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08.05.2008

Ethique Animale

5faea161897e8722c1e94b6091f657fa.jpgLes animaux ont-ils des droits ? Avons-nous des devoirs envers eux ?Dans quelle mesure peut-on les tuer pour se nourrir, se divertir,faire de la recherche, enseigner, faire la guerre ? En quoi l'élevage industriel est-il problématique ? Pourquoi le foie gras est-il interdit dans certains États ? Quels sont les enjeux éthiques desanimaux transgéniques ? Faut il abolir la corrida, la chasse aux phoques, l'utilisation d'animaux sauvages dans les cirques ? Quelles sont les motivations du terrorisme animalier ?

L'éthique animale est l'étude du statut moral des animaux, c'est-à-dire de la responsabilité des hommes à leur égard. Pour la première fois dans le monde francophone, cette discipline d'origine anglo-saxonne est introduite dans un style clair et pédagogique, dans une perspective interdisciplinaire, à la fois théorique et pratique, qui s'adresse autant aux étudiants et aux chercheurs qu'aux professionnels de la protection animale et au grand public.

Ethique Animale, de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, préface de Peter Singer, Paris, Presses Universitaires de France, 2008. 314 pages,  26€


TABLE DES MATIERES

Préface de Peter Singer
Avant-Propos
Introduction

PREMIÈRE PARTIE : IDEES

1. Éléments historiques
L’antiquité (Pythagore, Empédocle, Plutarque, Porphyre, Aristote, épicuriens, stoïciens, Pline, Cicéron, Celse)
Le Moyen-Âge (Saint Thomas, cathares, procès d'animaux)
La Renaissance (Vinci, Montaigne, Tryon)
Les cartésiens (Descartes, Malebranche, Leibniz)
Les Lumières (Primatt, Rousseau, Bentham, Kant, Schopenhauer)
Les pères du débat contemporain (Darwin, Salt, Géraud, Gandhi, Schweitzer)
Le nazisme et l’animal (Horkheimer, Adorno, Patterson)
La naissance du débat contemporain

2. Les notions primitives
L’antispécisme (spécisme et esclavagisme, une schizophrénie morale, le spécisme dès l'enfance, l'ignorance volontaire)
La souffrance animale (l'existence d'une souffrance animale, la souffrance de quels animaux ?)
Bien-être animal et droits des animaux
Quels animaux ? (les animaux sensibles, les sujets-d'une-vie de Regan, les chimpanzés de Wise et Cavalieri)
L’argument des cas marginaux (les critères intellectuels ne sont pas pertinents, le dilemme, critiques)

3. Les principales positions
L’utilitarisme de Singer (l'égalité de considération des intérêts, n'est ni l'égalité de traitement ni l'égalité des vies, critiques)
Abolitionnisme et théorie des droits (Regan, Francione)
L’intuitionnisme (Sapontzis, Clark, Habermas, le pragmatisme américain)
L’éthique du care (Luke)
L’approche par les capacités de Nussbaum
Le débat français (LFDA, Cahiers antispécistes)

4. Les approches alternatives
Les religions (l'animal dans les grandes religions, pratiques religieuses, la théologie de la libération animale)
Les sciences (Rodd, Rollin)
L’éthique environnementale (écocentrisme et biocentrisme)
L’écoféminisme (Adams)
Les théories politiques (Garner, Nibert)

5. Les stratégies d’exclusion
Les discours-alibis
Les stratagèmes (négation des torts causés, découpage des responsabilités, dévalorisation de la sympathie pour les animaux)

6. Les critiques spécistes
L’anthropocentrisme de Cohen
L’utilitarisme de Frey
Le contractualisme de Carruthers
L’humanisme spéciste français (Ferry, Chanteur, Ariès)

7. Le terrorisme animalier
L’ALF
Les courants violents
Les « libérateurs » de Screaming Wolf

DEUXIÈME PARTIE : PROBLEMES

8. Les animaux de consommation
L’élevage industriel (bien-être animal, sécurité alimentaire, coût environnemental, coût humain)
Le foie gras

9. Les animaux de recherche
Quelques expériences controversées (Draize, DL50, Harlow)
Le problème de l’extrapolation
La règle des 3 R (réduction, raffinement, remplacement)
Les animaux transgéniques
Les xénogreffes
Autres problèmes (animaux cyborgs, animaux de l'espace)

10. Les animaux de divertissement
Zoos et cirques (captivité des animaux sauvages, situations propres au cirque)
La corrida (préparation, déroulement, initiation des enfants, l'humanisme de la corrida ou sa justification philosophique)
Le sport (course hippique, course de lévriers, autres courses, rodéo)
Les combats d’animaux

11. Les animaux de compagnie
La création des races
L’alimentation
Les chirurgies électives
L’euthanasie
L’abandon
Autres problèmes
La bestialité

12. Les animaux sauvages
La disparition des espèces
Le commerce (viande de brousse, médecine traditionnelle)
La fourrure (piégeage, élevage, abattage, chiens et chats, environnement)
La chasse (élevage et lâcher, chasse à courre, problèmes divers)
La pêche (aquarium, pêche industrielle, prises non intentionnelles, pêche de loisir, pisciculture)
Les mammifères marins (chasse aux phoques, chasse à la baleine)

13. Les animaux de travail
Les usages civils
Les animaux et l’armée (animaux militaires, tests militaires sur des animaux, conséquences des exercices militaires sur la faune sauvage)

Conclusion
Bibliographie
Index

Commentaires

La plupart des "intellectuels" de haut niveau étaient sexistes ; et, étrangement, ils préconisaient, eux aussi, des restrictions alimentaires.

Il en est de même de nombres de religions, de ces organisations mentales qui rejettent, en grande majorité, le plaisir de vivre.

Je ne dis pas que le plaisir de vivre consiste à manger des animaux. L'humain est devenu ce qu'il est parce qu'il a trouvé plus favorable à son évolution d'être charognard (sucres et protéines plus facilement assimilables). Nous ne pouvons pas nous passer de manger de la "chair" pour être ce que nous pouvons être.

Pour autant, la manière dont nous tuons l'animal n'est pas moins cruelle que celle employée dans ce monde dit "animal". Le fait de penser ne dispense pas de se nourrir et réciproquement !

Effectivement, il nous faut penser à "tuer" l'animal selon des manières qui nous correspondent davantage que d'autres, considérablement moins cruelles que celles employées dans ce "monde animal". Les Européens ne s'en sortent pas trop mal parce que nous avons outrepassé "les pratiques religieuses". Et c'est plutôt ces pratiques religieuses qui sont à incriminer, que le fait même de devoir se nourrir, qui importe.

Il est important aussi de reconnaître que bons nombres de nos besoins nutritifs, ce à quoi doit correspond précisément l'apport de protéines qui nous est nécessaire pour que, NOUS, nous puissions vivre, doivent être satisfaits. Dans ce cas, une baisse, répondant à un calcul des transformations du végétal à l'animal, me semble du moins carricatural que du simple fait de "tuer" pour se nourrir. On dit que 0,8gr de protéines par kg de poids sont largement suffisantes pour rester en bonne constitution ; correspondant, en pratique à l'absorbtion, à moins de 250gr de protéines par jour. Le bon pain, les céréales, les haricots, et d'autres légumes pourvoient à plus de la moitié de cet apport. Le beure et le fromage encore davantage.

En fait, manger de la viande (de l'ordre de 150gr par repas, car nos sucs gastriques ne peuvent en assimer plus de 30 à 50 gr protéiniques à chaque fois) deux à trois fois la semaine, reste largement correct. Ainsi, "tuer" est encore se nourir.

Nous ne pouvons nous en dispenser.

Je me méfie toujours de ces gens qui veulent m'imposer un mode nutritionnel. En restant calme, je ne suis pas loin de la raison.

Ecrit par : Kristaristeau | 09.05.2008

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