée en venant chez Desirs d'avenir."

Finalement, Mme Royal fait machine arrière, expliquant, sur Désirs d'avenirs : "Sur la campagne et l'utilisation d'Internet, c'est sans doute nous qui aurons à nous inspirer de Barack Obama, et peut-être même, ici ou là, à le 'copier'." Rassurant une dernière fois ses partisans, la socialiste conclut : "La force de l'événement vécu ici et dans le monde m'a impressionnée... mais pas au point de perdre la lucidité !"

 

Dans le blog Puzzle socialiste, Jean-Michel Normand, journaliste au Monde, estime que Mme Royal "avait réussi un très joli coup" en assistant aux festivités, et a fini par "ruiner l'effet positif de ce périple". Il évoque d'autres épisodes où la socialiste, alors qu'elle "réussit à apparaître à son avantage, a la fâcheuse habitude de tout gâcher par des déclarations intempestives".

Source Le Monde.fr

20.01.2009

"Obama s'est inspiré de Ségolène Royal"

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A Washington pour l'investiture du nouveau président américain, l'ancienne candidate à la présidence française dit retrouver "beaucoup de ses convictions" chez Barack Obama. Et prétend même l'avoir "inspiré"...

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle française, Ségolène Royal, qui a prévu d'assister à l'investiture du 44e président des Etats-Unis (sans doute la seule personnalité politique française à s'y trouver, précise Coste sur son blog pour l'Express...), a déclaré lundi à Washington retrouver "beaucoup des convictions" qui sont les siennes chez Barack Obama.

"Ce que je trouve formidable dans le discours et la démarche de Barack Obama, c'est à la fois la volonté d'unité et l'idée que chaque citoyen peut participer, doit contribuer à rechercher les solutions du futur", a déclaré Ségolène Royal lors d'une conférence de presse. "C'est aussi l'idée que les solidarités et la justice sont des idées-clés de l'émergence d'un nouveau modèle de société", a-t-elle poursuivi.

Au Monde, elle confie même: "Oui, j'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés". "Chez nous", l'équipe d'Obama a "enregistré les idées de 'gagnant-gagnant', de 'citoyen-expert'. Ensuite, Obama a adapté sa 'démocratie participative' à la mode américaine, 'fort différente de l'européenne', poursuit-elle.

En septembre dernier, c'est l'un de ses membres de cabinet qui confiait à LEXPRESS.fr : "Regardez bien Obama: c'est lui qui s'est inspiré de la façon dont Royal fait de la politique: une autre approche de la relation au public, des salles où les militants sont parfois en cercle, etc..." Et non l'inverse...

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C'est sûr, c'est tellement évident...
Allez Ségo, il faut revenir sur terre de temps en temps !

19.01.2009

Il était temps

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Le gouvernement et la majorité UMP multiplient les appels aux dirigeants des banques ayant bénéficié d'aides de l'Etat pour qu'ils renoncent à leurs rémunérations variables de 2008.

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a invité les banques à comprendre que "nous avons changé d'époque".

"Le président de la République a été très clair: pour bénéficier d'un nouvel apport de fonds propres, les établissements devront prendre des engagements précis", a-t-elle déclaré dans un entretien aux Echos paru lundi.

Présentant ses voeux aux acteurs économiques, le président Nicolas Sarkozy avait affirmé jeudi que l'aide apportée par l'Etat aux banques devait s'accompagner de contreparties de celles-ci sur leurs dividendes, la rémunération de leurs dirigeants et le versement de bonus.

Priée de dire ce qu'il adviendrait si les banques ne changeaient pas d'attitude, Christine Lagarde a répondu: "Elles devront trouver un autre guichet. Mais je n'en connais pas d'autre. Je suis persuadée qu'elles joueront le jeu."

La ministre estime qu'"il y a dividende et dividende. A tout le moins, la part de résultats distribuée en dividendes devra être limitée afin d'augmenter la part mise en réserve et le renforcement des fonds propres".

"DÉSIGNER LES BANQUIERS À L'OPINION PUBLIQUE"

Les dirigeants de BNP Paribas Michel Pébereau et Baudouin Prot ont fait part de leur décision de renoncer à leur bonus au conseil d'administration de la banque, selon des informations publiées vendredi.

A l'inverse, les dirigeants du Crédit agricole et de la Société générale ont laissé entendre ce week-end qu'ils ne renonceraient pas à leur rémunération variable de 2008.

Pour Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, l'exemple donné par BNP Paribas est le bon. "Il y a une question de morale", a-t-il dit sur LCI.

Il a menacé de "désigner à l'opinion publique" les dirigeants récalcitrants qui doivent, selon lui, "prendre la responsabilité de rendre des comptes".

"Evidemment, il n'y a pas de moyens législatifs de les contraindre (...) Ce sont les conseils d'administration qui décident", a déclaré le député des Hauts-de-Seine. "On va interpeler chacun des grands banquiers devant l'opinion et ils prendront leurs responsabilités."

Dimanche, Georges Pauget, le directeur général de Crédit agricole qui assure actuellement la présidence de la Fédération des banques françaises, a démenti l'existence d'une polémique avec l'Elysée au sujet des bonus.

Clément Dossin, édité par Yves Clarisse

Source Reuters

16.01.2009

Les Etats-Unis ferment leur marché au roquefort

h_9_ill_1142617_roquefort.jpgLes Etats-Unis ont pris pour cible les exportations françaises de roquefort, en leur infligeant des droits de douane prohibitifs, en rétorsion contre la poursuite de l'interdiction de commercialisation de leur bœuf aux hormones sur le territoire européen. Une décision qualifiée d'"injustifiée" par le ministre de l'agriculture, Michel Barnier, et d'"inadmissible" par la secrétaire d'Etat au commerce extérieur, Anne-Marie Idrac.

Dans la longue liste des produits agroalimentaire visés par les nouvelles sanctions américaines, le célèbre fromage de brebis à pâte persillée, est spécialement visé : c'est le seul produit à voir ses droits de douane tripler. Ce fromage était déjà visé depuis 1999 par des droits de douane élevés, de 100 %. Avec une taxe de 300 %, à partir du 23 mars, le premier fromage français à avoir bénéficié d'un décret d'appellation atteindrait des prix astronomiques dans l'assiette du consommateur américain.

Les professionnels de l'Aveyron (sud de la France) accueillent la nouvelle comme "la fin" de cette filière d'exportations, d'après le président de la Confédération générale du roquefort, Robert Glandières. Les Etats-Unis importent environ 400 tonnes par an, soit 2 % de la production. L'ancien leader paysan José Bové, qui avait démonté un McDo en 1999 en représaille à la décision des Etats-Unis de taxer à 100 % le roquefort, a jugé pour sa part cette décision "scandaleuse". Pour Guy Durand, maire PS de Millau, chef-lieu de l'Aveyron, "on se retrouve dans la même situation qu'il y a dix ans lorsque des habitants du Larzac démontaient le MacDo", a-t-il dit, ajoutant avoir "l'impression de faire du surplace".

Washington n'a pas donné de raison à sa décision, prise quelques jours avant la fin des fonctions de la représentante au commerce extérieur (USTR), Susan Schwab, qui doit quitter son poste avec le reste de l'administration de George W. Bush mardi. Ces sanctions sont, d'après les Etats-Unis, conformes aux règles de l'Organisation mondiale du commerce, qui dans le conflit du bœuf aux hormones avait jugé en appel le 16 octobre 2008 que les sanctions prises par les Etats-Unis et le Canada contre les produits européens étaient légales.

"L'OMC a jugé que l'interdiction par l'Union européenne du bœuf américain n'était pas fondée sur la science (...) Pendant plus d'une décennie, nous avons essayé de résoudre ce différend avec l'UE, mais nos efforts n'ont pas abouti", ont fait valoir les Etats-Unis. A Bruxelles, l'interprétation était très différente. "L'OMC n'ayant pas examiné notre législation actuelle sur les hormones qui date de 2003, les sanctions américaines sont illégales", a accusé la Commission européenne, qui n'exclut pas de porter plainte auprès de l'OMC.

Les sanctions vont au-delà du roquefort. La liste mise à jour par les Etats-Unis recense toutes sortes de denrées dont les droits de douane s'élèveront désormais à 100 % : des viandes, des fruits et légumes, des champignons, des céréales, des chewing-gums, du chocolat, des châtaignes, des jus de fruits, des eaux minérales et des graisses. Vingt-six des 27 pays de l'Union sont visés, le Royaume-Uni seul étant épargné car il a toujours été favorable au bœuf aux hormones.

Source AFP

08.01.2009

Fêlure(s)

Intime (1). Politique, notre beau miroir. Ne rien travestir ni raturer, surtout ne pas pleurer ni rire, analyser, comprendre… Que reste-t-il d’intime dans une vie publique si éprouvante qu’on y risque santé, souffle et plus encore sa crédibilité éthique ? Entendons-nous bien. Nous parlons là de la véritable intimité des individus, non de l’exhibition permanente de quelques-un(e)s qui cache mal les accommodements à la réalité. Méfiez-vous donc : quand les puissants ne parlent que d’eux-mêmes, c’est pour mieux ne plus avoir à parler de « nous » ! À l’heure où quelques destins politiques s’entrecroisent à la faveur des batailles endurées, la question prend tout son sens si l’on observe attentivement les évolutions de l’UMP et du PS. Nous savons depuis Descartes et les Lumières qu’il n’est pas toujours inutile de douter fortement de ce dont nous avons eu raison de douter une fois. Même en première intention. On pourrait le regretter, s’en indigner. En la demeure, nous avons raison de douter des sentiments mièvres qu’on nous étale du matin au soir comme du mauvais beurre, sans sel ni saveur. Cette bien-pensance souvent nauséeuse et crasse symbolise à elle seule tout ce que l’on peut redouter des maux de la vidéosphère mondialisée.

images.jpgAubry. Une certaine bien-pensance s’était abattue sur Martine Aubry, voilà beau temps. Qui se souvient de ses larmes au soir des législatives de 2002, dans une rue embrumée de Lille, quand, cueillie à son tour par la déroute au lendemain de la présidentielle, elle mordit la poussière face à un quasi-inconnu, l’UMP Sébastien Huyghe ? Martine Aubry, ex-ministre de Jospin I, ne mettrait plus les pieds au Parlement. Injure ? Qui se souvient des tombereaux de commentaires à son endroit, l’assassinat en direct de son bilan « catastrophique » des 35 heures (nous aurions beaucoup à en dire, en particulier la deuxième loi), de son autoritarisme primaire, de son caractère impossible, de son assurance crâne et même de son côté sûre d’elle qu’on prêtait plus à l’ombre tutélaire paternelle qu’à sa stature personnelle ? Injustice ? Cette défaite l’avait affectée. Nous pouvons témoigner personnellement.

Non de l’ampleur des larmes lâchées face caméra, qui ne réclamaient de sa part que de la discrétion sinon de la pudeur, mais, quelques jours après, de la gravité d’une femme découvrant la faillite politique la plus cruelle qui soit, dans un fief socialiste que nous qualifiions à l’époque « d’imprenable » par la droite et qu’elle ne tenta même pas de reconquérir en 2007… Qui se souvient des insultes (oui !) lues ici et là dans quelques livres scabreux écrits sous la dictée, profitant tous, et pour cause, du bilan socialement creux d’une gauche plurielle à terre ? Qui se souvient des campagnes de communication d’éditeurs sans scrupule, habiles pour vendre sur papier glacé le sort de la condamnée à mort, lynchée par la foule, honnie par les experts de tous bords, mêmes les pseudo-socialistes ? Et qui se souvient des kilomètres d’articles sur le thème de « la fin politique » ? Le Figaro annonçait : « Elle a coulé la France avec les 35 heures, la France s’est définitivement vengée. » Et Libération prophétisait : « Ce n’est plus une traversée du désert qui débute donc, non, c’est une défaite dont on ne se remet pas. » Nous passerons sous silence les auteurs de ces phrases que l’histoire oubliera. Car voilà. Pas même les dissensions visibles avec l’indestructible patriarche local Pierre Mauroy n’auront dérouté la fille de Jacques Delors, ambitieuse et orgueilleuse en diable. En 1989, après un brillant parcours à l’ENA et un début de carrière modeste dans divers cabinets des premiers gouvernements Mitterrand, Martine Aubry devenait directrice générale adjointe de Pechiney, aux côtés de Jean Gandois, futur patron du CNPF. Pour la jeune apprentie des lois du marché, théoricienne de la première heure de l’adaptation au capitalisme, la social-démocratie était alors une évidence… Vingt ans plus tard et après avoir traversé à deux reprises et au pas de charge le ministère du Travail, la voilà à la tête d’un Parti socialiste sens dessus dessous et toujours, quoi qu’on en pense, à la merci d’une dérive libérale pouvant s’avérer terminale. En politique comme en toutes choses, tout n’est jamais dit et les circonstances dictent aussi les attitudes humaines. Alors : où en est Martine Aubry avec la gauche ? Il y a six mois, elle votait Delanoë. Via Reims, alliée aux fabiusiens et autres strauss-kahniens (sic), elle l’a doublé, mystifié, renversant la table et Royal avec. Entre nous : qui se souvenait à ce moment précis des législatives de 2002 ? Ne jamais dire jamais.

villepin_matignon-2.jpgVillepin. Qui manipule qui dans l’affaire Clearstream ? Et qui tire les vraies ficelles ? A priori nous n’en savons rien. Sauf à considérer que nos premières impressions se révéleront exactes. Les juges ont donc, surprise des surprises, renvoyé Dominique de Villepin devant le tribunal correctionnel. L’homme, du haut de sa magnificence poétique et intellectuelle, qui manie la plume aussi bien que le verbe et se distingue de Nicoléon par son talent littéraire (cela compte-t-il encore de nos jours ?), plaide non coupable, mais crie au scandale d’État. Car le chef (dudit État) traîne derrière lui l’immense et impardonnable soupçon de profiter de sa position dominante pour transformer une partie civile ordinaire, comme dans tout bon procès, en peloton d’exécution de la pire espèce. En juin dernier, tous les juristes sérieux s’accordaient pour reconnaître que juridiquement le dossier Clearstream était vide : mais dans un réquisitoire minutieusement supervisé par l’Élysée, le procureur a donné suite… suivez notre regard. Procès prévu en 2009. De règlements de comptes en détestations, fruits d’ambitions distinctes (de sens et de coeur), les deux hommes auront donc tout connu. Dans les entourages respectifs, l’heure est grave. « Ce procès sera le combat final », dit-on à l’Élysée sans rire. « S’il est relaxé, Villepin revient dans le jeu, plus grandi que jamais », glisse un ami de Galouzeau. Ne jamais dire jamais.

Intime (2). Quand nous ne sommes rectifiés par rien, sous l’emprise du monde marchand, la liberté du vide rend l’intimité insupportable. Jusqu’à sa privation inconsciente. Alors ? Défendez vos blessures intérieures, vos amours brûlése, vos combats de toujours. « Bienheureux soient les fêlés car ils laissent passer la lumière ! » Du Audiard dans le texte.

07.01.2009

Codes Barres bien barrés !

Au Japon, les codes barres sont de véritables petits bijoux graphiques qui relèvent quasiment du pop art. Proposés par la firme nippone D-barcode, ils ont provoqué un véritable tsunami commercial dans les rayons de produits alimentaires. Il faut reconnaître que l'idée, certes simple, est vraiment brillante.

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06.01.2009

Ophélie Grevet

ba95f5074fb0e4903ec67094cb82f5a7.jpgOphélie Grevet : Auteur dramatique depuis 1985, jouée à Paris et en banlieue, Les Géraniums, Le Dépôt, une quinzaine de pièces inédites, Pas d'Homme, éditée chez Vermifuge. Collaboratrice du journal Le Bien Public 2006, 2007

Des Brésiliens créent WikiGP, une encyclopédie en ligne de la prostitution

2603018250-des-bresiliens-creent-wikigp-une-encyclopedie-en-ligne-de-la.jpgUn groupe d'internautes brésiliens a créé une encyclopédie sur internet consacrée à la prostitution, intitulée WikiGP, qui fonctionne sur le modèle de la célèbre encyclopédie libre "Wikipédia" à laquelle chacun peut contribuer.

Le site "www.wikigata.com" explique que son objectif "n'est pas d'être un forum de débats ou un lieu d'annonces d'accompagnatrices (prostituées, ndlr). Mais de donner une vision rapide et claire du lieu où et de la manière dont travaillent les accompagnatrices".

Les lettres GP sont l'acronyme de "Garota de Programa", littéralement "fille pour une sortie", un euphémisme pour désigner les prostituées au Brésil.

Sur ce site, on peut évaluer des centaines de prostituées, classées entre autres par prix, par adresse et par la note donnée par les clients. Les prostituées peuvent elles-mêmes inclure ou modifier leurs références.

La WikiGP présente aussi des photos, des descriptions, des numéros de téléphone, horaires et types de services fournis. Il y a également un espace réservé au curriculum vitae détaillé des prostituées.

Sur sa page d'accueil, le site indique toutefois qu'à la suite d'un incident avec un utilisateur de mauvaise foi en fin de semaine, il a dû imposer des restrictions à l'édition de nouveaux articles et est à la recherche d'une meilleure solution.

Le site Wikigata / Source AFP

04.01.2009

Un centre commercial chinois dédié à la contrefaçon

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Un petit burger chez Mdnoalds ou une Pizza Huh ?

Connue pour ses talents de contrefacteur, la Chine inaugure le premier centre commercial totalement dédié aux marques bidons (fake brands).
Du poulet KFG au Bucksstars Café , les marques les plus mondialisées sont singées de manière décomplexée.

Comme quand vous allez acheter du Nutello ou des céréales Kellugs au Leaderprice du coin, sauf que là c'est carrément une galerie marchande. The Mirror cite un commerçant en colère qui craint que les consommateurs ne voient pas la différence avec les vrais produits. Mais c'est précisément tout le principe de la contrefaçon que de donner l'ivresse sans faire casquer le flacon et ramener la marque à ce qu'elle est : un univers symbolique qui n'a parfois pas grand-chose à voir avec la qualité réelle des produits vendus.

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Source Fluctuat.net

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