03.12.2008
OLIVIER URMAN & FLORIAN SCHNEIDER
La Galerie 208 Chicheportiche crée l’évènement à Paris en organisant l’exposition de deux artistes contemporains hors du commun du 4 décembre au 12 janvier 2008. Patricia Chicheportiche, créatrice et propriétaire de la Galerie 208, nous invite à les découvrir.
Olivier Urman, aussi surnommé docteur Urman, déforme les réalités qui nous entourent en utilisant béton et altuglas, une matière synthétique translucide et très résistante, proche du plexiglas, pour nous amener à les regarder d’un œil neuf.
A l’occasion de « Clairière », Olivier Urman a réuni sous forme de « souvenirs de voyage » des sculptures en ciment d’animaux silencieux et bienveillants mis en situation. Ils sont les symboles d’une histoire de l’art pervertie par la matière et par l’histoire singulière de l’artiste (études de médecine, groupe de rock, travail du fer et mission humanitaire).
La clairière est une percée de lumière dans la nature, un lieu clair et apaisant éloigné des inquiétudes de la forêt environnante. Pour cette double exposition, la clairière est une pièce d’appartement.
La pièce principale est un chien de berger énorme surveillant les alentours, couché sur une commode trop petite pour sa taille. D’une hauteur totale de 2,20m, le tout est en ciment comme les copies de sculptures de jardin bon marché.
Ce chien, une mouche et un poisson sont ainsi réunis comme dans un cabinet de collectionneur, éclairé par un magnétophone en altuglas. Le zoologiste est absent et les animaux ne sont que des natures mortes écoutant sans doute une musique diffusée par le magnétophone.
En parallèle, Florian Schneider présente une série de peintures réalisées avec l’assistance de l’ordinateur dans un processus de transformation et d’appropriation de l’art ancien (Renaissance surtout) par des moyens modernes qui font écho au travail d’Olivier Urman. Sur Internet, il sélectionne de célèbres tableaux qu’il façonne et nous offre ainsi « un reflet lointain d’un temps où la peinture régnait sur le monde des images ».
S’opposant à la suprématie de l’image photographique dans « l’art numérique », Florian Schneider se dit « peintre numérique », et nous offre par ses œuvres un voyage dans le temps, entre peinture classique et art contemporain numérique. Dans cette démarche, la palette graphique remplace les outils traditionnels de la peinture. Cet artiste tente de faire vivre la peinture passée à travers le monde virtuel et ses possibilités créatrices, en provoquant un choc des époques et des techniques : ce qu’on pourrait appeler le « pixel classique » donne un rendu extraordinaire.
Ces deux hommes ont en commun l’utilisation et l’appropriation d’objets proches de l’homme, dans le premier cas en tant qu’outil, dans le deuxième cas en tant qu’objet d’art.
La Galerie Chicheportiche créée par Patricia Chicheportiche en 2006 est un espace dévolu à l’Art Contemporain qui cherche à sensibiliser le regard des nouveaux collectionneurs. Accueillant des artistes de forte notoriété, ce lieu de rencontre expose des œuvres qui traitent de thèmes présents dans les médias et les débats publics et qui contribuent à acquérir une vision prospective de l’évolution de notre environnement. (Exemples : Gérard Rancinan – Exposition jeux Olympiques 2008 : juillet-août 2008, Cracking Art Group : octobre –novembre 2008).
Rendez-vous à la Galerie Chicheportiche - 208, Boulevard Saint-Germain- 75007 Paris
Renseignement : +(33) 1 42 50 30 24
14:19 Publié dans Expo | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : kritiks, actualité, galerie, art, ressources humaine


Commentaires
J'ai vu cette expo, j'ai beaucoup aimé!
Ecrit par : Claude Nadeau | 13.04.2009
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